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 Evolution

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Cornelia-witch
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MessageSujet: Re: Evolution   Jeu 11 Mar - 17:42

Merci d'avoir lu le début XD
Au fait... quand tu passes de Word aux forums, t'as souvent des problèmes de mise en page comme j'en ai eu ? J'ai du tout remettre en normal, et en italique les passages narratifs ''--

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 22 Mar - 19:18

C'est bas ! C'est bas Ray-chan ! Bas et lâche ! Nous faire attendre comme ça ! Même moi j'ai jamais fait un truc aussi cruel alors que je suis un sadique en puissance ! Pourquoi on va être choqué ?! Ses parents le tapaient ?! Rahhh !! Je veux savoir !!!

... Julien TT^TT C'était mon personnage préféré. J'ai décidément jamais eu de chance avec mes personnages préférés.

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 22 Mar - 20:48

Ah bon ? Depuis quand Julien est ton perso préféré ? XD J'ai toujours cru que c'était Ben... Enfin bref... j'adore ta réaction XD "C'est bas !" Je suis d'accord... et, croyez-le ou non, ce n'est pas par manque d'inspiration, héhé. J'ai toute l'histoire de Ben en tête... Pour te donner un indice, momo, ça a un rapport avec ... la mort. Muaha.
Pour compenser je vais tenter de lire Naive love demain avant... 19h00 ! C'est un défi que je me lance ! èwé
[PS: ton OS lemon tu vas le poster sur ton site ?]

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 22 Mar - 21:19

Alors, j'avais oublié de répondre à une de tes questions ... Oui, quand je passe de word à ici, j'ai des problèmes, mais j'ai des problèmes dès que je fais copier/coller ...
Après, c'est vrai que j'adore Ben mais j'ai changé de personnage préféré ... Je trouve Julien adorable ... Enfin, je trouvais TT^TT
Pour finir, évidemment que mon OS ira sur mon site mais, si tu veux, je pourrais aussi le mettre sur WP ... J'en suis plus à un lemon prêt XD

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MessageSujet: Re: Evolution   Mar 23 Mar - 18:20

Quant à moi, maintenant que j'ai la conscience tranquille en ayant lu NL, je vais tenter de finir PM et de commencer Voler de sa propre plume... j'ai envie d'écrire cette fic TuT Encore une fic qui est dérivée de l'un de mes rêves... décidément... j'aime rêver XD Ah ! Et j'ai écrit les deux premiers OS (voire drabbles) de mon recueil yaoi et yuri ^^ Il faut juste que je les recopie sur le PC.

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 29 Mar - 15:10

J'avais déjà lu le premier chapitre de cette fic sur WP, mais ça me tentait pas trop... Mais bon, là, je suis à fond dedans (si, si)!! Bon, j'en suis au cnquième chapitre, mais j'aime beaucoup ton style d'écriture!

"On se retrouve en Arctique.
- C'est loin ça ! fit
Ben, étonné
- Imbécile ! Dans le secteur Arctique !"

Le débile et la piquante, XD... Nan, mais je ris toute seule, là... Je voulais dire, le gars qui fait l'idiot et la fille qui lui renvoie la réplique cruelle... Bon, je sais, je commence à dire n'importe quoi, là...

"- Ben... y'a un voleur !
- Euh, ok, comme tu veux.
Et ? demanda le jeune homme d'un ton fatigué "

J'
adore, le mec complétement à côté de la plaque... XD. ( MAIS POURQUOI JE RIS?)

En fait, je pense sincérement que Ben est mon perso préféré! Au début, c'était Rose, mais bon... Volà, je me suis vraiment attachée à lui!! (il est très attachant, non?)


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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 7 Mar - 17:58

Note de l'auteur: Woooosh ! Ca faisait longtemps ! Et bien, je suis ici pour vous annoncer la fin de Evolution, malheureusement. En effet, ce chapitre est le dernier de cette fic. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour ce 8ème et ultime chapitre =/ Peut-être que c'est bien, peut-être que ça ne l'est pas. À vous de me le dire :]

Chapitre 8 : Passé, présent, futur.
Les trois filles étaient suspendues aux lèvres de Ben. Que pouvait-il bien avoir à cacher ? Elles n’osaient pas penser à des choses trop graves, et tentaient de se rassurer en se disant que Ben n’avait pas l’air de quelqu’un de dangereux. Rose ne voyait vraiment pas ce qu’il pourrait bien avoir fait, dit, ou vécu de si terrible ou inavouable pour qu’il le cache à ce point.

- Ce n’est pas quelque chose qui va vous faire frissonner d’horreur. C’est simplement quelque chose qui m’affecte constamment. C’était il y a à peine quelques mois.
Ma sœur s’est mariée il y a 7 ans, et a eu 2 ans plus tard une petite fille. Elle était adorable, une petite blonde aux yeux bleus. Elle m’adorait, et c’était plus que réciproque. Dès que je pouvais la voir ou m’occuper d’elle, je sautais sur l’occasion.
Un matin, je me suis proposé de l’amener à la crèche. Elle avait alors 5 ans. J’ai pris la voiture, et… évidemment…

La voix de Ben s’étrangla. Il avala lentement sa salive pour retenir ses larmes.

- J’ai eu un accident de voiture. Un connard a grillé un feu rouge et nous a percuté sur la droite. Elle… N’a pas survécu.

Un silence de messe s’ensuivit. Maëlle arborait toujours son air neutre et vide. Tatiana avait porté ses deux mains sur sa bouche, les yeux écarquillés. Quant à Rose, elle avait les yeux baissés, mal à l’aise. Comment réagir dans cette situation ? Ben s’était mis à pleurer. L’écho de ses larmes résonnait dans tout l’étage, donnant au musée une allure encore plus sombre et inhospitalière que d’ordinaire. Rose porta son regard sur les chats sauvages qui les contemplaient, le regard dénué d’expression, derrière leur vitrine. Bientôt, ils allaient prendre vie. Rose était bien heureuse qu’il ne soit pas près d’être minuit.
Les larmes de Ben continuaient de couler, mais il reprit la parole.


- Ma sœur ne m’adresse plus un mot depuis ce jour. Elle et son mari croient que je suis responsable de la mort de leur fille. Pourtant, il n’y a pas conducteur plus prudent que moi ! … Alors maintenant, je vis avec ce constant sentiment de culpabilité, et je pense qu’il me poursuivra jusqu’à ma mort. Le ciel m’a déjà puni, c’est bien. Ca m’a coûté mon bras droit. Bientôt, je mourrai et je paierai pour mes actes.
- Ben ! Tu n’es pas responsable ! Tu le dis toi-même ! intervint Rose.
- Merci Rose, mais tous vos mots de réconfort ne parviendront jamais à ôter ce mal que je ressens en moi depuis qu’elle est morte. Je sais bien qu’au fond ça n’est pas de ma faute, mais avec cette pression exercée par ma sœur… ce n’est pas facile.

Rose hocha la tête en signe de compassion. Les filles laissèrent passer quelques minutes avant d’aborder la vie de Tatiana. Cette dernière n’avait pas grand-chose à dire sur son passé.

- Ma vie n’a rien de bien notable… vous comprenez, quand on est riche… Mon enfance fut assez difficile, je n’avais pas d’amis, ils me jugeaient trop snob.

Rose se retint de faire tout commentaire. Tatiana était encore snob, mais ce n’était pas le moment de chercher des crosses aux autres. Il fallait plutôt s’unir, dans leur situation. Personne ne savait encore ce que cette nuit leur réservait, ce pourquoi il fallait se montrer de plus en plus prudent. Tatiana n’avait plus rien à dire sur elle, pour changer.

- Maëlle… Tu ne veux vraiment rien nous dire sur toi ? demanda Rose.
- Il n’y a rien à dire sur ma vie. Je n’ai que 17 ans.
- Je n’ai qu’un an de plus que toi.

Maëlle hésitait. Elle fouilla dans sa mémoire, mais aucun souvenir intéressant ne refaisait surface. Elle secoua la tête, signalant ainsi qu’elle n’allait dire mot sur elle. Rose soupira de déception. Maëlle avait l’air d’une fille intelligente, mais elle était tellement mystérieuse qu’aucun des surveillants ne la connaissait vraiment.

- Parle-nous au moins de ton furet… Sceepy, je crois, suggéra Tatiana.
- Ah ! Oui… Sceepy est comme un frère pour moi. Un peu comme tous les animaux, d’ailleurs. Il est comme moi, il a les « cheveux » blancs et les yeux rouges.

Tous eurent un petit sourire. Le fait que Maëlle s’identifie à son animal de compagnie était touchant. Elle était comme une enfant.
Minuit approchait à grands pas. Il était 23h45, ce qui signifiait que chacun des surveillants devait rejoindre son étage. Rose se leva et eut un regard vers le 3ème étage… Qui allait le surveiller, maintenant ? Cette question ne lui était jamais venue à l’esprit, la mort de Julien l’avait beaucoup trop bouleversée pour qu’elle s’en préoccupe. Elle attrapa Ben par la manche et l’interpela
.

- Ben… Le troisième étage ? …
- … C’est vrai… comment…

Sa phrase fut coupée par une énorme détonation. La main de Rose se serra sur le bras de son collègue. Tatiana et Maëlle accoururent quelques secondes plus tard à leurs côtés. Elles suffoquaient.

- Personne n’est blessé ? demanda Maëlle.
- Non… Ca doit venir du 3ème, justement… marmonna Ben, le regard sur les escaliers.

Tatiana baissa les yeux. Elle devait se l’avouer, elle n’oserait jamais monter pour vérifier ce qu’il s’était passé. Mais elle n’était pas seule. En réalité, Maëlle était la seule personne présente assez courageuse pour s’y rendre. Elle rassura les autres, leur dit qu’elle y arriverait seule, et se dirigea vers les marches menant au 3ème étage. Elle ne ressentait aucune peur, elle savait ce qui l’attendait en haut des marches. Sceepy était roulé en boule dans sa poche, à côté de sa lampe torche. Maëlle parvint enfin au 3ème, il était 23h50. Ce qui se préparait était terrible. Il fallait qu’elle l’empêche.
Ses yeux se posèrent sur l’araignée préhistorique qui trônait près du tyrannosaure. Ces deux-là leur avaient causés déjà beaucoup trop de dégâts, et dans 10 minutes, Maëlle serait juste en face d’eux pour qu’ils puissent mieux la tuer. Mais elle devait rester là.


- Maëlle… N’essaie pas de te mêler à ça. Sinon je serai obligé de te tuer.

Maëlle connaissait trop bien cette voix ; c’était celle du directeur du musée. Il était caché dans l’ombre, entre deux dinosaures, sans doute. Elle frissonnait. Sceepy tremblait de peur.

- Vous ne pouvez pas vous permettre de les tuer. Je n’ai jamais compris pourquoi vous avez tué les 5 anciens surveillants !
- Ils étaient sur le point de découvrir notre secret, Maëlle… Je ne pouvais pas les laisser en vie.
- Peut-être… Mais, qu’a fait le vigile, cette fois-ci ?
- Il est entré dans la salle. Et à partir de là, j’aurais été démasqué.
- Rien ne m’interdit de parler, dit calmement Maëlle. Cela fait 17 ans que je vis dans le silence…
- Si, moi, je te l’interdis.

Le sang de Maëlle se glaça. Elle sentit quelque chose se poser sur sa tempe. Elle n’osait plus déglutir. Si elle disait quelque chose, elle disparaissait.

- Tu te tairas jusqu’à ce que je te redonne la parole.

Elle hocha la tête. Le directeur se recula et pointa son revolver sur la jambe de la jeune femme. Maëlle mit sa main dans sa poche et caressa Sceepy, comme un appel de détresse. Deux secondes plus tard, une balle venait se loger quelque part sous son genou. Elle s’écroula, et poussa un cri étranglé. Elle vit le directeur disparaître au 2ème étage, désespérée. Elle n’aurait pas dû répondre à l’appel de cet homme. En effet, ils s’étaient organisés, avant. Il lui avait dit que lorsqu’elle entendrait une détonation, elle devait le rejoindre au 3ème étage. Et maintenant… comment allait-elle s’en sortir ? Elle était paralysée entre des monstres préhistoriques, et il était bientôt…
Clong… Clong…
Il était minuit. Maëlle vit avec effroi le tyrannosaure enjamber la barrière et se poster devant elle. Sa jambe saignait abondamment… Et mourir était peut-être la meilleure issue, dans son état.
La seconde détonation fit sursauter de plus belle les trois surveillants. Rose n’avait pas lâché le bras de Ben, au contraire, à présent, elle l’entourait complètement. Tatiana n’avait pu résister à la tentation de se ronger les ongles, ce qu’elle s’interdisait habituellement, afin de ne pas anéantir les heures de manucure qu’elle avait endurées. Que s’était-il passé ? Maëlle était-elle morte ? Pour le savoir, il fallait monter. Et il n’y avait pas d’autre façon de connaître la réponse. Ils avaient cependant trop peur pour le faire. Le cri qui avait suivi le tir ne présageait rien de bon.

Clong… Clong…
Il était minuit.
Tout se mit à vivre autour d’eux. Les chats sauvages se jetèrent directement sur eux. Tatiana avait le visage lacéré de coups de griffes et n’arrivait pas à se débarrasser du chat qui l’attaquait. Rose envoya valser l’un d’eux d’un énorme coup de pied. Elle ne se serait jamais permis de faire ça à un animal en temps normal, mais c’était là une question de survie. Ben courut au secours de Tatiana, malgré les chats qui s’accrochaient à sa jambe. Quand le félin fut enlevé du visage de la jeune Chuard, les trois collègues s’enfuirent au secteur des animaux polaires… ce qui n’était pas une meilleure idée. D’imposants ours polaires les attendaient, mais ils ne furent pas ceux qui effrayèrent le plus les surveillants. Derrière les ours, on devinait la silhouette d’un homme qui pointait un revolver sur eux. Rose se figea. Elle était incapable de faire quoi que ce soit, son cerveau ne fonctionnait plus. Ben se mordit la lèvre pour ne pas crier. Tatiana fut plus radicale : elle s’évanouit.
Maëlle souffrait de plus en plus, la douleur lui lacérait tout le corps, elle avait l’impression que son cœur était transpercé par des milliers de petites lames, alors que c’était sa jambe qui saignait. Le tyrannosaure ne s’en était heureusement pas pris à elle, croyant qu’elle était déjà morte. Il fallait qu’elle trouve un moyen de descendre rejoindre les autres… elle ne pouvait pas mourir bêtement… Il fallait qu’elle les mette au courant… et ce même si c’était ses derniers mots. Un tigre à dents de sabre s’approcha d’elle, attiré par l’odeur du sang. Maëlle leva son regard vers lui, implorant sa pitié
.

- S’il te plaît… Tu connais ma situation… Tu es dans le même cas que moi. Je t’en prie, aide-moi ! Regarde ce qu’il m’a fait…

Sa voix reflétait sa détresse. Maëlle ne s’était jamais sentie autant au bord du gouffre. Si le tigre ne l’aidait pas, s’en était fini d’elle. Il était son dernier espoir. Elle ne se faisait pas d’illusions : essayer de marchander avec les bêtes du musée était vain. Leur vie nocturne était vouée au meurtre, à la destruction, et non à l’aide ou la pitié. Mais ce tigre à dents de sabre était exactement dans la même situation qu’elle. Et Maëlle voyait qu’il hésitait. Peut-être avait-elle un espoir ?
Le tigre attrapa Maëlle par le cou, sans violence, telles les mères avec leurs petits, et la hissa sur son dos. Sa jambe était extrêmement douloureuse, mais le sentiment de victoire qu’elle ressentait vis-à-vis du tigre lui faisait presque oublier sa souffrance. Le tigre descendit au 2ème étage, et arriva derrière le directeur. Maëlle ne dit rien. Elle était réduite au silence par cet homme qu’elle n’avait jamais réussi à appeler par ce qu’il était vraiment pour elle. Sa présence ne devait pas être remarquée… et pourtant…


- Maëlle ?! s’exclama Ben.

Le directeur se retourna et pointa son revolver sur la jeune femme. Elle ne dit toujours rien. Le tigre grogna et bondit sur l’homme, qui n’hésita pas à appuyer sur la détente. Le tigre s’écroula en plein saut, une gerbe de sang s’échappant de sa gorge. Maëlle tomba violemment sur le sol froid du musée. Les ours furent affolés par le bruit du coup de feu et se mirent à courir en tous sens, emportant les trois autres surveillants dans leur course folle. Tatiana fut écrasée par un ours, ce qui fit hurler Rose, qui avait repris ses esprits.

- Noooooon ! Tatiana ! Maëlle ! Ben…

Elle tendit sa main vers lui et il l’attrapa. Il fallait qu’ils résistent à la foule, et pour cela, ils devaient s’unir. Leurs mains étaient comme scellées. Maintenant, il fallait écarter Tatiana de la route des ours pour qu’elle ne soit pas piétinée de toutes parts. Les deux amis fendirent la foule au mieux, et parvinrent à la hauteur de la jeune femme. Rose la hissa sur ses épaules, dotée d’une force surdimensionnée, due à sa détermination et sa peur. Ben prit le relais, et lâcha à contrecœur la main de Rose.
Maëlle ne sentait quasiment plus rien, tellement elle avait mal. Elle se demandait comment elle pouvait encore être vivante avec tout le sang qui s’écoulait de sa jambe. Le directeur s’était approché d’elle et la regardait de toute sa hauteur.


- C’est bien… Tu n’as rien dit. Bonne enfant.

Maëlle ressentit à l’instant une telle haine pour cet homme qu’elle eut un regain d’énergie incroyable. Elle concentra toute la force de son corps dans sa jambe valide et se releva. Fusillant du regard la personne qu’elle haïssait le plus au monde, elle dit :

- Je ne suis plus une enfant. Je n’ai plus peur. Et je vais parler. Et tu ne pourras pas m’en empêcher… Papa.

Ce fut comme s’il se prenait la foudre en pleine tête. Les mots prononcés par Maëlle lui avaient fait l’effet d’une douche froide. Il fut incapable de répondre, ni de réagir. Pas plus de mouvement lorsqu’il vit sa fille s’éloigner en boitant. Elle était lente, si lente… Et pourtant il était hors de mesure de la rattraper. Il la laissait faire… malgré lui.
Maëlle devait y arriver. C’était quasiment désespéré, elle n’arriverait jamais à eux avant lui, mais elle devait tenter le coup. C’était sa dernière issue. Dans quelques heures, elle mourrait. Avec cette balle dans la jambe, elle n’était plus qu’une poupée cassée, une marionnette désarticulée, une pièce illégitime. Plus rien. Elle aurait dû s’en douter, que son destin était vain, qu’elle n’arriverait jamais à être importante pour quelqu’un. Elle allait mourir bêtement, sans avoir été utile… sauf si elle parvenait à rejoindre Ben, Rose et Tatiana. Ils devaient savoir. Si elle y arrivait, elle aurait exaucé deux vœux : appeler quelqu’un papa, et empêcher la personne qu’elle détestait de continuer à exercer ces horribles expériences… L’ennui, c’était que les deux êtres concernés… étaient en réalité une seule et même personne.
Ben s’assura une nouvelle fois que Rose la suivait. Il ne pouvait pas la perdre encore. S’il devait mourir, autant que ça soit à ses côtés. Mais où pouvait-il trouver un endroit où ils seraient les trois en sécurité ? Et comment ranimer Tatiana, si elle n’était pas déjà morte ? Ces questions hantaient son esprit. Il évoluait à travers l’espace des mammifères africains, qui étaient étrangement calme. Les ours polaires avaient cessés de courir, mais s’étaient égarés au 1er étage. Une girafe lui barra le passage, ce qui fit craquer Ben. Il fit glisser Tatiana de son dos, et s’assit avec rage, la jeune femme reposant sur ses genoux. Rose se laissa tomber à ses côtés, désespérée elle aussi.
Maëlle arrivait bientôt au secteur des mammifères africains, mais ne se doutait pas que ses collègues étaient là. Elle ne savait pas non plus où était le directeur. Marcher avec une jambe gravement blessée était la chose la plus dure qu’elle n’avait jamais faite, et elle y arrivait de moins en moins. Peut-être qu’elle accélérait sa mort en faisant ça, mais ça en valait sans doute la peine.
Son cœur bondit quand elle vit au loin la silhouette sans bras droit de Ben. Elle accéléra le pas, plus heureuse que jamais.
Quand elle fut à quelques mètres de lui et des deux filles, elle s’écria :


- Ben ! Le directeur…

PAN !
Réduite au silence. Elle l’avait oublié. Le directeur, lui, non. Il avait enfin repris conscience et s’était précipité à la poursuite de Maëlle. Quand il l’avait entendue crier, il avait dégainé son revolver et avait tiré… sans réfléchir. La balle manqua sa cible, mais en toucha une autre. Rose sentit une douleur aiguë dans l’épaule gauche et hurla. Maëlle s’écroula, vidée de toutes ses forces. Sa marche désespérée l’avait épuisée… mais le mental était toujours là. Et Sceepy aussi, d’ailleurs. Le petit furet s’échappa de la poche de la jeune surveillante et fila vers le directeur. Rapidement, il atteignit le bras droit de l’homme et lui mordit la main, ce qui lui fit lâcher l’arme. Rose le vit et se précipita pour récupérer le revolver. Sur le coup de la colère, de la peur, et de la pression, elle appuya immédiatement sur la détente. L’armée était pointée sur le front de l’homme.
Mais rien.
Il était paralysé par la peur, mais cet événement lui rappela qu’il n’avait chargé que 4 balles dans son arme. Un sentiment de puissance l’envahit, et d’un grand mouvement de bras, il envoya à terre Rose et le furet en même temps. Maëlle poussa un profond soupir de désespoir.
Le directeur récupéra son pistolet et le rechargea. Il avait à présent six tirs possibles, mais il lui était inutile de les utiliser maintenant.
Rose se tordait de douleur à terre, l’effet de la balle dans son épaule renforcé par sa chute. La voix étranglée, elle demanda :


- Mais… pourquoi en voulez-vous à nous ?
- Le musée Evolution a fermé en raison de la disparition de tous les employés. J’ai eu de gros problèmes avec la justice, mais je m’en suis sorti. Et pourtant… Je suis l’assassin de ces personnes. À l’époque, c’était parce qu’ils étaient sur le point de découvrir ce que j’avais à cacher… mais en ce qui vous concerne… Et bien… J’ai découvert que tuer était un véritable plaisir pour moi. En vous voyant, pauvres âmes naïves et heureuses d’avoir trouvé un métier, je n’ai pu retenir mes pulsions.
- C’est donc vous qui avez tué le vigile ? intervint Ben.
- Oui. Lui aussi avait découvert mon secret.
- Et quel est-il ? demanda Ben. Puisque nous sommes condamnés à mourir, autant nous le dire.
- Je ne suis pas idiot. Je ne révélerai rien. Et Maëlle non plus. Elle sait ce qui lui attend si elle parle. Galliant, c’est ce qui vous a valu cette balle dans l’épaule. Tout ce qui vous arrive est entièrement de sa faute.
- C’est faux ! s’écria Maëlle. Tout est entièrement de ta faute.

Le directeur orienta à nouveau son arme sur la jeune femme. Le regard de celle-ci alla de sa blessure, à celle de Rose, à la silhouette inerte de Tatiana, pour finir sur le petit corps sans vie de Sceepy. Que faire ? Elle allait parler… Oui, elle allait le faire. Elle risquait sa vie, mais s’en moquait. Avant cela, elle implora les animaux du musée pour lui venir en aide… Et prit la parole.

- Je parlerai. Je me fous de ce que tu vas faire, au moins, j’aurais parlé, dit Maëlle. Elle se tourna vers ses camarades. Cet homme pratique des expériences illicites. Tous les animaux de ce musée, sauf les animaux préhistoriques, ne sont pas des animaux empaillés. Ce sont les résultats de ces expériences. Des animaux morts reprenant vie dès minuit. Quant à moi…

Le cinquième coup de feu de la nuit retentit.
Un silence terrible s’ensuivit. Tous avaient fermé les yeux, n’osant pas voir la mort de la jeune Maëlle.
Et pourtant…
Elle était bien vivante. Sa prière n’avait pas été vaine. Au moment où le directeur appuyait sur la gâchette, l’araignée préhistorique qui leur avait causé tant d’ennuis la veille avait serré ses pinces, tel un étau, autour de lui, et l’avait soulevé. La balle s’était logée dans le plafond du 2ème étage.
Les énormes crocs de l’araignée étranglaient le cou de l’homme, et ce dernier dut lâcher son arme pour essayer de desserrer l’étreinte mortelle. Maëlle rampa du mieux qu’elle put entre les pattes du monstre et s’empara du revolver. À nouveau emplie d’une force surhumaine, elle se releva et remercia l’araignée, qui relâcha aussitôt le directeur. Celui-ci prit la gorge de Maëlle, mais elle répliqua en posant l’arme sur la tempe du tyran. Il prit peur et relâcha son cou frêle.
Maëlle le transperça du regard. Elle fit glisser l’arme de la tempe à la poitrine de l’homme, sans ciller.


- Cette fois, c’est moi qui parle, et toi qui écoute. Toute ma vie, je n’ai fait que t’obéir, docilement, bêtement. Mais maintenant, je suis enfin une femme. Je suis capable de me défendre, et de rétablir la vérité. Les amis… Cet homme n’est autre que mon père. Mais je ne peux me résoudre à l’appeler ainsi. Pour lui, je n’ai jamais été rien d’autre qu’une de ses nombreux cobayes. Ma mère est morte en couches, il a donc hérité de ma garde. Il travaillait déjà sur ses expériences étranges quand je suis née. Une idée lui a alors traversé l’esprit : pourquoi ne pas essayer sur les humains ? Il m’a alors tuée, dit Maëlle en remontant l’arrière de ses cheveux, afin de montrer une cicatrice qui laissait deviner une profonde entaille. Après les manipulations qu’il faisait sur les autres animaux du musée, son expérience aboutit. Je renaissais de mes cendres, dès minuit, tout comme les autres. Voilà pourquoi je dis que les animaux sont mes frères… Je fonctionne comme eux. Chaque matin, je retournais dormir dans cette salle, cette maudite salle où j’étais née une seconde fois. C’est donc pour ça que quand l’aube approchait, j’avais de la peine à respirer.

Ben et Rose étaient tétanisés. Maëlle était donc un cadavre ambulant… Ils ne pouvaient y croire. Ils échangèrent un regard interloqué, et éprouvèrent une telle compassion pour cette pauvre fille… Avoir une ordure pareille pour père…

- Comment avez-vous osé faire subir ça à une enfant ? s’exclama Ben, dégoûté.
- Faire revivre les morts… Vous rendez-vous compte ce que ça représente comme argent ? répondit le père de Maëlle, sans aucun scrupule.
- Tu es immonde, dit Maëlle.
- Allez, tue-moi, maintenant. Tu as réussi. Tu as parlé, félicitations. Tu as cette arme posée sur mon cœur, et la possibilité de me tuer le plus facilement du monde. Alors, fais-le.

Maëlle secoua la tête.

- Tu n’en as pas le courage ! Je le savais ! Tu n’es rien… Tu n’es même pas humaine, Maëlle. Tu n’es qu’une marionnette, un pantin.
- Non, je suis juste différente de toi. Et heureusement.

Elle pointa l’arme au plafond et appuya cinq fois sur la gâchette. Les dernières balles se perdirent dans le musée. Maëlle jeta l’arme par-dessus son épaule, débarrassée d’un lourd poids. Elle s’écroula, sa jambe blessée ne pouvant plus la supporter. Ben se leva subitement, pria Rose de surveiller l’homme, et fonça au rez-de-chaussée appeler la police et les secours.
Les sirènes envahirent le quartier. Il était 3h du matin. Le père de Maëlle fut embarqué par la police, après une courte explication de Ben, et la découverte du laboratoire. Les secouristes furent emplis d’effroi en découvrant le moignon de Ben Open, le corps inanimé de Tatiana Chuard, l’épaule de Rose Galliant et la jambe de Maëlle Mira ensanglantées, et les animaux vivants. Tous eurent du mal à croire à l’histoire que racontait Ben, mais le carnage qui s’était produit dans le musée les convainquit.
On transporta les quatre surveillants aux urgences.


3 mois plus tard…

Rose Galliant eut un sourire en lisant le journal, ce jour-là. L’article donnait aux habitants de Catllin des informations supplémentaires concernant la fermeture cette fois-ci définitive du musée Evolution. L’article parlait de la mort du vigile, de celle de Julien, de la perte d’usage du bras gauche de Rose, ou encore de l’amputation violente de celui de Ben. Un long paragraphe était consacré à Maëlle, qui continuait de « vivre » avec sa particularité étrange. Le père de celle-ci était derrière les barreaux, et n’en ressortirait sans doute jamais. Les animaux du musée avaient dû être exécutés, malheureusement.
Tatiana s’était bien remise d’avoir été piétinée par un ours. Elle s’en était tirée avec les côtes cassées, ce qui était particulièrement chanceux. Elle poursuivait sa petite vie bourgeoise, tranquillement, et cette mésaventure ne l’avait apparemment pas grandement affectée.
Les quatre anciens surveillants avaient gardé contact. Rose voyait souvent Ben et Tatiana, mais il lui était difficile de parler avec Maëlle, qui était réellement éveillée de minuit à 5h00 du matin.
Rose ferma le journal et reprit son travail. Elle était maintenant chroniqueuse dans un magazine féminin. Ce n’était pas le métier dont elle aurait rêvé, mais ce n’était pas déplaisant. En attendant de trouver mieux, elle se contentait largement de ceci.
Chaque soir, Rose trouvait le temps d’observer une prière pour Julien Millié, tragiquement décédé dans le musée. Sans sa mort, peut-être que les choses ne seraient pas telles qu’elles l’étaient à ce jour. Elle savait que Julien avait joué un rôle majeur dans leur survie à tous… Mais elle aurait nettement préféré qu’il n’ait pas besoin de mourir pour qu’ils puissent tous s’en sortir.
Le cœur de Maëlle Mira se réveillait aux abords de 19h00, mais la jeune femme ne devenait réellement vivante qu’à partir de minuit. L’expérience de son père avait brillamment fonctionné pour ce que ça représentait par rapport à la science, mais sur le plan humain, c’était tout autre chose… Officiellement, Maëlle était morte. Son cœur n’était ravivé que par des produits chimiques bizarres créés par cet homme affreux.
Et c’est pourquoi, en ce jour de janvier 2021, le cœur bricolé de Maëlle Mira s’arrêta, à minuit pile.


______________

Non, vous ne rêvez pas. La fin est en effet une "bad end"... mais pas tant que ça. Au moins, Maëlle ne souffrira plus. Et elle aura exaucé ses voeux :)
PS: Maëlle commence par vouvoyer le directeur et finit par le tutoyer. C'est voulu ;)

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 11 Avr - 21:16

Je te l'ai déjà dit mais je trouve celle fin très belle. On a enfin les réponses qu'on attendait dans ce chapitre et la dernière phrase est ... tellement triste et tellement belle. J'ai adoré. Tu es vraiment géniale !

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MessageSujet: Re: Evolution   Lun 11 Avr - 21:24

Gniiaaaa, merci momo-chan :) Ton avis m'est très précieux ^^ Et je suis contente que tu aies aimé, toi, seule lectrice ;)

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MessageSujet: Re: Evolution   Aujourd'hui à 22:22

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