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 Règlement de contes...

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Cornelia-witch
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MessageSujet: Règlement de contes...   Mar 20 Sep - 16:56

Coucou, coucou.
J'ose m'attaquer aux plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature... les contes. Je ne sais pas si c'est bénéfique pour moi, mais bon. Je vous propose donc Règlement de contes, un petit recueil de 4 OS bien sympathiques sur des contes. La Petite Sirène, Alice, Blanche-Neige et le Chaperon Rouge seront donc au rendez-vous. Le premier que j'ai écrit est "La Petite Sirène", car je pensais qu'il m'inspirait, mais en réalité... pas du tout. Je vous offre tout d'abord un petit rappel du conte initial :

Ariel est une sirène qui vit au fond des mers, entourée de ses soeurs. Un jour, lors d'une tempête, elle sauve un prince et en tombe amoureuse. Une fois sur la plage, le prince se réveille mais une jeune fille arrive à son tour, et il pense que c'est elle qui l'a sauvée. Ariel, dépitée, retourne sous l'eau et demande conseil à sa grand-mère pour devenir une humaine. Elle lui dit qu'elle doit se faire aimer et épouser d'un homme. Ariel va voir la sorcière des mers, qui lui propose un marché : en lui donnant sa voix magnifique, elle aura le privilège d'avoir une paire de jambes pour rejoindre son bien-aimé. Le prince tombe amoureux d'Ariel, mais hésite à l'épouser car il songe à la jeune fille vue sur la plage l'autre jour. Ariel ne peut plus parler pour lui expliquer que c'était elle. On propose alors au prince d'aller rencontrer la fille d'un roi. Quelle est sa surprise quand il découvre que c'est celle qu'il pense être sa sauveuse ! Il l'épouse immédiatement.
Les soeurs d'Ariel se présentent alors à elle et lui offrent un couteau. Si elle poignarde le prince avec, elle redeviendra une sirène. Sinon, elle disparaîtra à jamais.


J'ai repris le conte à partir de ce moment-là. Bonne lecture :)

LA PETITE SIRENE

Je tenais entre mes mains le pouvoir de retrouver les miens, de tirer un dernier trait sur l’homme que j’aimais. Ce couteau de nacre était le dernier lien à ma vie sous-marine. Il suffisait d’un seul geste. Léger, vif, précis. C’était pourtant si simple. Mais seulement l’idée de ce geste définitif me paralysait. L’accomplir allait être une épreuve.

Je marchais sur la plage, perchée en haut de mes nouvelles jambes pantelantes. Elles ne faisaient plus partie de moi, je me forçais à le penser. Pour cet homme, j’avais tout sacrifié. Ma famille, ma voix si belle, et ma queue de sirène, ce qui faisait de moi une femme particulière. À présent je n’en étais qu’une parmi des milliers, muette, impuissante. Je regrettais tant… Le tuer ne devait pas être si difficile. Il suffisait de songer à toute la rage que j’éprouvais en ce moment-même, et tout s’arrangerait.

Ils étaient là, allongés sur le sable, dormant au clair de lune. Un demi-sourire éclaircissait leur visage. Lui, plus beau que jamais, évidemment. Elle, moins belle que je ne l’aurais pensé. C’était elle qui m’avait causé tous ces ennuis. Elle avec qui le prince m’avait confondue. Ce devrait être elle, la victime. Je serrai le couteau dans ma main. J’avançai silencieusement près de mon prince. Je titubai, n’ayant pas l’habitude de ces deux longs bouts de chair, d’os et de muscles qu’étaient mes jambes. Je brandis le couteau. Je pensai à tout ce que j’avais perdu par amour. Sentiment stupide, qui fascine ou effraie, mais ne laisse jamais indifférent. Je contemplai son doux visage, celui qui m’avait fait chavirer, tel son bateau, le jour de la tempête qui avait bouleversé ma vie. Je ne pouvais pas me résoudre à le tuer. Malgré toutes mes souffrances, je ne pouvais pas le faire, c’était hors de ma portée. Je reculai et longeai la mer, comme un pantin désarticulé. Sur mes joues coulaient des larmes d’eau salée. Je laissai le couteau se faire emporter par les flots, et je me retrouvai face à l’horizon, face au soleil qui entamait sa montée dans le ciel.

Je songeai aux prochaines minutes, qui me promettaient d’être réduite en cendres ou en je ne sais quoi. Il ne me restait alors plus qu’une seule chose à faire : me jeter à l’eau, pour retrouver, avant ma mort, mon élément naturel.

Ma plongée dans l’eau m’a fait l’effet d’une attaque à l’acide. J’eus l’impression que tout mon corps se désintégrait, s’effritait, se dissolvait comme du sucre dans l’eau. Je n’avais même plus l’impression d’exister. J’osai alors ouvrir les yeux et compris que cela n’était pas qu’une impression. Je vis ma main se dissoudre peu à peu, ma peau se fractionner, pour ne devenir plus qu’un semblant de poussière. Je reconnus de l’écume. La douleur ne se ressentait même plus. J’étais la mer, je n’étais plus Ariel, plus de sirène, plus d’humaine, je n’étais rien. Rien d’autre que de l’écume de mer, destinée à voguer où l’on le lui dirait, dépendante éternelle de la volonté des vagues. Voilà à quoi m’avait mené le prince, à disparaître complètement. J’avais été muette, à présent j’étais invisible.

Puis le vent a soufflé, et j’ai senti chaque ancienne partie de mon corps s’envoler pour devenir de l’air. Mon statut n’avait pas changé : toujours invisible, inexistante, impuissante. Mais au-dessus de tout. Libre, légère, je volais par-delà les mers, respirant l’air salé et faisant voler les cerfs-volants des enfants. Jouant avec les cheveux des amantes et les chemises des amants, je n’étais plus que le miroir de ce que j’étais pour Eric : inconnue, insignifiante.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Mar 20 Sep - 22:01

J'avais promis de lire, je vais donc tenir parole, je suis comme ça moi =D Lecture annoté et je ferais un truc plus global sur ton site, histoire de te mettre un petit commentaire (ça fait toujours plaisir d'en avoir un ><)
Allons-y !

Citation :
C’était pourtant si simple.
Le même genre de simplicité que d'écouter un prof parler pendant trois heures de suite ...
Citation :
Pour cet homme, j’avais tout sacrifié.
Ne jamais faire ça ! ça fini toujours mal ! (le contraire est vrai aussi).
Citation :
À présent je n’en étais qu’une parmi des milliers, muette, impuissante.
On est tellement à avoir pensé ça un jour :s Au moins des milliers.
Citation :
Ce devrait être elle, la victime. Je serrai le couteau dans ma main.
Crime passionnel oO Faut tuer les deux et te suicider ensuite \o/
Citation :
Je contemplai son doux visage, celui qui m’avait fait chavirer, tel son bateau, le jour de la tempête qui avait bouleversé ma vie.
Magnifiquement trouvé, vraiment. Je te tire mon chapeau ... Enfin ma casquette.
Citation :
je n’étais rien.

Citation :
Voilà à quoi m’avait mené le prince, à disparaître complètement.
Les hommes, tous les mêmes u_u
Citation :
je n’étais plus que le miroir de ce que j’étais pour Eric : inconnue, insignifiante.

--------
Fantastique, merveilleux. Vraiment. J'ai toujours préféré le conte à la version Disney, je n'avais pas le fait qu'il ait transformé la fin pour que ça plaise aux enfants, c'était vraiment désagréable je trouve. Rien que le fait d'avoir gardé le vrai conte c'est un bon point pour toi.
Je suis aussi assez content de l'effet. Les pensées d'Ariel sont intéressantes et c'est magnifiquement bien écrit, comme toujours. On a envi de pleurer pendant la lecture.
Seul bémol. Quand j'ai lu le conte pour la dernière fois (quelqu'un m'a volé mon livre u_u) je n'ai pas eu l'impression qu'Ariel était si triste de devenir écume (d'ailleurs, oui, c'est plus ou main de l'air en fait). En fait, la fin est même plutôt heureuse, surtout quand on lui explique qu'elles entreront dans le royaume de dieu.
C'était le seul détail où j'avais quelque chose à redire ^^

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Mer 21 Sep - 10:05

Kyaaa ! Merci pour ta critique :3 Ca me fait super plaisir :) (SUPEEEEEEEEER-PLAISIR ! comme dirait Arnaud XD)
Je préfère aussi le conte d'origine. Beaucoup plus réaliste, en tout cas. Et plus intéressant ^^
Par rapport à ta critique de fin... J'ai lu le conte une seule fois, j'avais adoré, mais pour Règlement de contes, j'ai pensé faire des versions plus sombres de tous les contes que je vais revisiter :) C'est pour ça que la fin t'a parue plus triste que l'originale ^^

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Mer 21 Sep - 11:34

Désolée du double-post, mais je voulais que ce soit deux posts dissociés ^^
Le 2ème Règlement de contes est celui de Alice au pays des merveilles, rebaptisé Alice pour l'occasion x) Celui-ci n'est pas du tout construit comme le précédent. Là, on change complètement d'univers. Cela se déroule à notre époque, premièrement. Et je n'ai pas décrit un passage du conte, j'ai comme récrit l'histoire. Bien sûr je ne prétends pas avoir le génie de Caroll, c'est simplement ma version :3 J'espère que je n'ai pas fait s'écrouler le mythe! XD

ALICE


Elle pousse la porte du cabinet du Dr Sylvilagus, vieil homme au monocle et au cheveu blanc. À chaque fois, elle prend peur en le voyant. Son visage aux traits lapinesques et son air constamment fébrile bouleversent encore plus la jeune femme. Son esprit transforme la réalité, et elle a de la peine à la dissocier de la fiction. Ainsi, son psychiatre est-il un lapin ? Un mignon petit lapin blanc, ou un vieil homme nerveux ? Chaque rencontre avec le médecin provoque un premier élan de stress dans la poitrine de la jeune femme, ne comprenant pas ce qu’elle a devant les yeux.

- Calmez-vous, Mlle Liddell, calmez-vous. Asseyez-vous.

La voix du docteur l’apaise. Elle s’installe, elle inspire, elle expire. Sa tête lui tourne, son cœur cogne contre sa poitrine. Elle redécouvre le cabinet comme à la première fois. Les tableaux, la théière, le jeu de cartes, tout lui rappelle étrangement quelque chose, mais elle ne saurait dire quoi. Elle entremêle les pans de sa vieille robe, celle qu’elle porte tous les jours. Sale, déchirée de toutes parts, en lambeaux, elle reflète son esprit. Elle ne s’en sépare pas, elle la garde auprès d’elle, comme les poupées de chiffon de l’enfance. Le Dr Sylvilagus prend sa main, froide, presque morte. Il l’observe de ses petits yeux lagomorphes. Sa narine droite remonte vivement, tic caractérisant le docteur. Il sort alors un pendule, et le suspend devant les yeux exorbités de Liddell. Le cœur de celle-ci s’emballe. Elle sert les bras de son fauteuil, elle hurle à la mort, mais ses yeux ne quittent pas le balancier.

- Je vais être en retard ! s’époumone-t-elle.

Le médecin la calme, mais ses cris reprennent. Le spectacle est affreux, elle a l’air possédée. Elle est parcourue de soubresauts, soulevant le fauteuil du sol à plusieurs reprises. Le docteur reste impassible et poursuit le mouvement de balancier. Elle finit par éternuer.

- Du poivre ! Enlevez-moi ce poivre !

Le Dr Sylvilagus arrête alors le pendule et le range dans sa veste. Liddell est exténuée, elle ahane, comme si elle portait tout le poids du monde sur ses épaules. Ses ongles s’enfoncent dans son crâne, ses dents mordent sa lèvre inférieure.

- Expliquez-moi ce que vous voyez, demande le docteur.
- Qui a volé mes tartes ? Dites-moi qui a dérobé mes tartes ! s’écrie-t-elle.
- Je ne sais pas… Le Chapelier ?
- Qui est-ce ? Je ne connais pas de chapelier…
- Vous m’en avez parlé la semaine dernière, pourtant.

La jeune femme pousse alors un cri. Ses muscles se crispent, ses jambes se croisent.

- J’ai l’impression que je fais une chute sans fin. Dans mon esprit. Ou dans une grotte. Je ne sais pas trop. Toute la salle danse autour de moi ! On dirait que les objets volent !

Dans le fond de la salle, une porte s’ouvre. Un petit chat se faufile entre les longues jambes d’une sublime jeune femme. Elle s’approche du docteur, la bouche en cœur, les cheveux roux flamboyant. Elle lui donne un paquet de feuilles, lui parle à voix basse, puis prend la direction de la porte.

- Non ! Pitié ! Epargnez-moi ! s’exclame alors Liddell.

La jeune femme rousse se retourne, surprise, effrayée. Elle regarde le docteur, appelant à l’aide. Il lui adresse un regard rassurant. Liddell s’enfonce au plus profond de son fauteuil, cherchant à échapper à la secrétaire.

- Elle veut… elle veut… elle veut me couper la tête ! Je perds la tête ! hurle-t-elle.

La secrétaire essaie de garder son calme, puis quitte la pièce, se retenant de la traiter de folle. Le Dr Sylvilagus l’avait prévenue, des mois plus tôt, à ne pas rappeler leur cas à ses patients.
Le chat est resté dans la pièce. Il se frotte aux jambes du docteur, au bas du fauteuil de la jeune femme. Elle le regarde et lui adresse un sourire éclatant. Son premier sourire, son premier vrai sourire, depuis qu’elle a sombré dans la folie. Un sourire qui n’avait rien de dément. Un vrai, un frais, un naturel, tout simplement.

- Vous avez vu ? demanda-t-elle en se tournant vers le psychiatre. Il me sourit !
- Je crois que Dinah a une excellente influence sur vous, Mlle Liddell, dit le docteur en griffonnant sur un calepin.
- C’est l’heure du thé ! crie-t-elle soudain. Je voudrais du thé !
- En êtes-vous sûre ? Il y en a, bien sûr.
- Non. J’aimerais jouer au croquet. Enlevez-moi ce chat ! On dirait un cochon. Qu’il est laid !

Le Dr Sylvilagus se lève alors, prend délicatement le chat entre ses mains, et l’emmène hors de la pièce.

- Vous savez, des fois, j’ai l’impression d’être au-dessus de tout, que le monde n’est que fourmis, et que je les dépasse tous. Et parfois, j’ai l’impression d’être engloutie, dans une mare de larmes, tout tourne autour de moi. Comme une longue course après rien, après la montre…

Le docteur ne dit rien. Il ne fait qu’écrire, écrire. La jeune femme se lève et se place face au miroir. Elle caresse sa surface lisse, l’air pensif.

- J’aimerais savoir ce qu’il y a de l’autre côté du miroir. Est-ce que c’est là qu’est ma place ? Je veux savoir. Pourquoi ne suis-je pas à ma place ici ?
- Mais vous l’êtes parfaitement, Mlle Liddell.
- Oui, vous avez raison.

La jeune femme marche encore, elle va vers la table. Elle ouvre la théière et a un mouvement de recul. Le psychiatre pense que la vapeur l’a brûlée, mais elle s’écrie :

- Mon dieu ! Faites attention quand vous faites du thé… Un loir s’est caché dans la théière !

Elle referme la théière puis va à la fenêtre. Elle rêve un moment, puis retourne à son fauteuil.

- C’est drôle. Il y a une chenille qui fume le calumet. Vous me croyez ?
- Possible.
- Dites… pourquoi est-ce que votre bureau ressemble à un corbeau ?
- C’est une excellente question.

Un long silence s’installe. Puis la jeune femme replonge dans sa folie. Elle reprend son manège, plante ses ongles dans son crâne, crie qu’elle va être en retard. Le Dr Sylvilagus décide alors de la faire se lever, et la raccompagne à la porte.

- À la semaine prochaine, Mlle Liddell.

La porte claque. La voilà à nouveau livrée à elle-même, lâchée dans cet univers qui l’oppresse, l’engloutit peu à peu, ce Wonderland psychédélique où elle ne sait plus discerner vrai et faux. Reine de cœur, as de pique, valet de trèfle, roi de carreau, elle est perdue dans ce jeu de cartes, entend des voix, voit défiler dodos, loris, aiglons, griffons et simili-tortues… Interminable « Course au Caucus » au milieu du labyrinthe urbain.

Cela faisait longtemps qu’Alice Liddell avait basculé de l’autre côté du miroir. Tel un Jabberwocky, la folie s’était installée dans son cerveau et s’accrochait, tel un parasite, à l’esprit de la jeune femme. La vie ne se résumait plus à de simples indications telles que « mange-moi », « bois-moi ». À présent, tout était dans les nuances, la subtilité. Bien sûr, avoir des hallucinations hystériques n’était pas facile à vivre, mais Alice avait son propre monde, entre rêve et cauchemar, entre jeu et sérieux.

Échec et mat.

« Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé. »



Petite explication: Sylvilagus est un des noms latins du lapin :3
Petite excuse: Vraiment, vraiment désolée pour la fin qui est très, très nulle à mon goût. Je ne savais pas comment finir l'OS, alors... j'ai galéré ! xD

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Mer 21 Sep - 21:21

Si le but recherché était celui là, je n'ai rien à dire sur la fin de la petite sirène. Et en temps que Alicemaniac je lis illico le second conte !

Citation :
Elle pousse la porte du cabinet du Dr Sylvilagus, vieil homme au monocle et au cheveu blanc.
Monsieur le Lapin Blanc *.*
Citation :
Son visage aux traits lapinesques
Qu'est-ce que je disais !! Au passage, j'adore ce terme XD
Citation :
Les tableaux, la théière, le jeu de cartes
J'aime beaucoup les références. La théière *.* Le lièvre de mars et son ami le chapelier sont-ils dans le coin ?
Citation :
tout lui rappelle étrangement quelque chose
Ah, toi aussi ?
Citation :
Il sort alors un pendule
Mwahaha
Citation :
Le cœur de celle-ci s’emballe. Elle sert les bras de son fauteuil, elle hurle à la mort, mais ses yeux ne quittent pas le balancier.
Là je m'inquiète :s
Citation :
Le spectacle est affreux, elle a l’air possédée. Elle est parcourue de soubresauts, soulevant le fauteuil du sol à plusieurs reprises.
*se ronge les ongles*
Citation :
- Du poivre ! Enlevez-moi ce poivre !
J'ai toujours apprécié ce passage qui, il me semble, a été retiré dans le film disney (je ne sais plus. Peut-être ? je n'arrive plus à être sûr).
Citation :
Le Chapelier ?
\o/
Citation :
- Qui est-ce ? Je ne connais pas de chapelier…
- Vous m’en avez parlé la semaine dernière, pourtant.
Je crois que je commence à saisir
Citation :
- J’ai l’impression que je fais une chute sans fin. Dans mon esprit. Ou dans une grotte. Je ne sais pas trop. Toute la salle danse autour de moi ! On dirait que les objets volent !
Un de mes passages préférés de l'histoire original. Un bon point pour l'avoir recyclé, je t'aime o/
Citation :
Un petit chat se faufile entre les longues jambes d’une sublime jeune femme.
\o/ Il sourit j'espère ?
Citation :
Elle s’approche du docteur, la bouche en cœur, les cheveux roux flamboyant.
ça me dit un truc ça
Citation :
- Elle veut… elle veut… elle veut me couper la tête !
J'uis con u_u J'aurais dû m'en douter rien qu'à la "bouche en cœur" Félicitation d'ailleurs
Citation :
La secrétaire essaie de garder son calme, puis quitte la pièce, se retenant de la traiter de folle.
J'aimerais savoir ce qu'elle fout la si elle est pas foutu de se contenir correctement. Va bosser chez un généraliste u_u
Citation :
Le Dr Sylvilagus l’avait prévenue, des mois plus tôt, à ne pas rappeler leur cas à ses patients.
Ahaha, j'avais bien saisi l'histoire \o/
Citation :
- Je crois que Dinah a une excellente influence sur vous
Dinah ? Pas monsieur sourire ? T_T Mais un bon point pour l'avoir recyclé lui aussi, on l'oubli trop souvent.
Citation :
- Vous savez, des fois, j’ai l’impression d’être au-dessus de tout, que le monde n’est que fourmis, et que je les dépasse tous. Et parfois, j’ai l’impression d’être engloutie, dans une mare de larmes, tout tourne autour de moi. Comme une longue course après rien, après la montre…
Rien à dire, juste magnifique, splendide. La phrase, les références, la façon dont elles sont introduites. Cette phrase à elle seule est d'un génie. Juste sublime.
Citation :
- J’aimerais savoir ce qu’il y a de l’autre côté du miroir.
Alors là ... chapeau. J'y aurais même pas pensé Oo (j'ai honte ><)
Citation :
- Dites… pourquoi est-ce que votre bureau ressemble à un corbeau ?
*.*
Citation :
entre rêve et cauchemar, entre jeu et sérieux.
Je n'ai rien à rajouter.
---------------
Tu pourras dire ce que tu veux, je trouve la fin extra, la citation tombe à pique, citation, par ailleurs, que j'ai toujours apprécié (tellement d'absurde dans cette phrase). Sinon, je n'ai rien à redire, cette histoire est incroyable. Les références, subtile ou non, sont très bien amenés, le nom du doc était bien choisi, bravo pour l'idée.
Enfin, je voudrais faire une mention spéciale au fait que, dans ton histoire, on retrouve bien le côté psychotique caché d'Alice, on retrouve à merveille le limite si mince entre le rêve et le cauchemar que j'ai toujours aimé dans ce livre, la porté philosophique que les gens s'obstinent à ne pas voir. Un immense bravo.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Jeu 22 Sep - 20:18

Wow, wow, merci infiniment. J'espérais que tu allais aimer, te sachant Alicemaniac comme tu dis ^^
Pour le Chat du Cheshire/Dinah... En fait j'ai mélangé les deux ^^ Alice a l'impression que le chat sourit, donc on a le chat du Cheshire, mais j'ai aussi décidé que le docteur avait appelé son chat Dinah, histoire de parler des deux petits chats du livre ^^
Je crois en effet que le passage du poivre a été supprimé dans la version Disney... tout comme beaucoup de beaux passages du livre =/

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Jeu 22 Sep - 22:15

Citation :
J'espérais que tu allais aimer, te sachant Alicemaniac comme tu dis ^^
C'est gagné :p
Citation :
Pour le Chat du Cheshire/Dinah... En fait j'ai mélangé les deux ^^
C'est l'impression que j'avais sans en être vraiment sûr.
Citation :
Je crois en effet que le passage du poivre a été supprimé dans la version Disney... tout comme beaucoup de beaux passages du livre =/
Yep u_u

en tout cas, un énorme bravo ! C'est un challenge que tu t'étais lancé et tu l'as relevé haut la main !



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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Dim 25 Sep - 11:26

Et ben, voilà, j'ai essayé d'écrire le 3ème Règlement de contes. Le thème est donc le "Petit Chaperon Rouge". J'ai vraiment écrit un truc un peu bizarre, j'avoue que je me surprends moi-même. Pas en bien, d'ailleurs. La fin est un peu hard, rien de choquant bien sûr - j'ai déjà fait pire - mais si je peux dire "Âmes sensibles s'abstenir"... bah voilà ! x)
Bonne lecture quand même ! x)

LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir ; sa Mère en était folle, et sa Mère-grand plus folle encore.

Un jour, sa mère lui donna une galette et un petit pot de beurre pour qu’elle pût les porter à sa mère-grand. Souriante, gaie et enjouée, la petite accepta et se lança sur le chemin.

Quelques heures plus tard, elle revint en hurlant à la mort, et portant sur elle un joli chaperon blanc, qui lui saillait à merveille. Seulement, les traits délicats de son visage étaient déformés par les larmes. La mère de la petite apprit alors avec horreur que sa propre mère était décédée, sous les yeux mêmes de sa petite-fille. Le chaperon qu’elle portait était le seul héritage que sa mère-grand avait pu lui laisser. Dans un dernier souffle, elle lui avait dit qu’il était pour elle.

Les jours suivants, on put s’étonner de voir le calme de la petite, qu’on appelait à présent « le Petit Chaperon Blanc », surnom dû au cadeau de feue sa mère-grand, qu’elle portait nuit et jour. La petite fille, cela dit, restait de manière permanente dans sa chambre, à ne parler à personne, ne sortant que pour manger. En réalité, une idée germait peu à peu dans sa tête. Elle était persuadée, à cause de son jeune esprit, que sa mère-grand n’était pas morte de vieillesse, mais que quelqu’un avait bel et bien enlevé son âme. Alors elle décida de se venger. Elle allait décimer son village jusqu’à ce qu’elle fût sûre que sa mère-grand reposât en paix.

Des semaines plus tard, la mère put constater que sa fille ne portait plus son chaperon blanc. Cependant, on continuait à la surnommer ainsi. C’était presque devenu son nouveau prénom, comme pour souligner le changement de personnalité de la petite fille depuis la mort de sa mère-grand.

- Ma fille, dit un jour la mère de la petite. Je serais ravie que tu ailles faire quelques courses pour moi, au village…
- Bien sûr, mère, répondit le Petit Chaperon Blanc de cette voix posée qu’elle avait adoptée depuis peu.
- Merci beaucoup. Ne passe pas par les bois, je t’en prie. Avec tous ces meurtres, depuis deux semaines…
- Ne t’en fais pas. Je serai très prudente.

Un sourire dément aux lèvres, elle se mit en route. Une fois hors de vue de sa mère, elle s’écarta du chemin pour se rendre dans les bois, devenu récemment son lieu de prédilection. Elle courait à travers les bois, comme une petite fille innocente, comme si tous les meurtres dont parlait sa mère n’avaient pas été commis par elle.

« Mais comme elle est mignonne. Adorable. À croquer. Je n’aurais jamais osé croire qu’un individu de race humaine pouvait être aussi craquant que cette petite. Ca fait deux semaines que je la vois se déhancher entre les arbres pour me rejoindre dans ma tanière, et récupérer son chaperon et son poignard. D’ailleurs, elle arrive. Hmmm, je frétille d’impatience d’avoir droit à de la délicieuse chair fraîche… Quelle chance j’ai eue de me trouver sur sa route ce jour-là ! Ce fameux jour où tout a commencé entre nous deux… Elle marchait, l’air déterminé. C’était la première fois que je voyais une si jeune enfant avec une arme dans la main. Elle portait son petit chaperon… un joli chaperon blanc qui lui allait à merveille. Elle n’avait pas peur de moi. Elle m’a traité comme si j’étais un chat. Puis elle est partie. Deux heures plus tard, elle est revenue, traînant derrière elle un étrange bout de chair fraîchement prélevé du cadavre d’un humain. C’était elle qui l’avait tué : son chaperon était tâché de sang, et il en coulait sur la lame du poignard. Elle m’a donné le bout de chair, dont je me suis délecté, puis a passé autour de mon cou son chaperon. Docile, je l’ai conduite à ma tanière, et lui ai fait comprendre qu’elle pouvait cacher son arme ici. Elle m’a remercié et s’en est allée, galopant d’une manière tellement enfantine, tellement innocente, qu’il était difficile de croire qu’elle venait de commettre un meurtre.
Depuis ce jour, nous avons établi un rapport assez étrange, aussi étrange que peut l’être un rapport homme/loup. Nous sommes amis, complices dans l’atrocité. Elle tue, je mange. Elle tue, je la protège. Elle est le prédateur et moi l’ingénu, les rôles sont inversés.
Tiens, la voilà justement qui arrive… »

Le Petit Chaperon Blanc arriva à la tanière du loup, un sourire éclatant sur les lèvres. Elle passa sa main sur le museau de son loup d’un geste câlin, presque intime. Le loup se frotta contre ses jambes, de la même manière. Elle détacha le chaperon et le plaça sur ses propres épaules. Le chaperon était passé du blanc immaculé au rouge vif, symbole de tous les assassinats orchestrés par la petite fille. Vêtue du chaperon, elle était méconnaissable, et elle agissait toujours avec tant de discrétion, tant de malice, que personne n’avait encore réussi à la démasquer. Quant au poignard, elle l’avait dérobé dans l’atelier de son père, qui en possédait des dizaines et des dizaines. Il n’avait donc pas pu remarquer l’absence de l’un d’eux.

Ce n’était pas difficile de tuer. Pas quand on l’avait déjà fait. Le premier meurtre avait été le plus laborieux, puis peu à peu, la petite y avait même pris du plaisir. Elle était en plus animée par la rage du « meurtre » de sa mère-grand. Elle n’avait pas la notion de mort de vieillesse. Pour elle, il fallait l’intervention d’un tiers pour qu’un corps reste sans vie, immobile à jamais. Et elle tenait bien à le faire comprendre à ces hypocrites de villageois. Le responsable de la mort de sa mère-grand en faisait forcément partie. Elle serait impartiale.

Camouflée sous son chaperon, armée de son fidèle poignard, elle se faufila dans une petite maison et, sans scrupules, elle asséna son arme sur sa victime du jour. Un de moins sur la liste.
De retour dans les bois, son chaperon plus rouge encore qu’avant, elle se dépêcha de rejoindre son ami. Une fois dans la tanière, elle se jeta sur lui et posa un léger baiser sur la truffe du loup. Elle retira son chaperon et en revêtit le loup, puis déposa le poignard dans un creux dans le sol.

Ce manège continua pendant un mois encore. Un jour, alors que la jeune fille dormait, blottie contre le loup, un chasseur arriva. Le loup se redressa, grognant et protégeant sa complice. Le chasseur pointa son fusil entre les deux yeux de l’animal. La petite se réveilla, effrayée.

- Viens ! Echappe-toi ! lui hurla le chasseur.
- Jamais ! répondit férocement la petite, serrant ses bras autour du corps du loup.

Alors, sans plus attendre, le chasseur pressa la gâchette. Une balle vint se loger dans le front de l’animal, dont les pattes ployèrent aussitôt. La petite hurla de désespoir. Déchaînée, elle prit le poignard qu’elle avait dissimulé une heure avant, puis se jeta sur le chasseur. Elle planta la lame dans la poitrine du meurtrier de celui qu’elle aimait par-dessus tout.

Et parce que selon elle, sans son loup, plus rien n’existait, parce que malgré deux mois de meurtres en séries, elle n’avait pas l’impression d’avoir vengé sa mère-grand, parce que tous ses actes s’avéraient vains, elle dirigea son poignard vers son propre cœur. Pendant de longues minutes, elle ne fit rien. Puis elle eut un regard sur le corps sans vie du loup. Ce fut déterminant. De toutes ses forces, elle enfonça l’arme dans son cœur et s’effondra entre les deux autres cadavres, mêlant son sang aux leurs, pour l’éternité.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Dim 25 Sep - 14:00

J'ai jamais été fan du petit chaperon rouge, on verra bien ce que ça va donner cette fois

Citation :
Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir ; sa Mère en était folle, et sa Mère-grand plus folle encore.
ça a l'air tout innocent mais j'ai peur ^^'
Citation :
Un jour, sa mère lui donna une galette et un petit pot de beurre pour qu’elle pût les porter à sa mère-grand.
C'est bizarre mais j'accroche pas à la formule. Elle pût ? ça me parait vraiment bizarre c'est sans doute moi mais ça coince ><
Citation :
La mère de la petite apprit alors avec horreur que sa propre mère était décédée
Ah Oo On va voir ce que ça va donner là, mais je m'y attendrais absolument pas.
Citation :
« le Petit Chaperon Blanc »
Je sens une recoloration prochaine, don't know why ...
Citation :
Elle allait décimer son village jusqu’à ce qu’elle fût sûre que sa mère-grand reposât en paix.
j'avais dit quoi ?
Citation :
Avec tous ces meurtres, depuis deux semaines…
Quelque chose me dit qu'elle n'a rien à craindre
Citation :
comme si tous les meurtres dont parlait sa mère n’avaient pas été commis par elle.
Fufu ...
Citation :
galopant d’une manière tellement enfantine, tellement innocente, qu’il était difficile de croire qu’elle venait de commettre un meurtre.
Je crois que c'est ce qui rend effrayant certains criminels, cette innocence qui semble s'en échapper. Mais quand même
Citation :
Le chaperon était passé du blanc immaculé au rouge vif
J'le savais
Citation :
Alors, sans plus attendre, le chasseur pressa la gâchette.
Je l'aimais bien moi T_T
Citation :
Elle planta la lame dans la poitrine du meurtrier de celui qu’elle aimait par-dessus tout.
Bien fait
--------------------
Pas si "hard" la fin je trouve je m'attendais à pire.
En tout cas, j'ai trouvé de l'intérêt pour ton histoire malgré le fait que je n'aime pas le conte d'origine, tu lui as donné une autre vision que je trouve bien plus sympathique, sans tomber dans le cliché comme le film sorti cette année (u_u).
Certes, c'est loin d'être ma préféré de la série mais je l'ai préféré à La petite sirène parce que j'ai trouvé l'écriture plus approfondis. Le côté sérieux de ton recueil le rend vraiment captivant.
Bravo.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Dim 25 Sep - 14:21

Waaah. merci pour ta critique pleine d'humour et très avisée :D Et je suis contente que tu aies aimé ce "conte" même si tu n'aimais pas celui d'origine ^^

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Ven 21 Oct - 18:06

Je clos "Règlement de contes" avec le 4ème, Blanche-Neige. Je n'ai jamais vraiment apprécié ce conte, je n'ai jamais vu le Disney - pas une référence, je sais - bref, je n'y connais presque rien. Avec le peu que je savais, j'ai écrit ça :3 Bonne lecture ^^

BLANCHE-NEIGE

Toute la presse ne faisait que de parler d’elle et de ses caprices de star. Pas de quoi fouetter un chat, pourtant. La belle n’était qu’une riche héritière, présente à toutes les soirées chics de la ville, toujours habillée à la dernière mode, aux derniers ouvrages de la haute couture. À son cou et ses poignets brillaient les pierres les plus éclatantes, les diamants les plus délicats. Il était vrai qu’elle était une très, très belle femme. Elle était d’une élégance extrême, contrairement à certaines autres cibles des journaux people. Les plus belles femmes du monde n’avaient rien à lui envier. Elle en faisait partie, assurément. Elle le savait, et en jouait.
La jeune femme, bien qu’héritière d’une fortune colossale, ne se reposait pas sur ses lauriers. Elle était rédactrice dans un magazine féminin, mais était surtout connue pour ses dons de comédienne. Dans chaque discipline, son nom de scène, ou de plume, était « Blanche-Neige ». Ce surnom lui avait été attribué selon son teint de porcelaine, d’un blanc nacré, qui était l’un des atouts majeurs de la jeune femme, tout comme sa bouche rouge vif et ses cheveux noir d’ébène.
Sa beauté et sa notoriété éveillaient bien sûr, en dehors de nombreuses éloges, tout autant de critiques, de jalousies, de haines. Les langues de vipères aimaient cracher leur venin sur elle, alors qu’elle était au fond une femme très respectable. Elle avait cependant un défaut majeur. La vanité. Elle éprouvait un tel amour pour elle-même ! Blanche-Neige, dès qu’elle le pouvait, vantait ses mérites, soulignait ses atouts physiques, rappelait le nombre de millions qu’elle possédait. Une chose était sûre, elle ne passait pas inaperçue. Tout le monde la connaissait ; elle énervait ou elle fascinait.
Malgré sa mégalomanie, elle ne s’entourait pas de gardes du corps, sauf pour les grands événements. Mais un soir, sa vie bascula, et se transforma à jamais.
Il était tard, quand Blanche-Neige se rendit compte que son paquet de cigarettes était vide. Extrêmement dépendante à la nicotine, elle quitta son domicile et se rendit au magasin de tabac le plus proche. Elle acheta plusieurs paquets puis retourna chez elle. Elle passa par une allée non éclairée et entendit un bruit étrange. Elle s’arrêta, voulant vérifier si ce n’étaient pas ses talons qui produisaient ce son. Pendant un moment, elle n’entendit plus rien. Elle recommença à marcher mais le bruit persistait. Son cœur se mit à cogner contre sa poitrine. Elle s’alluma une cigarette pour se détendre et en tira quelques bouffées. Blanche-Neige accéléra légèrement le pas. Son talon buta contre le bout d’un trottoir et elle manqua de tomber. Le temps de reprendre ses esprits, elle sentit quelque chose lui enserrer la gorge. Violemment, on la relâcha et elle se retrouva face à deux silhouettes masculines imposantes, noyées dans la pénombre. L’un d’eux brandit alors une sorte de bidon et Blanche-Neige ressentit alors une douleur cuisante, acide, la pire chose qu’elle eût ressentie de toute sa vie. Et puis, plus rien.
Plus rien, jusqu’à un réveil dans une salle lumineuse, qu’elle n’avait jamais vue auparavant.
Des têtes étaient penchées au-dessus d’elle. Des masques leur couvraient le visage. Leurs yeux exprimaient un air inquiet, compatissant et rassuré à la fois. Très faible, Blanche-Neige parvint à articuler :

- Que m’est-il arrivé ?

Prononcer ces simples mots lui était extrêmement douloureux. On lui apprit qu’elle avait été défigurée au vitriol, par des bandits jalousant sa richesse, et voulant lui prouver que sans son physique, elle ne serait rien. Ils avaient visé juste. Elle, défigurée ?! C’était inconcevable. Elle qui se vantait si souvent d’avoir les plus beaux traits du monde, qui était réputée pour être l’une des plus belles femmes du monde… Perdre son visage… La pire leçon que l’on pouvait lui donner. Elle voulut pleurer, mais le simple fait d’ouvrir ou de fermer les yeux lui brûlait tout le visage.

- Faites attention ! Votre peau est très fragile. Essayez de ne pas bouger le visage pendant trois jours. Vous serez nourrie par intraveineuse.

C’était le début de la chute de la notoriété de Blanche-Neige, ainsi que de sa santé mentale. Des mois après son agression, elle sombra dans la dépression, pleurant des larmes de démence, jour et nuit. Elle se postait souvent devant son miroir, observant son visage déformé, sans symétrie, plein de défauts.

- Miroir… mon beau miroir… qu’as-tu fait de moi ?

Et elle donnait des coups de poings, des myriades de coups de poings, tentant de briser cette glace entre son passé et son présent.
Plus personne n’entendait parler de Blanche-Neige. Le magazine avait recruté une nouvelle rédactrice, les réalisateurs ne se l’arrachaient plus. Elle sombrait, dans un profond sommeil. Aucun homme ne la désirait plus, elle avait été remplacée par les autres beautés du monde. Ce style de vie ne convenait pas à Blanche-Neige. En perdant ses attraits, elle avait tout perdu.
« Alors à quoi me sert-il encore de vivre ? » pensa-t-elle un jour.
Elle se rendit chez un pharmacien privé.

- Je cherche un poison très puissant. Effet immédiat.
- Enfin, je ne peux pas vous vendre ceci. C’est illégal.
- Je vous donne tout mon argent, s’il le faut. Je n’en ai plus besoin. Vous savez qui je suis ?
- Je ne crois pas…
- Blanche-Neige. Je suis Blanche-Neige, celle qui vous a sans doute fait tourner la tête, il y a à peine quelques mois ! Celle qui avait tout pour elle, mais qui l’a perdu. Alors donnez-moi ce poison.

Désemparé, le pharmacien se retira dans l’arrière-boutique. Il revint avec une boîte ronde contenant de la poudre.

- C’est… c’est un poison découvert il y a très peu de temps. C’est le plus efficace… Et le plus… irrésistible. Sentez.

Il ouvrit la boîte et un parfum entêtant de pomme s’en échappa. Blanche-Neige n’eut qu’une envie, avaler tout le contenu de la boîte, tant cette odeur était délicieuse. Elle avait l’impression de renaître, de retrouver sa notoriété, son visage…

- Je le prends. Ne vous inquiétez pas. J’imagine que c’est dur pour vous d’être complice d’un … meurtre. Mais imaginez, vous, tous ces milliards que vous allez acquérir grâce à cette simple petite boîte, dit-elle, un sourire dément aux lèvres.

Rentrée chez elle, Blanche-Neige ouvrit la boîte. Ce parfum… Il était attrayant, délicieux… Elle se servit un verre de jus de pomme, versa tout le contenu de la boîte dans son verre. Le breuvage semblait si savoureux. Elle huma son verre et se sentit emplie de toutes les joies du monde.
Alors elle but. Et disparut à jamais.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Ven 18 Nov - 23:23

Allons y pour le quatrième conte \o/ J'ai déjà lu mais je vais faire comme si c'était la première fois que je lisais :p


Citation :
Toute la presse ne faisait que de parler d’elle et de ses caprices de star. Pas de quoi fouetter un chat, pourtant. La belle n’était qu’une riche héritière, présente à toutes les soirées chics de la ville, toujours habillée à la dernière mode, aux derniers ouvrages de la haute couture.
Belle maman-sorcière a des problème ? J'ai toujours su qu'elle était une London Tipton *a top regardé Zack et Cody*

Citation :
La jeune femme, bien qu’héritière d’une fortune colossale, ne se reposait pas sur ses lauriers.
... Bon, c'est pas belle maman.

Citation :
Dans chaque discipline, son nom de scène, ou de plume, était « Blanche-Neige ».
J'adore l'utilisation de son nom comme nom de plume ! Juste une super idée !

Citation :
Ce surnom lui avait été attribué selon son teint de porcelaine, d’un blanc nacré, qui était l’un des atouts majeurs de la jeune femme, tout comme sa bouche rouge vif et ses cheveux noir d’ébène.
Ah voui, c'est bien notre petite Blanche Neige, en effet :p Ses cheveux noirs n'étaient pas d'ailleurs de la couleur de la fenêtre ou un truc comme ça ? *s'embrouille un peu*

Citation :
Mais un soir, sa vie bascula, et se transforma à jamais.
:s j'ai peur là

Citation :
Extrêmement dépendante à la nicotine
Et VLAN, un mythe de cassé XD

Citation :
Elle s’alluma une cigarette pour se détendre et en tira quelques bouffées. Blanche-Neige accéléra légèrement le pas.
*mode flippe*

Citation :
Violemment, on la relâcha et elle se retrouva face à deux silhouettes masculines imposantes, noyées dans la pénombre. L’un d’eux brandit alors une sorte de bidon et Blanche-Neige ressentit alors une douleur cuisante, acide, la pire chose qu’elle eût ressentie de toute sa vie.
MAMAAAAAAN >< ... En fait, j'aurais dû le couper en deux ce passage vu que je l'ai un peu "lu" en deux parties, d'abord la peur et ensuite le choc.

Citation :
- Que m’est-il arrivé ?
Pas des bonnes choses ... De rien, c'est gratuit ;)

Citation :
qui était réputée pour être l’une des plus belles femmes du monde
Miroir, mon beau miroir ... =D

Citation :
ainsi que de sa santé mentale.
Logique :s je serais dans le même état

Citation :
« Alors à quoi me sert-il encore de vivre ? »
Je le sens pas du tout :s

Citation :
- Je cherche un poison très puissant. Effet immédiat.
J'en étais sûr ><

Citation :
- Enfin, je ne peux pas vous vendre ceci. C’est illégal.
La réaction me fait marrer par contre xD

Citation :
Blanche-Neige n’eut qu’une envie, avaler tout le contenu de la boîte, tant cette odeur était délicieuse.
J'adore l'idée !

Citation :
Elle se servit un verre de jus de pomme
La pomme \o/

Citation :
Et disparut à jamais.
:s

----------------
Très bien écrit, très sérieux. C'est vraiment fantastique. Je trouve ça vraiment extra, tu as vraiment fait un truc fantastique. Le sérieux, c'est intéressant et un thème sympathique et bien traité.

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MessageSujet: Re: Règlement de contes...   Ven 18 Nov - 23:27

Merci infiniment ! :) C'est vrai que j'ai un peu laissé de côté la belle-mère pour ce coup-là... M'enfin, j'étais pas super inspirée ! x) J'avais simplement eu l'idée d'une femme extrêmement belle qui serait défigurée, et ça collait plutôt avec notre petite Blanche-Neige ^^
Encore merci pour ton commentaire \o/

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