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 Hisshi

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megamomo
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MessageSujet: Hisshi   Sam 22 Aoû - 23:21

Je vous avez promis de vous faire une fiche sur l'histoire qui allait remplacer à la fois Le pensionnat Jigoku et Suki-- ni kyuuka qui, pour ceux qui ne l'aurait pas encore remarqué, touche à sa fin. Au passage, c'est aussi un remplacement à Usagi Murota et là, c'est l'occasion de réaliser que de nombreuse histoire de Momo-chan touche à leur fin après un long moment de loyaux service ... Autant dire que, lorsque se sera fini, SK me manquera beaucoup ... C'est histoire qui a occupé presque un an de ma vie après tout ... Une histoire que j'ai adoré écrire et qui, je l'espère, vous a plu aussi ^^ Mais voilà plutôt la raison pour laquelle nous sommes réuni ^^

Titre : Hisshi
Statut : Terminée (6/6 + prologue et épilogue)
Résumé : Lorsque Makoto avait 10 ans, on lui a appris qu'il ne vivrait jamais au delà de ses 16 ans. Apprenant qu'il ne lui reste plus que six ans à vivre, cet enfant, qui a toujours été psychologiquement instable, tente de se suicider. Désormais, il a 15 ans et il ne passe pas un jour sans qu'il ne pense à son anniversaire qui se rapproche
Avis : J'avoue qu'on change complètement de registre. Plus question de mignon petit couple ici, mais l'histoire d'un jeune garçon qui sait qu'il va mourir. Dans My first love, Takuma gère son cancert en s'éloignant de celle qu'il aime et en faisant semblant d'être toujours de bonne humeur ... Makoto ne se voile pas la face. On ne sait pas si il a vraiment peur de la mort mais en tout cas, on sait que ce qui l'énerve réellement n'est pas d'être condamné mais de ne pas avoir le droit de choisir QUAND il va mourir, comme il le dit lui même.
En ce moment, j'ai envi de faire des bad end et des histoires sérieuses, alors autant vous le dire maintenant. J'ai déjà décidé de la fin et je n'ai aucunement l'intention de sauver Makoto à la fin, même si ça me fait mal au coeur ...
Avertissement : Un très léger shonen ai

LISTE ET ÉTAT DES CHAPITRES
Prologue) "Qu'est ce que ça veut dire, être heureux ?" [terminé] - sortie le 30.12.09
1) J-18 "Je veux décider du jour de ma mort" [terminé] - sortie le 30.01.10
2) J-16 "ça ressemble à quoi, un ami ?" [terminé] - Sortie le 27.02.10
3) J-14 "Il y a des milliards de gens sur terre" [terminé] - sortie le 27.03.10
4) J-10 "je veux mourir" [terminé] - sortie le 24.04.10
5) J-7 "Comment aimer quand on sait qu'on va mourir" [terminé] - sortie le 29.05.10
6) J-6 "Finalement, je ne suis peut être pas inutile" [suspendu] - sortie le
6) J-4 "En fait, j'aurais bien aimé vivre plus longtemps" [terminé] - sortie le 26.06.10
Epilogue) 3 ans plus tard "Grâce à vous, j'ai compris le sens du mot aimer" [terminé] - sortie le juillet ou août

PRÉSENTATION DES PERSONNAGES
MIMOMIYA Makoto
身喪未谷 信
Né un : 16 Avril
Tout sur Makoto Makoto est le seul personnage dont on connait l'enfance. Quand il avait huit, il a consulté un psychologue à cause d'une question qu'il avait posé à ses parents et il est apparut qu'il était incapable d'accepter le bonheur comme n'importe quelle personne. En effet, Makoto a besoin d'une raison pour tout et ne sait pas être heureux sans se poser de question, aussi est il toujours en train de tout remettre en question. A cause de ça, il a eu une enfance plutôt calme puisque ses parents, se sentant coupable de se comportement, acceptait toutes ses demandes.
Makoto est atteint d'un infection aux poumons dont il n'existe pas de remède et est condamné à mourir avant son seizième. Si il a plus ou moins compris qu'il ne pourrait rien faire pour empêcher son sort, il veut pouvoir être capable de choisir le jour de sa mort et tenta de se suicider lorsqu'il était petit. C'est un garçon de constitution faible et il ne peut pas faire de sport. Comme il a passé beaucoup de temps à l'école, il ne connait pas grand chose sur la façon de vivre des adolescents. Il n'a pas de téléphone portable, ne sait pas se servir d'un ordinateur et ne comprend rien à l'amour. Il ressemble parfois à un enfant et mange beaucoup.
Note, Makoto est gaucher, c'est pour cette raison que c'est son poignet droit qui est blessé à la suite de sa tentative de suicide (prologue "mon poignet droit douloureux [...]" ^^)
Citations : "Je n'ai plus que six ans à vivre ... Qu'est ce que ça peut faire, que je meurs maintenant ou dans six ans ?"
"Je ne peux rien faire pour changer mon état de santé, alors laissez moi juste décider du moment de ma mort !"

Poireau qui va le mieux :

TEKEMOTO Akira
手家本
Né un : 5 Décembre
Tout sur Akira : Akira a un an de plus que Makoto et est en deuxième année de lycée.
Il est quelqu'un qui ne fait pas attention à ce que les autres pensent de lui et qui agit selon son coeur. Il est plutôt impulsif et, lorsque l'on s'en prend à quelqu'un qu'il aime, il a tendance à s'énerver et à devenir violent. Mauvais élève, il se retrouve souvent en rattrapage mais, de toute façon, il n'aime pas travailler. Il passe beaucoup de temps dans sa chambre, les écouteurs sur les oreilles, comme pour se couper du reste du monde. Il aime lorsqu'il peut protéger les autres et considère ses amis comme les personnes les plus importantes. Il fait semblait d'être impassible mais en réalité, il est toujours là pour surveiller Mizuki et Shinichi.
Bien que très sportif, il attrape facilement des rhumes et a besoin de lunette lorsqu'il est en cours. Il est toujours très positif et prend toujours les choses du bon côté. Il a perdu ses parents quand il était en deuxième année de collège et c'est Shinichi, son frère jumeau, qui a commencé à s'occuper du lieu. Akira est nul en cuisine et en tâche ménagère.
Citations : "Chaque moment de ta vie est important, en particulier pour quelqu'un comme toi, condamné à n'être jamais adulte"
"Ne gâche pas bêtement le temps qu'il te reste !"

Poireau qui va le mieux :

TEKEMOTO Shinichi
手家本 真一
Né un : 5 Décembre
Tout sur Shinichi : Il aime secrètement Mizuki et ne peut pas voir les reliefs.
Shinichi est une personne compréhensive et probablement celui qui a le plus de facilité à comprendre ce que ressens Makoto, étant victime d'un handicape. Il est assez narcissique et aime qu'on s'intéresse à lui. Il a tendance à être trop facilement fier de lui et bien rappeler qu'il est plus âgé qu'Akira, même si ça n'est que de quelques minutes. Il est toujours fier de lui et ne cherche jamais à rabaisser les autres parce qu'il ne ferait jamais à personne ce qu'il ne voudrait pas qu'on lui fasse. Il a appris à cuisiner avec sa mère lorsqu'elle était encore en vie et a pris Akira en charge à la mort de cette dernière et de son père.
Shinichi, ou Shin de son petit nom, est aussi un champion de karaoké et le plus vieil ami de Mizuki, qu'il a rencontré à l'époque où ils étaient encore en primaire. Il est parfois sur protecteur envers Mizuki, et le pire est peut être qu'il ne s'en rend pas compte. Il a un petit boulot de libraire afin de pouvoir payer le loyer du 1dk dans lequel il habite avec son frère.
Citations : "J'm'en fout que tu sois malade ou qu'il ne te reste plus beaucoup de temps à vivre ! Si tu refais pleurer Mizuki, je ne te le pardonnerais pas !"
"Si tu te suicides, je viendrais t'en foutre une en enfers !"

Poireau qui va le mieux :

KAZUSHIRO Mizuki
数白
Né un : 22 Mars
Tout sur Mizuki : Mizuki est un garçon dont il est difficile de faire le portrait puisqu'il peut passer d'un extrême à l'autre assez facilement. Il est toute fois utile de noter que c'est un gros dormeur et qu'il a une tête d'ange. Si il est généralement adorable, lorsqu'on énerve Mizuki, il est très difficile de le calmer car il ne veut plus entendre ce que les gens ont a lui dire. La seule personne qui peut le calmer est probablement Shinichi, qui sait toujours trouvé les mots qu'il a besoin d'entendre. Il n'est jamais tombé amoureux mais se sent attiré par Takaheuchi Nayuki, une fille de sa classe.
Il est la première personne a parler à Makoto, malgré la réputation de fils à papa qui le poursuit et il sa gentillesse a fait qu'ils ont commencé à devenir ami. Ses parents passent leur temps à se disputer mais refuse, malgré tout, de divorcer, inquiet du "qu'en dira t'on" et lorsque Mizuki ne supporte plus leur dispute, il n'est pas rare qu'il aille chez les Tekemoto. C'est un garçon qui n'a pas honte de dire ce qu'il pense.
Citations : "Peu importe que tu sois malade ! Je suis ton ami et je resterais près de toi !"
"Tu as été mon premier ami dans cette classe Makoto ... Alors n'essaye plus de te tuer."

Poireau qui va le mieux :

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Dernière édition par megamomo le Ven 26 Fév - 22:01, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 7:39

Oh oh oh ! XD
Ca a l'air bien ! Très bien même !
Comme je te l'ai dit hier, je trouve que le résumé - et maintenant, la description des personnages - donne vraiment envie de lire la fic ! Donc vivement le prologue.
En attendant, pitite remarque... les smileys s'appellent oignons, pas poireaux XD

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 16:01

Ah nan ! Pour moi se sont des poireaux, un point c'est tout :p Ils ont plus une tête de poireaux ... Les oignons en plus, ça fait pleurer et eux, ils nous font marrer
MWAHAHAH
J'vais rajouter les noms des personnages en kanji ^^ Pour les prénoms, je promet rien.

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 16:10

Bon alors je vais adhérer au fan club des poireaux xD classieux
Yosh, j'trouve que c'est une bonne idée de mettre "poireau qui correspond le mieux" ^^ Ca donne une idée meilleure des persos Razz

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 16:19

Bon alors ... J'ai essayé de mettre les prénoms en kanji, et j'ai oublié de mettre le nom de famille de Mizuki en kanji --" enfin bon ... Pour les prénoms, j'ai pas trouvé Akira et Mizuki ... Voilà les significations des prénoms :

Makoto --> sincérité/confiance/dévotion/foi
Akira --> intelligent
Shinichi --> vérité/réalité
Mizuki --> jolie lune mais on peut aussi l'écrire avec les kanji de l'eau et de l'esprit ... (ou de l'arbre, ou de ... Mais l'esprit est plus beau)

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 18:55

Atta... "Kira" ça veut dire tueur ? Et "Akira" intelligent ? Wouah, une lettre peut changer toute une signification XD Bon comme pour poison et poisson xD Enfin bref, je trouve joli "Mizuki"... Jolie lune... C'est meugnon ! °u°

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 23 Aoû - 19:32

Kira ne signifie pas seulement "tueur" ^^ Il me semble que ça veut aussi dire un truc du genre briller mais je ne suis pas sur. Dans le cas de gundam seed et gundam seed destiny, ainsi que dans death note, le prénom Kira est la déformation japonaise du mot anglais killer, tueur. Ainsi, il est amusant que le personnage de Kira de gundam seed porte ce prénom puisqu'à l'origine, il est pacifiste, alors que, par la suite, on ne comptera plus le nombre de ses victimes ... Ainsi, le prénom Kira, ira bien mieux au Kira de Gundam seed destiny (qui a gagné en maturité) ou au Kira passé en mode bersek, qu'au Kira habituel de gundam seed ... Les trois étant en fait une seule en même personne.

Pour en revenir au sujet ... Bein ... Heu ... En fait ... Y'a rien de plus à dire XD

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 20 Déc - 13:31

Et bein dit donc... j'attends le début avec impatience moi ! Comme tu me l'as demandé, je vais faire un ptit délire... c'est ma spécialité ;) [On avait remarqué] Ohohoho ! L'apparition d'une tierse personne signifie le début d'un délire... [Reflux: T'as tout compris.] On va se la jouer comme sur Akashan dans l'article sur les persos qui ont souffert ! Pur délire force 300 ! èé [Reflux: En fait je crois que t'es drôle malgré toi ''--] Comment peux-tu dire une chose pareille ? T^T [Reflux: Parce que c'est vrai.] Bon ça suffit maintenant. Figure toi que j'ai déjà un projet BL avec toi... t'as déjà eu de la chance que j'abandonne Un désert de larmes ! [Reflux: De toute manière c'était pourri.][Otorii: VOUS ÊTES EN TRAIN DE CRITIQUER LES SCÉNARIOS DE RAY-SAMA ?!][Reflux: Oh le démodé... ça faisait longtemps que t'étais pas venu toi.][Otorii: Ouais c'est vrai... d'ailleurs où est le producteur de momo-sama ? Kagetsu ?][Reflux: dans ton cul...] UN PEU DE DISCIPLINE, MERDE ! [Reflux: toi-même !][Jade: ON SE CALME, ON SE CALME ! PUTAIN DE MERDE ! ] Ouais nan mais là, euh... ''-- [Reflux: T'es à court d'arguments, baka] On peut en dire de même pour toi, bakame =P [Je crois qu'on va s'arrêter là... momo-chan... bonne chance pour Hisshi ^^]

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MessageSujet: Prologue   Mer 30 Déc - 20:52

Voilà ... Si ma Ray-chan vous a mis un message avant, sur ma demande, c'est parce que mon cadeau de noël cette année, c'est le prologue de Hisshi plus tôt que je l'avais prévu. Ayant bientôt terminé l'histoire en elle même (il me reste le dernier chapitre et l'épilogue) ... Donc, voilà ... L'épilogue qui se passe 5 ans plus tôt, lorsque Makoto apprend pour la première fois qu'il est condamné et qu'il ne lui reste plus que six années à vivre. J'ai écrit ce prologue avec tout le sérieux possible, j'ai essayer de me renseigner sur les maladies infectieuses des poumons mais, n'ayant pas trouvé la maladie qui me satisfait, je ne l'ai tout simplement pas nommé. Il y a une totale absence de terme médical si mes souvenirs sont bons ... Ce n'est pas que je ne les connais pas (j'en connais pas mal depuis que je regarde Dr House) mais je me suis dit qu'un garçon comme Makoto, qui ne s'intéresse absolument pas au monde qui l'entour ne devait pas s'amuser à apprendre les termes de médecines dont il se moque. D'ailleurs, il a tendance à ne pas écouter les médecins.
Pour info, j'ai écrit certains chapitres de Hisshi avec une musique des Vocaloid. Dans la mesure où j'écoute toujours de la musique pour faire un chapitre, je vous mettrais chaque fois la musique du chapitre (pas forcement en lien avec le chapitre). Pour Hisshi, j'ai souvent écouté une musique qui est, à l'origine chanté par Rin et Len mais qui est reprise pas Meiko et Kaito et que je trouve parfaitement adapté ... Kokoro Kiseki

Prologue – « ça veut dire quoi, être heureux ? »

Lorsque j'avais huit ans, un jour, j'ai demandé à mon père "Qu'est ce que ça veut dire, être heureux ?". Le lendemain, je me suis retrouvé chez le psychologue pour essayer de comprendre pourquoi "une partie de Makoto refuse la notion de bonheur". Il en est ressorti que j'étais juste un enfant qui avait tendance à trop réfléchir à des choses qu'habituellement, on ne ressent pas le besoin de tout remettre en question. En résumé, j'étais incapable d'être juste heureux, comme n'importe quel enfant de mon âge. J'avais besoin d'une raison logique ... Mes parents ont alors pensé que c'était peut être la raison de l'inexpressivité constante de mon visage et on commença à s'inquiéter de ce qui pouvait provoquer se refus de la joie chez moi, alors que mes parents, sans doute persuadé d'en être la cause, acceptèrent toutes mes demandes.
Quand j'ai eu dix ans, j'ai dû passer deux semaines à l'hôpital à la suite d'une crise d'anémie inexpliquée. Dans ma petite chambre aux murs immaculés, j'entendais et je comprenais tout ce que l'on disait autour de moi … à un moment, la voix de mon médecin traitant me parut plus solennelle qu'à l'ordinaire et, alors qu'en général, les discussions d'adultes ne m'intéressaient pas, je tendis soudain l'oreille pour entendre une nouvelle qui allait changer ma vie ... "Makoto est atteint d'une sorte d'infection des poumons et, à l'heure actuelle, nous ne connaissons encore aucun traitement ... De plus, il est probable que votre fils ne dépasse jamais seize ans ..." ... Il s'était ensuite excusé auprès de mes parents avant de se retirer, mais le mal était fait ... Ce jour là, j'ai compris que le destin avait décidé que je ne serais jamais heureux ...
Quand j’étais en première année de primaire, un jour, le professeur, qui était un monsieur barbu et détesté d’une grande partie de la classe qui le trouvait trop strict, nous a distribué une feuille sur lequel il voulait que nous écrivions les métiers que nous avions envi de faire plus tard. A cette époque, mon rêve était d’être avocat … Protéger les innocents, c’était quelque chose que je voulais faire, peu importe que ça soit long … Ce professeur barbu, dont j’ai oublié le nom, m’a alors pris a part à la fin du cours. Il m’a dit que c’était un métier très difficile et que j’avais probablement une vision faussée par la jeunesse. Il m’a dit aussi que, parfois, les avocats faisaient libérés des méchantes personnes, qui avaient fait des choses graves … Que ça faisait aussi partie de leur travail. Il m’a aussi dit qu’il ne voyait pas quelqu’un comme moi, quelqu’un qui, d’après ses dires « possédait un sens de la justice supérieur aux autres enfants de son âge », faire un tel métier. Il parlait calmement et avec des mots simples, comme si j’avais eu trois ans et que j’étais incapable de comprendre … Mais moi, je n’avais pas besoin qu’il me traite comme un gamin pour comprendre ce qu’il voulait me dire … Je savais qu’il ne voulait pas être méchant en disant ça … Qu’il pensait vraiment que c’était une carrière qui ne me conviendrait pas, moi qui était incapable de déceler le mensonge et qui ne supportait pas l’injustice … Mais je me souviens que je m’étais alors énervé … J’ai dit à ce professeur que j’arriverais à devenir avocat et que, quand ça arrivera, je viendrais le voir pour lui montrer de quoi j’étais capable …
Quand j’y repense, je me dis que j’aurais dû l’écouter sagement au lieu de prendre la mouche aussi rapidement … J’avais fait cette promesse, mais je ne pourrais jamais la tenir. Pourtant, je connaissais les textes de lois par cœur, j’avais appris les procédures et comment fonctionnait la justice … Mais je ne serais jamais adulte … Je ne pourrais jamais prouver à ce professeur à quel point il avait tord … Même si, en réalité, je me suis vite aperçut en faisant mes recherches, qu’il avait plus que raison … Être avocat n’était pas un métier pour moi. J’ai réalisé qu’une grande partie des criminelles étaient relâchés grâce à leurs avocats, même si ils avaient tué … Mais quand j’ai appris que j’étais malade … L’horreur de ce monde ne m’a soudain plus intéressé … Prouver que ce professeur c’était trompé était devenu une stupidité d’enfance … Et je me rendais compte que j’avais eu tord d’agir comme ça …
Les premières semaines qui ont suivit ma sortie à l’hôpital, ma mère me suivait partout, inquiète qu’il puisse m’arriver autre chose. Je devais prendre plein de médicament, mais je savais pertinemment qu’ils n’étaient pas efficaces et que, même avec ça, je finirais par mourir avant d’avoir atteint mes vingt ans. Je ne pourrais même pas finir le lycée … Mais malgré tout, je prenais mes médicaments sans rien dire … Je ne savais pas si mes parents avaient deviné que j’étais au courant, mais ils devaient s’en douter car mon père me caressait souvent la tête en disant « ça va aller » et ma mère explosait en larme à chaque fois que j’avais mal à la tête. Et moi, j’étais impuissant … Incapable de leur dire « c’est bon … j’irais bien » … Parce que je savais pertinemment que c’était faux … La seule raison pour laquelle je ne sanglotais pas sur mon sort, c’était que je n’avais pas l’impression qu’il s’agissait de moi … J’étais censé être malade, mais je me portais bien ! Je pouvais marcher normalement et, même si je m’essoufflais rapidement, je pouvais même courir ! Si il n’y avait pas eu les médicaments, que j’étais obligé de prendre tous les jours, j’aurais pu ressembler à n’importe quel enfant de dix ans ! J’allais à l’école … La seule différence notable, c’était que j’étais toujours seul. Je pensais beaucoup mais je n’aimais pas parler. Les autres élèves me trouvaient bizarre, distant … Et ils m’ignoraient … J’aurais pu être un morceau d’omelette, ils m’auraient probablement plus remarqué. Quand j’entrais dans la
classe le matin, tout le monde s’efforçait de regarder ailleurs, comme si le fait de croiser mon regard pouvait tuer … Mais moi, ces comportements ne me dérangeaient pas … J’aimais la solitude et je me sentais mieux lorsqu’il n’y avait personne pour me déranger … Même si les autres avaient du mal à m’accepter tel que j’étais …

Je finis, malgré tout, par réaliser ma situation … C’était à peine de mois après avoir appris ma maladie … Je me suis rendu compte des paroles du médecin … Je les ai complètement assimilé … J’ai compris que j’allais mourir sans rien pouvoir faire … En réalisant ça, je n’ai soudain plus eu envi de prendre mes médicaments. Ils ne servaient à rien de toute façon. Mais je continuais, malgré tout à suivre les conseils du médecin … Même si une idée avait germé dans ma tête. Je ne pouvais pas décider du jour où la maladie allait me tuer … Mais je pouvais la prendre de vitesse. Après tout, six ans de plus, qu’est ce que ça allait changer à ma situation … Je n’avais plus envi de vivre une vie aussi pathétique que celle là … J’étais tout simplement ridicule ! M’obstiner encore et encore à prendre des médicaments inefficaces … Il me suffisait juste d’attendre le bon moment …
Celui-ci arriva d’ailleurs bien plus rapidement que je ne l’aurais imaginé … Depuis ma sortie de l’hôpital, mes parents ne me laissaient plus seul … Même pas cinq minutes. Ma mère était toujours à au moins deux centimètres de moi et ne cessait de répéter « Tu vas bien ? Tu n’as pas des difficultés pour respirer ? Si il t’arrive quoi que se soit, dit le nous tout de suite ! Compris, Makoto ? » … Pourquoi répondre à ça ? Je n’étais pas complètement stupide … J’étais malade mais je pouvais comprendre lorsqu’on me parlait ! Mes poumons étaient peut être malade, mais pas mon cerveau ! Il serait temps qu’ils s’en souviennent ! Mais même si mes parents étaient toujours près de moi, un jour, je me suis retrouvé seul. Mon père était au travail, parce qu’il fallait bien qu’il gagne l’argent pour qu’on continue de vivre dans notre maison, et ma mère avait dû sortir faire les courses. Au début, elle avait à tout prix voulu que je vienne avec elle … « l’air frais tu feras du bien avait elle dit. « Tu ne devrais pas rester collé à cette fenêtre ! Tu dois t’ennuyer ! ». Elle avait probablement dit ça parce qu’à ce moment, j’étais en train de regarder par la fenêtre, les enfants qui s’amusaient dans la rue … Ceux qui n’avaient pas de problème et qui vivait tranquillement leur vie … Ceux qui étaient à l’opposé de moi, dont la vie était morne et délimité par un compte à rebours … J’aurais voulu courir …
Finalement, voyant que je me replongeais dans le livre que j’étais en train de lire avec apathie, elle avait soupiré et s’était résignée. Elle avait dit que je ne devais rien faire de dangereux … Qu’en cas de problème, la voisine était juste à côté, à l’écoute … Que je ne devais surtout pas sortir tout seul, quoi qu’il arrive, à moins d’aller voir la voisine … Que je pouvais l’appeler à tout moment, elle avait son téléphone et le numéro était écrit sur un papier posé sur la table, à côté de mon roman … Que, si je me sentais mal, je ne devais surtout pas hésiter à l’appeler, à la aller voir la voisine et à prévenir le médecin … Enfin, elle me laissa enfin seul et parti pour les commissions … Elle aurait probablement voulu attendre le retour de mon père, mais il devait rentrer très tard et il n’y avait vraiment plus rien dans le frigidaire … Bien sur, le conbini était ouvert toute la nuit, mais elle préférait éviter de sortir, une fois la nuit tombée, et n’avait pas envi de forcer mon père à ressortir ou à faire un détour en rentrant … Elle était comme ça … Et pour une fois, je m’en sentais presque reconnaissant …
Dès que je fus sur qu’elle était bien sortie, j’abandonnai ma lecture et me dirigeait vers la cuisine. J’avais beau avoir dix ans, j’étais asse petit et ne pouvait pas atteindre les tiroirs où étaient rangés les couverts. Je fus donc obligé de prendre une chaise pour, enfin, réussi à attraper l’un des couteaux que ma mère avait l’habitude d’utiliser pour couper la viande … Visiblement, c’était celui qui coupait le mieux … Je redescendis immédiatement de mon perchoir et m’assis contre le meuble de la cuisine … Pourquoi me m’étais je soudain à hésiter ? Après tout, j’avais préparé ça depuis longtemps ! Alors pourquoi, maintenant, je ne savais plus quoi faire ? Je savais que je n’aurais pas de seconde chance … Que si je la laissais passer, je devrais supporter encore six ans de cette vie pitoyable dont je ne voulais pas … Je regardai successivement mon poignet, le couteau et les enfin qui s’amusait dehors … Enfin, je pris ma décision …
Lorsque je me suis réveillé, tout était blanc. Quelqu’un d’autre aurait peut être cru être au paradis, ou je ne sais où, mais les bruits de la machine mesurant mon pouls m’indiquèrent très clairement où je me trouvais. J’étais de retour à l’hôpital où toute cette histoire avait commencé … Dans cette chambre immaculé que me donnait la nausée chaque fois que mon regard s’attardait trop sur les murs dont la couleur faisait ressortir la lumière … Je me sentais plus mal ici qu’à l’extérieur … Franchement, j’en venais à me demander si l’endroit n’était pas fait pour nous tuer, plutôt … ça aurait dû me faire plaisir mais en vérité, il n’y avait qu’une seule chose à laquelle je m’intéressais à ce moment précis …
Mon poignet droit douloureux était recouvert d’un bandage de la même couleur que ces murs que je détestais tant … J’appris plus tard que ma mère était rentrée en catastrophe, à peine arrivé au bout de la rue, trop affolé à l’idée de me laisser seul pour aller faire ses courses … Elle m’avait trouvé à moitié inconscient dans la cuisine et avait appelé une ambulance … Ma blessure, ou plutôt mes, car sous le coup de l’hésitation, je me suis acharné sur mon pauvre poignet, n’était pas assez profonde pour me tuer et je n’avais pas perdu une quantité de sang trop important … Malgré tout, il me fallut un petit moment pour réaliser tout ce qui c’était passé … J’étais resté endormis pendant presque une semaine … ça expliquait peut être les mines inquiètes de mon père et de ma mère lorsque j’ai ouvert les yeux … En me voyant réveillé, ma mère c’est mise à pleurer et mon père à remercier le ciel … Et moi qui avait toujours cru qu’il était shintoïste, voilà que j’apprenais qu’il avait l’air bien plus chrétien qu’autre chose …
Ma mère a alors posé la question que je redoutais depuis le moment où j’étais, plus ou moins, revenu à moi … « pourquoi as-tu fais une chose pareil ? » … Je n’ai pas voulu être méchant, ni avoir l’air désespéré … Depuis toujours, j’avais gardé mes sentiments pour moi … Je n’avais jamais ressentis le moindre bonheur, aussi je n’avais pas peur de le perdre mais … Je n’ai pas pu m’empêcher de crier … Et, même si je pensais tous les mots que j’ai prononcé à ce moment là, je n’avais jamais voulu les dire … Du moins, pas de cette façon …

- Je n’ai plus que six ans à vivre ! Qu’est ce que ça peut faire que je meurs maintenant ou dans six ans ?!

Je n’ai pas réalisé tout de suite ce que j’avais dit … J’ai vu ma mère fondre en larme et mon père s’assoire sur une chaise, comme si il était brusquement épuisé … Ce que j’avais dit était vrai mais je ressentais une sorte de culpabilité à l’avoir hurler de cette façon … Mes parents n’y étaient pour rien, après tout … Ce n’était pas leur faute … La seule chose qu’ils avaient fait avait été de me donner la vie … Après, j’avais fait mon affaire seul … Mon père m’a ensuite pris la main et m’a dit qu’il ne fallait pas que je dise ça … Que les médecins trouveraient probablement un remède avant que j’ai atteint mes seize ans … Mais je savais que tout ça était des mensonges … Je ne sais pas si c’était le sentiments que mon père n’éprouvait aucune honte à me mentir sur un sujet aussi sérieux que ma vie ou tout simplement parce que j’avais réalisé, réellement et durement, cette fois, que je n’avais aucun échappatoire, mais à partir de ce moment là, je me suis complètement déconnecté de la réalité …
Après ma tentative raté de suicide, j’ai passé un mois à l’hôpital, donc deux semaines car mon état de santé c’était brusquement dégradé … J’avais compris que j’allais passer toute ma vie à faire des allés retour entre la maison et l’hôpital et cette seule idée suffisait à me donner envi de retourner dans la cuisine … Mais lorsque je suis rentré à la maison, j’ai remarqué ce que j’avais deviné en me réveillant … Désormais, je ne pourrais plus jamais toucher un quelconque objet coupant … Après tout, quoi de plus normal si on réfléchissait bien … C’était le meilleur moyen pour être sur que je ne recommencerais plus … A partir de ce jour, je me contentai simplement de passer mes journées à fixer la fenêtre par laquelle on voyait s’amuser des enfants … Je ne pourrais jamais les rejoindre …

******
... J'ai pas mal bossé sur ce prologue et j'avoue en être assez fier. Ceux qui n'ont pas lu mes derniers travaux (je parle bien sur de Kurushimi to hatsukoi et de tous les passages sur Kuro dans la FF OS de Code geass) pourrais ne pas reconnaitre mon style. En effet, j'ai commencé à travailler de plus en plus les sentiments de mes personnages donc je fais des situations plus sérieuse où ils se retrouvent confronté à leurs sentiments ... Où ce sont les sentiments qui feront la différence. Ainsi, pour moi, Hisshi est une révolution et j'espère que cela vous plaira. Ici, pas de long chapitre sur les relations entre Makoto et son chéri Akira, vous comprendez pourquoi dans le cinquième chapitre.
Je n'ai jamais été dans un hôpital, à part rapidement en urgence ... Je n'ai jamais dormis à l'hôpital depuis ma naissance, c'est ça que je veux dire, puisque le seul accident que j'ai eu, j'étais encore un foetus. Les détails ne sont donc pas "vécu" ... Je me suis juste inspiré de la chambre de mon grand père (mais il n'est pas à proprement parlé dans un hôpital) et de ce que j'ai vu dans Code blue puisque l'hôpital est censé être japonais. Par contre, j'ai parfois des problèmes pour respiré, je me suis donc inspiré de ça pour les "problèmes" de Makoto. Il ne s'agit pas du Makoto que vous avez pu voir dans le pensionnat Jigoku, Sukii ni kyuuka ou, pour ceux qui connaissent, Kunou koi ... C'est un nouveau Makoto, inventé pour l'occasion. J'espère qu'il vous plaira ...

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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 4 Jan - 19:54

J'adore ! Ce prologue est super ! 1000x mieux que le prologue de Strawberry Love que tu pourras trouver sur WP XD En tout cas, j'ai beaucoup aimé tout le monologue intérieur de Makoto et j'aime beaucoup son mode de pensée... encore une fois, je me retrouver assez dans le personnage de Makoto, tout en sachant que je n'aurai jamais les tripes pour faire une TS ... ceci dit, bravo pour ce premier "chapitre" ^^

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 31 Jan - 13:58

Allez ... J'ai un jour de retard pour le chapitre 1 ... J'avoue que ça m'était sorti de la tête --" Bonne nouvelle à tous, j'ai enfin terminé le dernier chapitre, il ne reste donc plus que l'épilogue ... ça me fait mal au coeur d'abandonner mon petit Makoto et tous les autres personnages mais je pense que je peux être fier d'eux pour leur prestation ... Hisshi est l'histoire, jusqu'à présent, que j'ai préféré écrire ... J'ai beaucoup aimé me mettre à la place de Makoto pour la narration et essayé de comprendre ce qu'il pouvait ressentir et j'espère avoir réussi mon petit effet ... Les plus doués reconnaitrons, au début du chapitre, une allusion à Ayu de Kanon et à son fameux "nagareru fuhe ga suki datta" du dernier épisode ... Enfin bon ... Comme je l'avais dit la première fois, vous aurez, encore le droit à une musique ... Cette fois, elle me semble plus adapté pour le second chapitre où Makoto commence à s'ouvrir mais je pense qu'elle va bien avec l'histoire puisque la chanson raconte l'aventure d'un garçon qui pleure et d'un "faiseur de rire" qui vient l'aider à sourire ... Laugh maker

Chapitre 1 – J-18. « Je veux décider du jour de ma mort »

J’aimais voir les saisons changer. A travers la fenêtre de ma chambre d’hôpital, je ne pouvait pas voir la ville … Juste les arbres du jardin qui changeait au fil des saisons. L’hivers, quand tout était blanc et recouvert de neige … La printemps, quand les cerisiers étaient en pleine floraison … L’été, quand les fruits poussaient et tombait durement sur le sol … L’automne, au moment où les feuilles prennent cette belle couleur dorée … Voir les saison changer était devenu … mon seul bonheur.
J’ai passé quinze ans à prendre des cours par correspondance … Si on pouvait appeler ça des cours puisqu’en réalité, je me contentais de lire quelques fois les cours mais je n’étudiais jamais vraiment … Même dans les moments où j’étais censé travailler, à la maison ou avec les autres enfants de l’hôpital, je continuais à fixer la fenêtre. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi je devais continuer à vivre pour mourir … L’être humain était décidément bien stupide … Me laissez continuer à vivre n’était qu’une perte de temps pour tout le monde et en plus, ça ne servirait qu’à rendre mes parents encore plus triste quand je viendrais à mourir … Pourquoi ne me laissait il pas mettre fin à mes jours le plus vite possible ? C’était réellement stupide …
Le bandage à mon poignet droit avait rapidement été retiré, néanmoins, les cicatrices demeuraient encore bien visibles, ce qui était normal vu leur profondeur … On m’avait dit de ne pas espérer qu’elles disparaissent un jour mais je ne m’en étais pas tellement préoccupé. Je me doutais bien que si quelqu’un s’attardait dessus, elles allaient provoquer bien des questions mais en même temps, je crois que je m’en fichais. Après tous, j’allais mourir à seize ans … Les gens ne s’attendaient tout de même pas à ce que j’accepte mon sort avec un grand sourire et à ce que je continue à vivre comme si de rien n’était … Non … Ce comportement était tout simplement au dessus de mes forces … Et probablement au dessus de celles de n’importe qui ! Personne ne pourrait accepter une condamnation à mort sans réagir, surtout à dix ans ! C’était la seule chose dont j’étais persuadé et je pense que c’était aussi l’avis du monsieur qui passait me voir une fois par semaine et me parler durant de longues heures … Je crois que mes parents l’appelaient … monsieur le psychologue. Chaque fois qu’il venait, il essayait de discuter avec moi … Je le sais parce que mon père m’avait, une fois, reproché de ne pas répondre à ses questions. A vrai dire, je ne m’intéressais pas à ce qu’il racontait. Je regardais le cerisier qui était dans le jardin de l’hôpital. Cet arbre exerçait une véritable fascination sur moi, sans que je sache pourquoi. Peut être parce que je ne comprenait pas d’où lui venait la couleur rose de ses pétales … Dans la rue où j’habitais, il y avait des cerisiers aussi … Mais ils étaient tous pareil … Avec des pétales blancs … Identique … C’était pour cette raison que j’aimais cet arbre … Il était différent des autres … Comme moi.

- Makoto … Cette année, tu vas retourner à l’école.

Ma mère m’a annoncé ça d’un coup, deux jours avant ma rentrée en première année de lycée. Au début, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle était en train de me dire. Mon médecin (il n’avait pas changé depuis mes dix ans) venait juste de sortir après m’avoir fait une prise de sang … Je crois qu’il m’avait aussi annoncé quelque chose comme « tu pourras sortir demain normalement », ce qui voulait dire que, demain, une fois de plus, je pourrais rentré à la maison pour quelques jours … Je ne me faisais pas d’illusion … Je ne rentrais pas parce que j’allais mieux … Je quittais l’hôpital parce que mon état s’était stabilisé et qu’il ne me restait plus que quelques jours à vivre … Dans dix huit jours, j’allais avoir seize ans … Plus on se rapprochait de la date fatidique et plus je regrettais d’avoir raté mon coup, cinq ans auparavant. Si j’étais mort ce jour là, je n’aurais pas eu à subir l’attente de la mort que je vivais en ce moment … Je savais qu’on se rapprochait de mon anniversaire et je savais aussi que celui-ci était devenu un sujet tabou dans ma famille. Chaque année, mes parents évitaient de me le souhaiter, comme si ils avaient peur ou comme si le simple fait de me dire « joyeux anniversaire » allait leur rappeler la funeste nouvelle … A vrai dire, je ne m’en plaignais pas. Je n’avais jamais compris l’intérêt d’offrir des cadeaux et de faire la fête, chaque année à la même date aussi je me sentais presque réconforté d’être exempter d’un tel événement. De toute façon, on ne s’amusait plus trop dans ma famille … Mes parents avaient commencé à se calmer un peu sur les mesures de sécurité … J’avais de nouveau le droit de voir des couteaux sur une table, même si en général, on préférait se servir de baguette, mais chaque fois que j’étais près d’un objet coupant, je les voyais prêt à bondir si il me venait l’idée d’essayer de me suicider devant eux …
Au début, quand j’ai entendu la déclaration de ma mère, je n’y ai pas fait attention … En même temps, il fallait dire que le cerisier du jardin de l’hôpital était en plein floraison et me passionnait encore plus qu’à l’habitude … Ce n’est qu’en entendant la voix lointaine de ma mère m’expliquer pendant un long moment qu’elle m’accompagnerait au début pour que je m’y habitue que j’ai compris de quoi il était question … Me renvoyer en cours ? C’était n’importe quoi comme idée ! Je n’avais plus travaillé depuis cinq ans, je ne connaissais même pas les bases de dernière année de primaire ! J’allais forcément être complètement perdu en arrivant brusquement au lycée … Et en plus, comme si ça n’était pas suffisant, les gens allaient probablement apprendre que j’étais malade et allait me traiter en pitié … Si il y avait une chose que je détestais plus que ma maladie, il s’agissait des gens qui, lorsqu’il me voyait, pensait « le pauvre petit … Mourir si jeune … ». Je connaissais ma condition et je n’avais pas envi que ces gens me la rappel avec leur sourire mielleux et leurs paroles encourageantes ! Mais au moins, ne pas supporter ce genre de comportement était la preuve que j’étais encore capable d’éprouver des sentiments … On pouvait presque dire qu’il y avait du progrès par apport à avant … Mais seulement de ce point de vue … Car pour le reste, mon état avait plutôt empiré … Je n’étais plus capable de monter des escaliers sans être essouffler et il était devenu hors de question de me laisser faire du sport. Cela mis à part, je n’avais pas tellement de problème dans la vie de tous les jours, hormis cette apathie dont je souffrais depuis toujours … Mais de là à retourner à l’école … J’eu envi de me révolter contre cette idée mais la seule chose qui franchis mes lèvres fut un bref :

- Comment ça ?
- Dans deux jours, m’expliqua ma mère même si elle savait que j’avais compris, tu rentreras au lycée, comme tous les garçons de ton âge.

Je n’avais même pas le courage de répliquer. Je connaissais ma mère. Quand elle s’était mise une idée dans la tête, il était difficile de lui faire changer d’avis. C’était pour ça que le psychologue continuait de venir chaque semaine alors qu’il n’obtenait aucun changement dans mon comportement. De toute façon, lui, il s’en fichait … Du moment qu’il était payé, que je me sente mieux ou non, il voulait bien continuer de parler dans le vide … Et je le comprenais un peu, même si il m’étais toujours aussi indifférent.
Il avait donc été décidé que je reprendrais les cours le premier Avril … Il ne me fallut pas un long moment de réflexion pour comprendre d’où leur était venu cette stupide idée. Depuis tout petit, avant même de connaître ma maladie, j’avais préféré vivre seul et ne pas avoir d’ami … Mes parents s’étaient probablement dit qu’il serait bien que je profite de mes derniers jours en fréquentant des gens de mon âge et pas les vieux que j’avais l’habitude de rencontrer dans les couloirs de l’hôpital lorsque je sortais de ma chambre pour faire des examens … Quoi qu’en y réfléchissant rien, je n’en croisais pas tellement … J’avais plutôt l’habitude de rester dans ma chambre, à regarder le beau cerisier aux pétales roses, aussi, les seuls personnes que je voyais étaient les infirmières … Pas étonnant qu’ils aient envi que je change un peu d’air … Même si je continuais à trouver cette idée complètement loufoque et à y être opposé. Je n’aimais pas l’école. En même temps, je crois qu’aucun enfant n’aime l’école, mais moi, je la détestais vraiment …
Quand j’étais plus jeune, je n’avais rien contre … Après tout, on me laissait tout seul dans mon coin … Tranquille … Mais vu la situation … Après la rentrée, il ne me resterait même pas un mois à vivre … Aussi allait on probablement expliqué à mes « petits camarades » qu’il ne fallait pas s’inquiéter si je faisais un malaise mais appeler tout de suite une infirmière … Que je ne resterais pas longtemps avec eux parce qu’il allait brusquement falloir que je parte pour allez à l’hôpital quelques semaines après la rentrée … Franchement, je vois pas trop l’intérêt … Ils veulent que j’ai des amis ? Mais je n’ai pas besoin d’ami moi … Je préfère vivre seul le peu de temps qu’il me reste … Où est l’intérêt de s’attacher à des gens que je vais perdre ? J’aurais seize dans dix huit jours et je ne pense pas avoir envi d’apprendre ce que sont des fractions pendant le peu de temps qu’il me reste … J’avais bien plus envi de regarder par la fenêtre de ma chambre d’hôpital et de réfléchir au seul choix possible que j’avais en ce moment … Préférais je mourir à l’hôpital ou ailleurs ? Si je choisissais le second choix, il allait falloir que je sorte de l’hôpital sans me faire remarquer et, dans ces conditions, aller à l’école était plutôt une bonne chose … Mais je ne savais pas si j’en avais envi. Tout cela demanderait beaucoup trop d’effort pour une chose visiblement insignifiante … Mais je n’avais pas plus envi de mourir à l’hôpital avec les médecins en blouses blanches autour de mois, mes voisins de chambre bien content que ça ne soit pas eux, mes parents en pleures et mes voisins et leur hypocrisie caractéristique … Je n’avais envis de rien … J’aurais dû mourir quand j’avais dix ans … ça aurait été bien plus simple et je ne serais pas, en ce moment même, en train de me poser des questions aussi stupides … C’est vrai … Elles étaient stupides comme question … Sur cette simple pensée, mon regard se dirigea de nouveau vers la fenêtre et le cerisier aux pétales roses …

J’avoue que lorsque j’ai vu ma mère sortir après avoir été appelé par le médecin, j’ai espéré un instant qu’il allait lui dire que je n’étais pas en état de sortir pour aller à l’école … Pourtant, lorsqu’elle est revenue, j’ai eu comme l’impression que ça n’était pas du tout ça qu’il lui avait annoncé … Elle avait un immense sourire comme je lui en avait rarement vu depuis la dernière hospitalisation (ça allait bientôt faire un mois que j’étais à l’hôpital cette fois … J’avais fait un arrêt respiratoire à la fin d’un examens de routine le jour de la sainte White, donc le 14 Mars). Visiblement, elle avait eu une bonne nouvelle … Je n’avais plus qu’à prier les kami pour qu’on ait pas trouvé un moyen de rallonger ma vie de quelques semaines … J’en avais plus que marre de cette vie, vivement mon anniversaire !

- Makoto ! Cria t’elle presque avant de se souvenir qu’il ne fallait pas parler trop fort à cause de ma voisine de chambre qui venait de s’endormir. Les médecins disent que ton état s’est amélioré ! Je remplis les papiers et tu peux sortir aujourd’hui ! Comme ça, tu auras l’occasion de te préparer un peu pour la rentrée ! Après tout, ça va faire six ans que tu n’as plus mis les pieds dans une école !

Oh … Alors elle se souvenait quand même que je n’étais absolument pas préparé à reprendre un rythme scolaire normal ? Je n’avais pas travaillé pendant six ans et je n’en avais pas plus envi maintenant … De toute façon, quoi que j’apprenne, ça me servira à quoi dans la vie ? Sachant que ma vie se résume probablement aux seize jours qui allaient suivre la rentrée ? Ne pas savoir tout ce qu’on allait m’apprendre pendant ces seize jours n’allaient pas me porter préjudice.

- J’ai discuter avec le directeur de l’école où tu iras, il s’est montré compréhensif … Il m’a explique que les salles des premières années étaient aux deuxièmes étages et que tu n’aurais qu’un escalier à monter … J’étais un peu réticente mais il m’a dit aussi que les professeurs se montreraient compréhensifs si tu arrives en retard à cause de tes difficultés et que l’infirmerie était au même étage …

Que de prévention … Tout ça pour moi ? Je n’avais pas particulièrement envi d’avoir un traitement particulier. J’étais déjà assez différent des autres sans qu’on y ajoute des faveurs spéciales ! J’étais juste un peu malade au poumon ! Si je fais un arrêt respiratoire dans l’école, ça serait une bonne chose … Avec un peu de chance, j’y laisserais ma peau et je n’aurais pas à supporter les autres jours de cours … Pourquoi est ce que je n’essayerais pas de monter les escaliers en courant tient ? C’était une sacrée idée … Et puis … mes « difficultés » ne m’empêcheraient pas d’être à l’heure en cours … On me sous estimait vraiment décidément …

- Enfin, ton père ou moi viendront te chercher pour que tu ne sois pas seul … On te ramènera à la maison en vélo, comme ça, pas d’effort inutile.
- Alors ce n’était pas une blague cette histoire de retourner à l’école ?

J’ai vu ma mère ouvrir la bouche et la refermer comme si ce qui venait de se passer l’avait traumatisé … En même temps, il y avait de quoi. Les premiers mots que je disais depuis ma tentative de suicide était pour me plaindre … Mais là, s’était trop ! Je n’arrivais pas à savoir si il prenait autant de précaution à cause de ma santé physique ou de ma santé mentale … J’étais presque sur que, même si je n’avais plus rien fait d’insensé depuis mes dix ans, mes parents et le médecin s’attendait à tout moment à ce que je prenne un couteau et je me tranche les veines devant leurs yeux … J’étais stupide mais pas à ce point … J’avais bien sur une fois que ça ne marchait pas, pas besoin de refaire l’expérience pour être de nouveau assaillit de question et traité d’égoïste par mes voisins qui le sont deux fois plus … Qui a-t-il d’égoïste à vouloir se débarrasser d’une vie inutile ? A vouloir quitter une vie inutile ? C’était humain plus qu’égoïste et je n’y pouvais rien si j’avais le sentiment que ma vie n’avait aucun sens … Si encore j’avais su ce que signifiait le mot « heureux » … Peut être que j’aurais eu une raison de vivre … Quoi qu’il en soit, je le pensais pas que mon comportement pouvait traité d’égoïste … Je veux décider du jour de ma mort … Quoi de plus normal ? Tous les humains rêvent de contrôler le destin après tout ! Pas seulement ceux qui sont mentalement dérangé et qui ont une infection des poumons qui ne peut pas se guérir ! Je ne suis pas un cas à part … Du moins, je ne crois pas.

- Mais enfin Makoto, qu’est ce que tu racontes ? Me demanda alors ma mère en devenant soudainement plus pâle que moi, si c’est possible. Ton père, le médecin et moi pensons qu’il serait mieux pour toi de passer un peu de temps avec d’autre enfant de son âge … Tu verras … C’est une très bonne école !
-Et si je n’ai pas envi d’y aller, moi ?

Une nouvelle fois, ma mère a ouvert et fermé sa bouche avant de s’assoire sur la chaise qu’il y avait à côté de mon lit … C’était mauvais signe. Généralement, lorsqu’elle faisait ça, c’était lorsqu’elle s’appétait à avoir avec moi une très longue discussion … Trop longue pour mon pauvre cerveau engourdit par le manque d’exercice. Quoi qu’il en soit, et quel que soit le thème de cette conversation, je sentais bien que ça n’allait absolument pas m’intéresser et je fus presque déçu que ça ne soit pas l’heure de changer ma perfusion … Au moins elle aurait été obligée de se taire jusqu’à ce que les médecins soient sorties. Je la vis ouvrir de nouveau la bouche et mon regard se dirigea instantanément vers la fenêtre et mon cerisier … Le soleil était haut dans le ciel, il était probablement dans les environs de midi et l’heure de la fin des visites n’était pas prête d’arriver …

- Makoto ! Arrête ça tout de suite !

La voix de ma mère s’était brusquement mise à être autoritaire … C’était un ton que je n’avais absolument pas l’habitude d’entendre, surtout de sa bouche à elle. Qu’est ce qui allait encore me tomber dessus ?

- Chaque fois qu’on veut avoir une conversation sérieuse avec toi, tu te mets à regarder dehors ! Je ne sais pas si ça t’embête de nous parler mais tu vas quand même devoir m’écouter ! Et cesse de fixer cette fenêtre, ça commence à bien faire ! Pourquoi crois tu qu’on veut t’envoyer dans une école normale ? Ce n’est pas pour le plaisir de t’embêter ! Il est plus que temps que tu recommences à te connecter à la réalité ! On t’a laissé six ans pour te sortir de ton mutisme mais cette fois c’est trop ! Et regarde moi quand je parle !
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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 31 Jan - 14:08

Mon regard croisa un instant celui de ma mère et je dû me rendre à l’évidence … Elle était extrêmement sérieuse … Alors s’était ça qu’elle pensait lorsqu’elle me regardait avec ses yeux inquiets et compatissants ? Au fait que je me renfermais sur moi-même ? Elle en avait de bonne ! On voyait bien que ça n’était pas elle qui était condamné à mourir avant d’avoir atteint sa majorité ! J’étais condamné à ne jamais pouvoir boire de l’alcool, voir les films pour adultes … Bien sur, tout cela ne m’intéressait pas plus que ça mais j’aurais juste aimé pouvoir être comme les autres … Quoi que … « comme les autres », je ne l’avais jamais vraiment été … Pourtant, avant d’être malade, s’était quelque chose qui ne m’avait jamais dérangé alors pourquoi est ce que tout à tout, je ne voulais plus de ces différences ?
Mais même en désirant être comme les autres, je refusais l’idée de retourner à l’école, surtout dans de telle condition. Mais ça, comment ma mère aurait elle pu le comprendre ? Elle avait toujours joué les mères poules et n’avait jamais essayé de comprendre ma façon d’agir … Elle n’avait jamais compris pourquoi je m’étais renfermé après avoir appris que j’allais bientôt mourir, pourtant, c’était une réaction des plus logiques … C’était moi qui ne la comprenait pas, décidément … Elle ne se rendait pas compte de la souffrance que pouvait provoquer le fait de savoir que le jour de votre mort se rapproche inexorablement et beaucoup plus tôt qu’il le devrait … Parfois, il m’arrivait même de me demander pourquoi on m’avait donner naissance si s’était pour que je parte aussi rapidement … En fait, à bien y réfléchir, il était probablement que je me lamente un peu sur mon sort en oubliant totalement les autres personnes qui ont des problèmes … Je savais que je n’étais pas le seul à souffrir et que certains étaient dans des situations pires que la mienne ! Mais très franchement, à quoi ça allait m’avancer ?! Les gens qui me disaient « pense à ceux qui sont encore plus mal que toi » m’énervait au plus haut point ! Dire ce genre de chose, c’est facile … Tout le monde peut le faire … Mais on voyait bien que se n’était pas eux qui n’avait que quelques mois … quelques semaines … quelques jours à vivre ! Si ils avaient été dans ma situation, ils auraient réagit de la même façon … Alors les belles leçons de morale et d’existentialiste, très peu pour moi … Avant de dire des conneries pareil, ils feraient mieux de réfléchir à ce qu’ils font lorsqu’ils rentrent chez eux et se rende compte qu’on leur a coupé l’électricité ! Ne se lamente t’il pas aussi sur le sort sans penser aux enfants malades ? Et pourtant, je ne leur en portais pas préjudice ! Alors ils n’avaient pas à me juger !

- Makoto ! Je te parle bon sang !
- Vous ne voulez pas essayer de vous mettre cinq minutes à ma place ?! M’exclamais je soudain en oubliant de chuchoter et en réveillant ma voisine de chambre. Je ne veux pas à aller à l’école ?! A quoi ça va me servir de toute façon ? A rencontrer des gens que je vais devoir quitter alors que je me serais habitué à leur présence ? Je n’ai pas envi de m’attacher et de perdre mon temps en sentimentalisme ! Je préfère encore rester ici !
- Ça suffit maintenant ! S’écria ma mère en se relevant. Arrête un peu de faire comme si tu étais martyrisé ! On a tout fait pour que tu puisses avoir une vie comme les autres … Pour que tu puisses être heureux ! Tu ne pourrais pas y mettre un peu du tien aussi ?!
- Je ne sais même pas ce que ça veut dire « être heureux » ! Alors comment je suis censé l’expérimenté ?!

Avant même que je n’ai le temps d’ajouter quoi que se soit, la main de ma mère s’abatis violemment sur ma joue … Elle ne m’avait jamais frapper et pourtant, cette fois, elle n’y était pas allé de main morte … Et le pire, c’était que je ne comprenais absolument pas la raison de son acte … Je n’avais fait que dire la vérité … Si elle ne l’exceptait pas, ce n’était pas à moi qu’il fallait en vouloir ! Je n’y étais pour rien si j’étais né comme ça ! Je me contentais de subir tout ce qui m’arrivait et le plus simple pour ne pas souffrir dans ces conditions étaient de rester apathique … Mais même ça, les gens ne le comprenaient pas …

- De toute façon, que tu le veuilles ou non, tu iras à l’école à la rentrée ! Je te conseil de commencer tout de suite à regrouper tes affaires, on partira tout de suite après le repas ! Je vais remplir les papiers !

Tout en disant cela, elle sortie de ma chambre d’un pas énervé … Visiblement, je l’avais vraiment irrité mais, très franchement, je n’en avais rien à faire. J’allais recommencer à fixer le cerisier, sans m’occuper outre mesure du conseil de ma mère qui consistait à « faire mes valises », lorsque la jeune fille avec qui je partageais ma chambre fit entendre sa voix … Elle était arrivée il y a un peu plus de deux semaines à cause de blessures multiples causées par un accident de voiture … Elle s’était réveillée seulement il y a quelques jours et ses parents passaient la voir chaque soir … Je l’avais déjà entendu discuter auparavant … Avec les médecins, sa famille … Tous les gens de sa classe qui venaient la voir … Mais nous n’avions jamais parlé ensemble … Peut être que je n’étais pas le genre de personne à qui on avait envi de se confier …

- Tu es là depuis combien de temps ?
- Par là, soupirais je en tournant mon visage vers elle, tu sous entends dans cette chambre ou à l’hôpital ?
- A l’hôpital … répondit elle simplement.

Je remarquais qu’elle serrait les draps très fort dans ses mains, comme si ce dialogue lui faisait peur et qu’elle avait besoin d’un soutien moral qu’elle ne trouvait pas et se rabattait sur la seule chose qu’elle pouvait … les couvertures. Après un bref silence qui la mis encore plus mal à l’aise, je me décidai enfin à répondre …

- Cette fois ci, ça va faire un mois.
- Pourquoi dis tu « cette fois ci » ? Ce n’est pas la première fois que tu viens ici ?
- C’est ta première fois à l’hôpital ?

Elle acquiesça d’un timide hochement de tête … Visiblement, elle avait beaucoup de mal à parler avec moi … Elle eu ensuite un petit sourire timide et repris :

- Tu n’as pas répondu à ma question …
- Tu as peur ici ?
- Arrête de détourner la conversation … Pourquoi tu as dit « cette fois ci » ?
- Parce que je viens assez souvent.
- Tu es malade ou juste maladroit ?
- Malade.
- Très ?

Elle avait soudain pris un ton sérieux … Visiblement, les questions qu’elle me posait n’étaient pas seulement là pour maintenir une conversation et elle semblait réellement intéressée. Je me décidais donc à y répondre …

- Assez, oui …
- … Tu vas … mourir ?

Est-ce que je devais répondre ? Je n’avais pas particulièrement envi qu’elle me prenne en pitié mais, en même temps, j’avais l’impression qu’elle ne me lâcherait pas avant d’avoir eu ses réponses … Bon gré, mal gré, je choisis de lui expliquer.

- J’ai une infection des poumons. On s’en est aperçu lorsque j’avais dix ans … Et ils m’ont dit que je mourrais probablement avant d’avoir seize ans …
- C’est pour ça que tu semblais aussi énervé avec ta mère ?
- … J’aurais seize ans dans quelques semaines …

Elle hocha deux fois la tête, signe qu’elle avait compris mon histoire … Elle ne semblait pas avoir envi de me plaindre, d’ailleurs, elle n’ajouta plus rien et, pendant un moment, je me dis même que je lui avais fait peur en lui disant que j’allais bientôt mourir … Après tout, elle ne devait pas être beaucoup plus âgée que moi et elle avait bien fahi y rester, dans cet accident … Il était probable que la vision de quelqu’un qui avait presque son âge lui rappel la chance qu’elle avait eu de s’en sortir … Généralement, j’aimais le silence mais cette fois ci, il me mettait mal à l’aise.

- Je vois … Repris t’elle soudain alors que je ne m’y attendais plus. Mais dans ces conditions, tu ne crois pas que tu devrais plutôt profiter de chaque jour à fond ? Sinon, autant que tu meurs tout de suite …

Elle ne croyait pas si bien dire … Pour lui expliquer ma façon de penser et l’option que j’avais choisi, je retirais la bande que je portais à mon poignet droit et qui avait pour but que cacher un maximum les cicatrices que je lui montrais avec un air de circonstance.

- J’ai choisis la seconde solution, soupirais je en remettant la bande élastique. Mais visiblement, certaines personnes semblent ne pas vouloir me laisser faire … C’est aussi pour ça que je suis ici je pense …
- Ils veulent te surveiller ?
- Probablement.
- C’est pour ça que tu t’es énervé ?
- En partie.
- Tu réponds toujours par des phrases aussi courtes ?

Elle avait fait un petit sourire amusée et j’en déduis que sa dernière question était ironique. Je décidai donc de l’ignorer et me concentra un peu plus sur l’étrange individu que j’avais devant moi. Etrange parce que je ne comprenais pas la façon qu’elle avait de penser … Pourquoi parlait elle de cette façon à quelqu’un qu’elle connaissait à peine ? Et surtout, elle me parler et ce simple fait n’était pas dans mes habitudes … Généralement, on m’ignorait alors que quelqu’un s’intéresse brusquement à ce que je pensais et à se qui m’arrivait … Je n’y étais absolument pas préparé … C’est pour ça que je me contentai de détailler la jeune fille.
Elle avait une cicatrice rouge à la joue et un plâtre au bras gauche. J’avais entendu les médecins dire qu’elle avait eu de la chance de s’en sortir avec seulement quelques lésions et aucun traumatisme crânien … En fait, ils avaient même dit qu’elle avait eu de la chance de s’en sortir tout court … Elle avait des cheveux noirs – quoi de plus banal pour une japonaise … Mes cheveux blonds étaient décidément une bizarreries de la nature qui devait me venir de ma mère – qui lui arrivait aux niveaux des épaules et sa tête était appuyée contre l’oreiller blanc de son lit d’hôpital. Je n’avais pas l’habitude de voir d’autre fille que ma mère et l’infirmière qui venait, parfois, me faire une prise de sang, aussi mon regard s’égara un moment au niveau de sa poitrine avant de remonter rapidement vers son visage fin … Normalement, un garçon était censé être excité en voyant le corps d’une fille … Alors pourquoi est ce que je ne ressentais rien ? Peut être que la maladie m’avait grillé les neurones mais il ne me semblait pas que ce genre de chose soit régit par la raison …

- Makoto-kun ! Je viens te faire une dernière prise de sang avant que tu partes … Tu pourras commencé à te changer tout de suite après.

J’hochai la tête en détournant la tête de la jeune fille pour me porter vers l’infirmière à qui j’avais pensé quelques minutes auparavant … Elle arrivait au bon moment car, pour une fois, je trouvais le silence pesant … Mais rapidement, je recommençais à fixer le cerisier à l’extérieur et regardai les fleurs qui tournoyaient en tombant … Je ne pu m’empêcher d’être comme hypnotisé devant ce spectacle que j’avais pourtant déjà vu de nombreuse fois … « Chira chira » … Les pétales tournoyaient délicatement et donnait à la scène qui se passait derrière la fenêtre un air de shojo manga … Même si je ne voyais aucun couple dans le secteur … Mais bon … Tant pis, ça n’empêchait pas le cerisier d’être magnifique.

- Voilà Makoto, c’est bon. J’ai déposé des vêtements sur le fauteuil à côté de ton lit. Ta mère viendra de chercher dans moins de cinq minutes, assures toi d’être prêt. J’espère qu’on ne te reverra pas avant longtemps cette fois, ça voudra dire que tu vas mieux …
- Ou que je suis déjà mort, ne puis je m’empêcher de répondre avec une pointe de cynisme dans la voix.

L’infirmière sourit à ma remarque et me répondit « pas forcément » avant de quitter la chambre … Quel comportement hypocrite ! Mais malgré tout, je me levai et attrapa le jeans et le tee-shirt blanc qui avaient été déposés à côté de mon lit, comme elle me l’avait dit. Sans me préoccuper de la présence de la jeune fille dont j’ignorais le nom, je retirais le vêtement d’hôpital que je commençais, à mon goût, à être bien trop habitué à porté, et le troquait contre ceux qui m’avaient été apporté. Je vis le regard de ma jeune colocataire s’attarder un moment sur moi avant de se détourner. Je remarquai aussi ses joues qui avaient viré au rouge sang.

- Tu pourrais évité de te changer devant moi !
- Pardon …
- Pourquoi tu dis ça ? Soupira t’elle en se retournant de nouveau vers moi alors que j’enfilais le tee-shirt. Je suis sur que tu n’es absolument pas désolé.
- C’est vrai …
- On ne t’a jamais dit que tu étais trop honnête ?
- Jamais.
- Tu es sur ?

J’hochai la tête tout en réfléchissant … Je ne me souvenais pas que quelqu’un met un jour fait ce reproche. J’en avais entendu beaucoup d’autre mais jamais celui là … Je croyais même être habitué à être traité de menteur … Autant dire que cette fille me surprenait de plus en plus … Elle était vraiment étrange.

- En tout cas, tu n’es vraiment pas musclé ! Reprit elle comme si de rien n’était.
- Ça fait six ans que je n’ai pas fait de sport.
- A cause de ta maladie ?

Une nouvelle fois, je ne répondis que d’un hochement de tête … Elle semblait vouloir me demander autre chose mais elle se coupa brusquement en entendant ma mère rentrée dans la chambre d’un pas bruyant … Visiblement, elle n’avait pas décoléré depuis notre face à face précédent … Je sentais que si je disais quelque chose qui ne lui plaisait pas, j’allais m’en prendre plein la figure …

- On y va Makoto …

Ha … Bah non finalement … Elle fit un signe de tête à la jeune fille du lit d’à côté puis attendit que je sois prêt à partir. J’attrapai mon sac à dos dans lequel se trouvait un unique livre que je n’avais même pas lu et je pris le chemin du couloir, me courbant devant ma jeune voisine de chambre avant de passer la porte … Je n’arrivais pas à savoir si j’étais heureux de quitter cette chambre trop aseptiser ou si j’aurais préféré y rester … Juste pour éviter de devoir de retourner à l’école … Sans compter qu’à l’hôpital, le temps semblait s’être arrêté et j’aurais probablement eu plus de facilité à oublier la date de mon anniversaire qui se rapprochait …
La maison n’avait absolument pas changé durant mon absence et je la retrouvais tel que je l’avais quitté … Les couteaux et autres objets pouvant constituer une arme caché à une hauteur telle que je ne pourrais pas les atteindre sans me faire remarquer par quelqu’un avant d’avoir réussi à faire quoi que ce soit avec … Toujours la même paranoïa en fait … Je soupirait et m’allongeait sur mon lit, les bras croisés derrière la tête, le regard fixé sur le plafond blanc … Dans deux jours, j’allais retourner à l’école … Quelque chose que je n’aurais jamais pensé possible ! Tout en fixant devant moi, je me demandais pourquoi je ne voulais pas retourner à l’école … Au fond, est ce que je détestais vraiment ça où bien cela était il une excuse que je m’étais trouvé ? Est-ce que je n’avais pas tout simplement peur de découvrir le bonheur et, pour le coup, d’avoir peur de la mort ?
Je fermais mes yeux verts … Dans dix huit jours, s’était mon anniversaire.

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"chira chira" est l'onomatopée utilisé pour les fleurs de cerisier qui tombe.

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MessageSujet: Re: Hisshi   Sam 27 Fév - 13:26

Rahh !! Décidément, j'ai beaucoup trop écrit dans les autres notes alors je ne sais pas quoi vous dire pour faire aussi long ... Hier, je me suis fait agresser dans les toilettes publics de la station service par un ennemi vraiment terrifiant ... Le distributeur du papier WC. J'ai fait un mouvement un peu ample pour avoir mon papier et j'avais pas fait attention à l'autre distributeur alors je me suis coupé contre les espèces de dents pointues ... Beurk, c'est crado et pleins de microbe ! Enfin, heureusement que je suis pas le genre à m'arrêter à ce détail ... Par contre, comme j'ai eu des grosses plaques rouges la dernière fois que j'ai mis un pansement, j'ai évité ce coup-ci ^^ Mais c'est pas beau à voir les coupures :p J'ai pas l'habitude de ce genre de coupure en plus. En général, quand je me coupe, ça saigne deux secondes et basta, on en parle plus ... Mais vous allez finir par penser que je dis des conneries (ce qui n'est pas tout à fait faux peut être ^^) ... Alors ... Une chanson qui peut aller avec ce chapitre ... J'vais garder Time to say goodbay pour les derniers chapitres peut être :p Allez, Imitator qui n'a rien à voir mais qui est sympa ^^

Chapitre 2 – J-16. « Ça ressemble à quoi, un ami ? »

Décidément, je me souvenais maintenant pourquoi je n’avais jamais aimé les uniformes … Bien sur, ayant arrêté d’aller à l’école à dix ans, je n’en avait pas porté tellement longtemps, en plus, je n’étais jamais été au collège où nous avions, cette fois, de véritable uniforme et pas ce que nous portions au primaire. La chemise blanche me grattait et le pantalon noir jurait affreusement avec mon teint pâle. J’avais passé la moitié de ma vie à l’hôpital et le teint bronzé n’allait pas particulièrement avec les murs blancs de l’hôpital … En même temps, ce détail n’était pas vraiment celui qui m’avait frappé … Non, ce qui m’énervait vraiment, s’était cette fichu chemise dont on était obligé de fermer le dernier bouton afin de mettre la cravate noir … J’avais déjà du mal à respirer, inutile de rajouter des trucs pareils ! Ils avaient l’intention de m’étouffer ?
J’avais eu raison à propos du directeur et de son discours qui avait commencé par « nous sommes tous égaux, peu importe les différences » pour embrayer sur « l’arrivé d’un jeune garçon qui avait passé une grande partie de sa vie à l’hôpital » … Bien sur, il n’avait ni cité mon nom, ni préciser que, de toute façon, je ne passerais pas plus de trois semaines dans le lycée … On allait tout de même pas annoncer à des gamins de quinze seize ans qu’on désirait qu’il fasse ami-ami avec un gosse qui allait mourir dans moins d’un mois … ça serait mesquin. J’eu un profond soupire d’ennuis en entendant la suite de son discours … Mais oui on se respecterait … Mince à la fin ! Je crois que la dernière fois qu’une personne avait autant parlé devant moi c’était le médecin qui m’expliquait le pourquoi du comment de ma maladie … D’ailleurs, je crois que ça m’avait presque autant intéressé … Mais contrairement au docteur qui, en voyant mon regard obliquer vers la fenêtre, avait rapidement terminé ses explications, le directeur ne semblait pas pressé de se taire … Dommage. Mais bon … J’avais entendu dire que ce genre de personne adorait s’entendre parler … Alors au lieu de m’intéresser à ce qu’il racontait comme ânerie sur les différences et sur mon choix courageux de reprendre les cours (je t’en foutrais des choix courageux ! Je n’avais pas vraiment eu le choix !), j’avais préféré me concentré sur les informations que j’avais vaguement réussi à lire sur les panneaux. J’avais préféré évité de m’avancer de trop pour ne pas être avalé par le flot d’élèves, beaucoup trop important pour quelqu’un comme moi qui n’avait eu pour seul compagnie les arbres du jardin de l’hôpital pendant cinq ans. Je pouvais enfin rejoindre les garçons qui jouaient dans la rue … Mais à quel prix ?

- Je suis Kazushiro Mizuki et je viens de l’école N … J’aime le basket et j’espère pouvoir m’entendre avec vous …

Le dénommé « Kazushiro Mizuki » se rassit … Il était quelques places devant moi puisque nous étions par ordre alphabétique. Il avait fait une présentation tout ce qu’il y a de plus banal, selon le modèle du professeur … « Nom, Prénom, Collège d’origine » … Il y avait aussi rajouté ses centres d’intérêt … Ouais … C’était probablement un adolescent comme un autre, pourtant, je ne pu m’empêcher de m’arrêter sur lui pour une raison inconnu. J’étais incapable de savoir si c’était à cause de ses cheveux châtain clair qui faisait européen ou parce qu’il parlait avec un accent du kansai … Hum … Il n’avait pas précisé dans sa présentation en être originaire mais peut être avait il passé quelques années à Kyoto ou à Osaka … Cela pourrait expliquer son léger accent … Mais je n’eu pas le temps de creuser cela plus en profondeur puisque la personne à côté de moi se rassit … Cela signifiait que s’était à mon tour de me présenter … On avait rapidement faire le tour des personnes qui me précédaient ! Je me levais, sans grande motivation … Il n’y avait pas grand-chose à dire sur moi puisque je n’avais pas été au collège et que je n’avais pas le moindre centre d’intérêt depuis qu’on m’avait privé de la vue du cerisier du jardin de l’hôpital.

- Je suis Mimomiya Makoto …

Ces simples paroles dites, je me rassis et recommençai à fixer le jeune garçon à l’accent du kansai qui s’était retourné vers moi en entendant cette courte présentation. Il n’était pas le seul d’ailleurs, tout le monde me regardait avec étonnement et le professeur fut obligé d’intervenir pour faire taire les chuchotements des plus curieux … Et des plus bavards.

- A cause de certaines circonstances, Mimomiya-kun n’a pas eu l’occasion d’aller au collège … C’est pourquoi, je compte sur chacun d’entre vous pour l’aider à reprendre le rythme de l’école et à lui enseigner ce que vous savez sur la vie à l’école.

« Ecole, école » … Ce prof avait il remarqué qu’il l’avait répété deux fois dans la même phrase ? Il n’avait donc jamais appris que la répétition du même mot dans une même phrase était à éviter ? Même moi je savais ça … C’était quand même la preuve que n’importe qui était capable de le savoir puisque je n’étais jamais allé au collège … D’ailleurs, je ne m’en portais pas plus mal. Les chuchotements cessèrent avec la fin des explications et je décidai de m’intéresser à la vue que je réussissais à avoir de ma place. J’avais eu la chance de me retrouvé assis à côté de la semaine mais ce qu’on voyait par la fenêtre n’avait rien de bien passionnant … A part ces quelques arbres … Aucun cerisier aux fleurs mystérieusement plus coloré que les autres … Je sentais que j’allais m’ennuyer à mourir pendant le peu de temps que j’allais passer ici. Heureusement que je savais déjà que je ne resterais pas longtemps … Je n’aurais pas supporté bien longtemps d’être dans une salle avec autant de monde. Pour la première fois de ma vie, j’en venais presque à bénir ma maladie … Presque … Parce que même si on m’avait appris qu’elle me permettait de gagner cent millions de yens, j’aurais été incapable de l’apprécier. Et de toute façon, qu’est ce que j’aurais pu faire avec cent millions de yens ? Il n’y avait rien qui m’intéressé dans la vie … Je ne regardais pas la télévision, je ne lisais pas les journées … Parfois, il m’arrivait de lire un livre de mon père mais sans réellement y prêter attention. L’histoire ne m’intéressait jamais plus de quelques minutes et je finissais indéniablement par tourner les yeux vers le ciel et me plonger dans mes pensées. Contrairement à ce que les gens s’imaginaient, elles n’étaient que rarement noires. Je ne pensais pas vraiment au jour de mes seize ans … Parfois, comme en ce moment … Mais généralement, quand je me plongeais dans mes pensées, ça n’était pas pour ruminer mes idées noires. Je réfléchissais à ce que je pourrais bien faire pour m’occuper … Je me disais qu’il faisait vraiment beau aujourd’hui … Je me demandais ce que j’allais manger ce midi … Enfin … En fait, je laissais mes pensées vagabonder comme n’importe qui …
Mon regard se reporta de nouveau sur les cheveux châtains du garçon à l’accent du kansai. Il était en train de dormir sur sa table et le professeur ne semblait pas l’avoir remarqué. En écoutant un peu, je compris pourquoi la classe toute entière était en train de bailler … N’avait on jamais dit à ce prof qu’il répétait cinquante fois la même chose de façon différente ? Je m’ennuyais déjà alors que j’avais l’habitude des longs discours ennuyeux. J’y avait le droit chaque fois que je passais un nouveau teste. « Oui alors, Makoto, vois tu, il se trouve que le … » … Ils n’avaient généralement pas besoin d’aller plus loin pour que je détourne leur regard. A l’hôpital, je ne parlais plus tellement après qu’ils m’aient sauvé et qu’ils m’aient obligé à continuer à vivre. Je m’exprimer, quand l’envi m’en prenait, par des signes de tête et regarder ailleurs signifiait un peu « cause toujours tu m’intéresses ». Les médecins l’avaient compris, même si ils semblaient faire semblant de ne pas avoir remarqué et continuaient parler dans le vide … C’était un peu leur boulot non ? Après tout, on leur avait dit de me tenir au courant de la progression de mon état … Même si je ne les aimais pas, j’étais bien forcé d’avouer que, sur ce point, ils faisaient du bon travail … Et ils étaient honnêtes. Ils ne m’avaient rien caché, m’avaient toujours dit la vérité même à propos de cette opération dont il n’était pas sur que je sorte vivant … Où alors ils l’avaient fait exprès ce jour là … Il s’était probablement dit que j’arriverais à convaincre ma mère et, comme je voulais mourir, je n’y serais pas opposé … J’avoue que je n’avais jamais pensé la chose de cette manière mais c’était finalement une possibilité … Ils étaient sans doute plus intelligent que je ne l’avais pensé dans un premier temps. Néanmoins, l’opération avait quand même était annulé même si elle ne m’aurait pas tellement dérangé … Je ne mettais jamais les pieds à la piscine ou à la plage alors je n’avais pas à m’inquiéter de la cicatrice qui pourrait se voir si j’étais en maillot de bain … Et de toute façon, j’en avait déjà une … Du côté droit … J’avais complètement oublié à quel sujet j’avais été opéré cette fois … J’en avais aussi une au niveau de la trachée, souvenir de la fois où je n’arrivais absolument plus à respirer … Bah, parce que trachée était bloquée justement. Pourquoi ? Je ne parvenais plus à m’en souvenir mais il me semblait vaguement qu’il y avait une histoire de médicament que je n’étais pas sensé prendre … Ouais, en fait, ce coup ci, ça avait été entièrement ma faute et, une fois de plus, il m’avait sauvé sans me demander si je voulais. En même temps, je suppose qu’il se serait retrouvé con si j’étais mort dans leur hôpital.

- … Mimomiya, tu veux aller à l’infirmerie ?

En entendant cette simple phrase, je me suis retourné vers mon interlocuteur … Le professeur dont je n’avais absolument pas calculé le nom était penché sur ma table et me regardait avec inquiétude … Ne me dites pas qu’il avait cru que je me sentais mal parce que je n’écoutais pas son discours, ô combien ennuyeux à mourir. Je répondis, d’un signe de tête, que, non, je me sentais bien. Le reste de ma pensée devait être visible dans mes yeux « Fous moi la paix espèce de maniaque ! Si j’étais si malade que ça, je ne serais pas ici … Ah, mais oui, j’avais oublié … Je suis ici parce qu’on m’y a forcé ! » … Il ne dû pas comprendre cette phrase silencieuse puisqu’il retourna à son bureau et commença à nous distribuer des papiers … J’eu particulièrement envi de rire en lisant celui concernant les soins … « fiche médical ». On nous demandait de faire une visite chez le médecin … Je n’avais même pas besoin d’aller à l’hôpital pour remplir ce papier, je connaissais tous mes problèmes de santé par cœur et savait déjà que je ne pouvais faire aucun sport à cause de mes poumons … Bah … De toute façon, je devais passer à l’hôpital à la sortie des cours, je n’aurais qu’à en profiter pour le faire remplir, ce putain de formulaire à la con … Franchement … Ils savaient mes problèmes de santé ! Inutile de me les redemander … Mais je n’avais pas particulièrement envi de m’afficher … Le fait que le professeur m’ait demandé si j’allais bien devait déjà paraître suspect pour certain et je n’avais pas envi que tout le monde sache que j’étais ce garçon « courageux et fort » qui avait décidé de venir à l’école malgré sa maladie … De toute façon, tant que je ne courrais pas et que je ne me dépensais pas trop, rien ne me différenciait tellement des autres adolescents présents dans la classe … Sauf peut être mes cheveux blonds qui s’expliquaient par le sang anglais qui coulait dans les veines de ma mère. Bien sur, il ne fallait pas me regarder de trop près puisque la cicatrice au niveau de mon cou était assez voyante … Elle n’avait pas encore complètement disparut … En fait, je crois qu’on ne m’avait retiré le pansement qui la cachait qu’il y a une semaine et demie …
J’étais en train de penser à tout cela lorsque je fus pris d’une violente quinte de toux … Super … ça ne pouvait pas tomber plus mal ! Je venais juste d’arriver dans une nouvelle école et j’allais déjà faire un crocher par l’infirmerie ! Le pire, s’était que j’étais sur que ça ne suffirait pas pour qu’on me laisse rentrer à la maison ! Mais moi, j’en avais déjà marre de l’école. Je comprenais maintenant pourquoi je détestais autant ça … Devoir suivre les consignes de gens que je ne connais même pas … C’était encore pire qu’à l’hôpital, même au niveau des règles … Et pourtant, il y en avait un sacré nombre dans le service où j’étais affecté … « interdiction de sortir de la chambre sans être accompagné » « interdiction de sortir dans le jardin, sauf accompagné et en ayant une autorisation écrite du médecin traitant signé par le directeur » … Rien que ça … Enfin … C’était des règles que je respectais sans le vouloir de toute façon … Et même quand je disparaissaient de ma chambre (ça avait dû arriver deux fois) il n’était jamais dur de me retrouver … Assis dans les escaliers et train de rêvasser en regardant le cerisier que l’on voyait de ma chambre … On avait une bien meilleure vu en regardant de la lucarne dans les escaliers … Mais bon … Finalement, je me faisais toujours raccompagner dans ma chambre mais ils n’avaient jamais le courage de m’incendier … Ils pensaient probablement « pauvre petit … Il ne devait pas se sentir bien » … N’importer quoi … Je me sentais très bien, j’avais juste envi de voir mieux l’arbre … Ce n’est pourtant pas sorcier ! Du moins, ça n’était pas l’impression que j’avais.
Ma quinte de toux s’arrêta après une minute mais le professeur insista quand même pour que je me rende à l’infirmerie, accompagné par un surveillant qui passait justement dans le couloir … Maintenant, j’étais sur que toute la classe avait deviné que j’étais malade et même sacrément malade pour qu’une simple quinte de toux mettent ce professeur dans un tel état … Mais pourtant, je me sentais bien … J’avais un peu mal aux poumons mais rien d’insurmontable et surtout, rien d’inhabituel … J’avais l’habitude de quelques douleurs … Mais cela provoqua l’affolement du surveillant qui me montra le chemin jusqu’à l’infirmerie, dont les murs blancs me rappelaient ceux de l’hôpital, ou une femme qui devait être dans la quarantaine m’accueillit en me faisant asseoir sur une chaise avant d’appeler mon médecin pour savoir ce qu’il fallait faire … Je vis une trousse de médicaments à mon nom … Si c’était pour être dans la même situation qu’avant, ça aurait été mieux de ne pas m’envoyer à l’école ! Dans le fond, je bénissais presque cette quinte de toux … Elle m’avait permis de reprendre ma routine, chose que je compris lorsque la jeune fille me demanda me m’allonger sur le lit et de me reposer jusqu’à ce que je me sente mieux … Finalement, rien n’avait changé … Elle tira le rideau et me laissa à mes pensés ...

Je ne sais pas exactement à quel moment je me suis endormi. J’ai entrouvert les yeux pour tomber sur le visage du garçon à l’accent d’Osaka. En le voyant, je n’ai pas pu m’empêcher de sursauter et ma tête s’est cognée contre le bord du lit.

- Tu vas mieux Mimomiya ?

J’ai ouvert de grands yeux étonnés à sa question … Il était venu à l’infirmerie juste pour savoir si j’allais bien ? Pourquoi ? On ne se connaissait même pas, il n’avait aucune raison de s’inquiéter pour mon état de santé. Et pourtant, il semblait bel et bien s’être déplacer pour prendre des nouvelles. A tous les coups, le professeur avait parlé de moi en classe pendant que je n’étais pas là, expliquant que j’étais malade et qu’il ne fallait pas être trop brusque avec moi.

- Je suis désolé … Peut être que je te dérange mais … La matinée est finie et je me suis dit que tu aurais peut être envi d’avoir tes affaires alors j’ai pris ton sac … J’ai aussi acheté un truc à manger si tu veux … Enfin, je suppose que tu avais un bento mais …
- Non … Je n’ai pas pris mon bento ce matin.
- Hein ?! S’étonna l’autre garçon qui n’avait pas l’air de me croire. Pourtant, les autres ont dit que tu étais arrivé avec tes parents ce matin qui n’avait pas arrêté de vérifier si tout allait bien … Ils n’ont même pas fait attention à ton bento !
- Je l’ai jeté en arrivant, ai-je répondu, toujours sans trahir le moindre sentiment. Il était presque énervant avec ses questions.
- Pourquoi tu as fait un truc pareil ?
- Parce que je n’en voulais pas.
- Je vois … Donc, tu ne voudras peut être du sandwich que je t’ai acheté …
- ça dépend … soupirais je en me redressant sur le lit. Pourquoi l’as-tu acheté ? Tu avais pitié du pauvre petit obligé de passer sa première journée à l’infirmerie ?

A mon grand étonnement, la réponse du garçon, Kazushiro Mizuki, fut un grand éclat de rire. Il semblait avoir pris ma question pour une simple plaisanterie mais voyant que je ne semblais pas m’amuser, il se reprit et se décida à répondre.

- Je ne sais pas pourquoi je l’ai acheté … J’me suis juste dit qu’tu aurais probablement faim … Hum … Ouais … J’pense que c’est ça.
- Alors c’est bon …

Il me regarda, un peu incrédule puis me tendit le sandwich qu’il avait acheté. Un bon vieux sandwich à la salade et aux crudités, comme je n’en avais plus mangé depuis que j’avais appris ma maladie … ça me rendait presque nostalgique … Mais je n’eu pas le temps de le manger que l’infirmière arriva en criant « on ne mange pas dans l’infirmerie ! ». Elle me regarda ensuite et soupira en disant qu’elle était, malgré tout, ravie que j’aille mieux.

- J’ai eu l’hôpital au téléphone. Ils m’ont dit de te rappeler que tu devais passer faire quelques examens à la sortie de l’école. Ils avaient visiblement peur que tu te défiles.
- … Moi qui pensais sortir l’excuse que j’avais oubliée
- Mimomiya ! Me réprimanda soudain la jeune femme avec un soupir d’exaspérement. Vous pourriez faire un peu plus attention à votre santé !
- Pourquoi faire ? Demandais, sans réellement vouloir paraître grossier. Est-ce que je vivrais plus longtemps ?

Elle ne répondit rien. Kazushiro non plus n’avait rien dit. Il se contentait de passer son regard de la jeune femme à moi puis de moi à la jeune femme, visiblement avec un peu d’incompréhension. Et merde … Avec ma poisse habituelle, le professeur n’avait certainement pas parlé du fait que j’allais bientôt mourir et je venais moi-même de vendre la mèche à un garçon que je ne connaissais même pas … La poisse ! J’étais décidément maudit … C’est sur cette pensée que j’ai quitté la salle aux murs blancs, silencieux comme une tombe, le sandwich à la main. J’entendais des pas derrière moi et devinai que Kazushiro était en train de me suivre mais je n’osais pas me retourner pour le regarder. J’avais trop honte de se que je venais de dire … Alors que je ne voulais pas que les gens sachent que j’étais malade, je venais de le dire devant lui … Alors qu’il essayait certainement d’être gentil avec moi … Je ne sentais à la fois nul et misérable … Il n’avait pas eu la moindre arrière pensée en m’achetant à manger et moi, je l’avais soupçonné sans raison. De même, je venais de lui annoncer, de façon dur et sans préambule, que j’étais malade alors qu’il essayait, visiblement de se rapprocher de moi … Enfin … Au moins, ça m’éviterait le coup de la pitié. De tous les sentiments, celui-ci était celui qui m’insupportait le plus. Non seulement il était parfaitement inutile mais en plus il était dégradant. Lorsqu’on éprouvait de la pitié pour moi, je me sentais encore plus nul … Mais malgré tout, les gens continuaient à plaindre mon sort … je détestais ce genre de comportement … Surtout que les mêmes me traitaient de désagréable garnement parce que je ne les remerciais pas de m’accorder cette pitié que je détestais.
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MessageSujet: Re: Hisshi   Sam 27 Fév - 13:37

- Eh !!! Cria le garçon alors que je sortais, bien décidé à manger à l’ombre d’un des arbres du jardin qui entourait l’école. Attends-moi !
- Qu’est ce que tu veux encore ! Demandais je en me retournant, plus brutalement que je ne l’aurais voulu. T’as pas entendu ?! J’vais crever alors fout moi la paix ! Qu’est ce que tu gagneras en restant avec moi !

Je repris mon souffle … Je n’avais décidément pas l’habitude de parler autant, sauf lorsque je me battais contre ma mère à propos de ma santé, de l’école, de ses propositions empoisonnés …

- Qu’est ce que tu racontes Mimomiya ? Demanda l’adolescent avec un sourire que je ne su pas comment prendre. Peu importe que tu sois malade ! Je suis ton ami et je resterais près de toi !

Je l’ai regardé sans comprendre … Il avait l’air vraiment sérieux et avait posé une main sur son cœur … Qu’est ce qu’il racontait ? On s’était à peine parlé et il se déclarait déjà être mon ami … Mais une pensée s’immisça dans mon esprit et, sans m’en rendre compte, je ne pu m’empêcher de la formuler tout haut.

- Qu’est ce que c’est … Un ami ?
- Tu n’en as jamais eu ?

Je fis non de la tête. Toute la colère qui m’avait envahi lorsque j’avais crié m’avait complètement quitté désormais. Je voulais juste … Discuter avec ce garçon … Savoir ce qu’était l’amitié. Est-ce que ça me permettrait d’être heureux ? Je désirais savoir tout cela … Je le désirais tellement …

- Un ami … C’est quelqu’un à qui tu peux tout dire sans avoir peur … C’est quelqu’un qui te fait des reproches quand il trouve que tu vas trop loin. Parfois, il ne veut même plus t’adresser la parole mais il fini toujours par revenir vers toi, parce qu’il t’aime. Un ami, c’est quelqu’un en qui tu peux avoir confiance en fait …
- … Comment … On peut être ami tous les deux ?
- Parce que je te fais confiance, Mimomiya.

Je ne savais pas comment réagir. J’avais l’impression que j’allais m’écrouler, que toutes mes forces avaient quitté mon corps. Jamais personne ne m’avait dit quelque chose de pareil. Je n’avais jamais eu personne sur qui compter … J’avais toujours gardé mes sentiments pour moi … Alors pourquoi ce garçon … Pourquoi est ce que j’avais envi de livrer mes peines à ce garçon que je ne connaissais même pas ? Parce qu’il se disait mon ami ? Mais … Il pouvait me trahir ! Je le savais … Je savais que je ne devais faire confiance à personne pourtant … Cette personne qui était si gentille avec moi … Kazushiro … Il avait l’air vraiment sincère … Est-ce que je pouvais risquer d’être son ami, au risque de tout perdre ? De toute façon, il ne me restait plus que quelques jours à vivre alors tant qu’à faire … Autant essayer … Après tout, je pourrais peut être trouvé le bonheur, celui qui m’avait échappé durant quinze ans. Il me restait quelques jours pour tenter de découvrir ce qu’est le bonheur … J’avais envi de me lancer …

- Alors … Si je suis ton ami …
- Tu pourras tout me dire et je pourrais tout te dire … Bien sur, ça ne fera pas disparaître ta maladie mais l’amitié n’est pas un pouvoir magique non plus.

Il avait dit ça en souriant. Il avait parlé de ma maladie en souriant. C’était la première fois qu’une personne me parlait de ma maladie sans prendre des chemins détournés. Il ne me cachait pas la vérité non plus … Il semblait … Il semblait juste sincère … Le genre de personne que l’on avait envi de croire et de suivre, peu importe les risques.

- Donc, à partir de maintenant, je t’appellerais « Makoto » et tu m’appelleras « Mizuki ». C’est comme ça qu’on fait entre ami …
- D’accore Mi …
- MIZUKI !!!

Une voix avait retenti dans le hall de l’école, m’empêchant de continuer. Derrière mon nouvel ami, il y avait un garçon aux cheveux noirs qui s’approchait de nous en courant. A cause d’un vieux réflexe qui faisait que je n’aimais pas beaucoup les démonstrations d’affection, je ne pu m’empêcher de reculer en le voyant prendre l’adolescent aux cheveux châtains dans ses bras. Visiblement, les deux garçons se connaissaient et c’était probablement aussi le cas du troisième garçon qui arrivait derrière l’autre original et qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, sauf que ses cheveux étaient un peu plus longs. Des jumeaux ? En tout cas, ça y ressemblait beaucoup … Ce fut celui aux cheveux les plus longs qui pris la parole en premier.

- Akira, ça suffi ! Lâche Mizuki immédiatement !
- Mais … se plaint le dénommé Akira tout en obtempérant. Mizuki est tellement mignon, je ne peux pas m’empêcher de le prendre dans mes bras lorsque je le vois.
- Raison de plus ! Je ne supporte pas que tu touches Mizuki-kun avec les mêmes mains qui touchent les filles !
- Qu’est ce que tu peux être mesquin aniki, soupira l’adolescent avant de se retourner vers moi. Tiens … C’est un ami à toi Mizuki ? Il s’appel ?
- Mimomiya Makoto … Il est dans ma classe.

Je me courbais vaguement en entendant mon prénom. Ils semblaient connaître Mizuki … Est-ce qu’il s’agissait d’ami à lui ? En tout cas, ça en avait tout l’air. Ils l’appelaient par son prénom … Et il m’avait dit que s’était comme ça qu’on appelait ses amis non ? Je n’eu pas le temps de creuser ses réflexions que la voix de Mizuki se fit entendre de nouveau et cette fois, c’était à moi qu’il s’adressait.

- Makoto, je te présente les jumeaux Tekemoto. Celui qui t’as parlé, c’est Akira et l’autre, c’est Shinichi, mais il préfère lorsqu’on l’appel Shin.
- Hello chibi-tan ! Me salua le dénommé Akira. Je vois que nous avons un adorable petit kôhai cette année …
- Akira, tu es décidément … commença son frère sans oser aller plus loin. Je suis ravi de te rencontrer Makoto-kun.

Je ne savais pas vraiment quoi répondre. J’avoue que j’assistais à un spectacle que je n’avais absolument pas l’habitude de vivre … Que des gens discutent avec moi de cette manière, plaisantent … ça n’était pas dans la liste de ce que je vivais lorsque j’étais à l’hôpital. Est-ce que je devais répondre quelque chose ou juste rester là, en hochant la tête ? De toute façon, qu’est ce que je savais faire d’autre que de passer mon temps à faire un signe de tête pour dire que tout allait bien ? Même lorsque s’était un mensonge … Tout le temps … Mais qu’est ce qu’on peut faire d’autre, quand on sait qu’on va mourir ? A par faire croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Je me fiche des sentiments des autres, de ce qu’ils peuvent penser de moi … Mais je ne désire pas les inquiéter. C’est quelque chose d’important pour moi … La seule chose importante pour moi en fait … Mais qu’est ce que je pouvais faire ?

- Et bien … Tu as perdu ta langue ? Peut être qu’il va falloir que je t’aide à la retrouver, plaisanta alors Akira avec un sourire mesquin.
- Penses seulement à l’embrasser et je ne t’adresserais plus jamais la parole, menaça Mizuki qui avait brusquement pris un ton beaucoup plus froid.
- Comme tu es méchant Mizuki … Fit remarquer l’adolescent en posant sa main sur son épaule. Dire que je t’ai toujours traité comme mon petit frère chéri …
- Heureusement que je suis ton grand frère alors, soupira le dénommé Shinichi en secouant la tête de droite à gauche, visiblement irrité. Tu sais que l’inceste n’est pas accepté au Japon.
- Je ne penserais jamais à Mizuki de cette façon ! S’exclama le jeune homme. Mizuki est beaucoup trop important pour que je m’imagine des choses pareilles …
- … Vous êtes amusants …

Les regards se tournèrent vers moi et je réalisai brusquement que j’avais parlé à haute voix … En même temps, j’avais utilisé le pronom « vous », comment ai-je pu croire un seul instant que je m’étais contenté de penser cette phrase. Quoi qu’il en soit, elle les avait peut être vexé et si je ne voulais pas, déjà, perdre les amis que je venait de me trouver, il fallait impérativement que je m’excuse. Mais comment est on censé s’excuser ? C’était quelque chose que je n’avais jamais fait avant. Je me contentais de regarder les personnes blessées par mon attitude avant de détourner les yeux pour regarder dehors … Je me fichais des sentiments des autres … Mais cette fois … Il fallait que j’agisse, juste pour une fois … Que je dise quelque chose, que je montre que je n’avais pas voulu dire ça …Mais avant que je ne trouve quoi dire, j’entendis un éclat de rire. Akira était plié en deux et Mizuki ne cachait pas mon plus son amusement, contrairement à Shinichi qui semblait vouloir être un peu plus discret, même si je me rendis rapidement compte que lui aussi riait à moitié.

- Hum … Tu as raison, repris Mizuki lorsqu’il réussi à faire taire son fou rire. Je pense que nous devons être amusant pour un observateur extérieur … Mais c’est assez souvent comme ça entre nous trois …
- Au moins, cette micro dispute aura eu son utilité cette fois, soupira Shinichi avec son air le plus posé. Tu as retrouvé la parole visiblement …
- … Je ne l’ai jamais perdu, ai-je répliqué, extrêmement sérieux, sans comprendre le sous entendu.
- Non, ce que Shinichi voulait dire, expliqua Akira qui riait encore, c’est que tu nous parles … Maintenant que j’y pense, c’est la première fois qu’on t’entend ! Tu as une très jolie voix mais je n’ai pas l’impression que tu aimes beaucoup t’en servir, je me trompe ?
- C’est juste … commençai-je, un peu gêné, que je ne sais jamais quoi dire …
- Et puis je suppose qu’il n’y doit pas y avoir beaucoup de monde à qui tu peux parler lorsque tu es à l’hôpital …

Mizuki plaqua sa main sur sa bouche. Visiblement, il avait compris que je n’avais pas envi d’ébruiter le fait que j’étais malade. Mais à ma grande surprise, les deux garçons avaient déjà l’air au courant.

- Ouais, c’est vrai que ça doit être chiant de passer sa vie à l’hosto, commenta Akira.
- Attendez … commença Mizuki, visiblement aussi étonné que moi. Comment ce fait il que vous soyez au courant ?
- Un garçon de ta classe a crié partout qu’un fils à papa malade était arrivé cette année. Il s’agit visiblement du fils du médecin qui s’occuper de Makoto-kun, expliqua impassiblement Shinichi. Ça m’a tout l’air d’être un sal type.

Je ne m’aperçu pas de la moue que je venais de faire. Finalement, ce n’était pas le professeur qui avait vendu la mèche sur ma maladie mais ce boulet … Si seulement j’avais écouté les présentations, j’aurais su que le fils de mon médecin était dans ma classe … Je ne le connaissais que de vue mais sa bêtise ne m’avait pas échappé … Je n’arrivais pas à croire qu’il m’avait traité de fils à papa … Il était vrai que mes parents se montraient extrêmement protecteurs, beaucoup trop à mon goût même, mais ça n’allait pas juste que là … En même temps, je ne savais pas vraiment ce qu’était un « fils à papa » … J’en avais une vague idée mais …
Une sonnerie stridente coupa nette ma reflexion. Akira sorti de sa poche quelque chose qui ressemblait à une téléphone … Mais … Normalement, il n’y avait pas un fil sur les téléphones ? Comment pouvait il marcher sans ? Je vis l’adolescent appuyer sur un bouton puis le replacer dans sa poche. Il dû remarquer mon air étonné parce qu’il sourit avant de me demander :

- Qu’est ce qui t’arrive chibi-tan ? Tu n’as jamais vu un téléphone portable de ta vie ?

J’hochais la tête en baissant les yeux alors que mes joues prenaient une couleur rouge qui traduisait ma gêne. J’étais vraiment resté trop longtemps à l’hôpital ! Je n’avais aucune idée de ce qu’était un téléphone portable … Je venais juste d’apprendre leur existence alors que, visiblement, Mizuki, Shinichi et Akira était familier avec ce genre d’engins.

- Et bien … Soupira Shinichi en se frottant la tête. C’est comme un téléphone mais tu peux appeler de n’importe où. C’est très utile … Sauf si c’est Akira qui s’en sert. Il appel toujours n’importe qui pour n’importe quoi … Il est très énervant d’ailleurs.
- Tu as vraiment dû passer longtemps à l’hôpital pour ne pas savoir ça, plaisanta Akira s’en s’occuper du regard noir de Mizuki.
- … Cinq ans.

Il ouvrit de grands yeux et ce fut à son tour d’être gêné. Il balbutia un « pardon, je ne savais pas » mais je ne réagis pas. Il avait raison après tout … J’avais passé beaucoup trop de temps à l’hôpital. Mais même maintenant que j’avais fait cette triste découverte, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ma place n’était pas dans une école. Je risquais juste de rendre triste les gens qui accepteraient de devenir mes amis … Je n’avais pas envi de faire de la peine à qui que ce soit en mourrant … Et puis, je n’avais pas envi d’avoir de regret non plus. L’avantage lorsqu’on sait que l’on va mourir, c’est que l’on ne se construit pas des plans pour l’avenir. Lorsque tout le monde doit répondre à la dure question « que vas-tu faire après le lycée », je n’ai rien à dire … Après tout, je ne finirais même pas ma première année … Mais pour le moment, ils n’avaient pas besoin de le savoir.

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MessageSujet: Re: Hisshi   Sam 6 Mar - 13:31

Kikoo momo-chan ^^
J'ai - enfin - lu le premier chapitre XD C'était vachement bien ^^
Etooo... tu as trouvé un prénom pour la voisine de chambre de Makoto ou ça vaut même pas la peine ? XD D'ailleurs j'adore la réaction de Makoto... il baisse les yeux vers sa poitrine ^^ C'est meugnon.

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MessageSujet: Re: Hisshi   Sam 6 Mar - 21:10

Même si il est malade, Makoto reste un homme ^.~ Et pis j'aurais fait la même *sbaf* ... Chou m'a tapé TT^TT [Chou : Go ... gomen ... Je voulais pas ... Je suis désolé !!] Bah, il me le payera plus tard, j'ai l'accord de Shishido ^.~
La voisine de chambre n'a pas de nom, elle n'en a pas besoin, on ne la revoit plus ... On entend vaguement parlé d'elle un peu plus tard dans l'histoire mais je ne sais plus si je la nomme où si elle reste "la fille qui a eu un accident"

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MessageSujet: Re: Hisshi   Sam 6 Mar - 22:47

Et voilà, j'ai enfin lu le chapitre 2... enfin, le retard est rattrappé =D
J'ai beaucoup aimé et je sens que je vais aimer le quatuor ^^

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MessageSujet: Re: Hisshi   Dim 7 Mar - 14:44

Ils sont sympa tous les quatre, j'aime beaucoup les mettre en scène alors je pense qu'on les reverra assez vite dans une autre histoire (puisqu'il faudra bien que je remplace Hisshi mais pour le moment je me concentre sur le OS et sur Kurushimi to hatsukoi ... Allez, je mettrais peut être mes OS un jour ici ^^ Mais pour le moment, y sont sur WP, ça suffis ^^

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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 8 Mar - 17:42

Moi je dis, vive les OS ! XD Franchement c'est marrant d'écrire des histoires très courtes... ce sont les seules dont j'arrive à me séparer XD

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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 8 Mar - 19:18

Finalement, on les revoit rapidement puisque j'ai commencé une nouvelle histoire hier XD ... Bon, je dois pas me coucher trop tard ce soir alors je fini rapidement d'écrire, j'ai d'autre chose à faire XD

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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 29 Mar - 14:51

Bon, ça fait longtemps que je voulais te le dire ( te l'écrire, plutôt), mais j'avais pas le temps (surtout qu'il fallait lire tous les chapitres avant!) mais j'adore ta fic! (sincèrement).


"Je risquais juste de rendre triste les gens qui accepteraient de
devenir mes amis … Je n’avais pas envi de faire de la peine à qui que ce
soit en mourant … Et puis, je n’avais pas envie d’avoir de regret non
plus. L’avantage lorsqu’on sait que l’on va mourir, c’est que l’on ne se
construit pas des plans pour l’avenir. "


J'ai bien aimé c'te phrase... ^^ ça fait vraiment réfléchir!
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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 29 Mar - 18:59

Merci pour ce gentil commentaire ^^ ça fait plaisir de voir quelqu'un lit ma petite fiction TT^TT ... J'ai oublié la sortie du mois alors je me rattrape comme je peux en la mettant aujourd'hui mais ... Je suis en semaine d'examens alors je devrais même pas être sur l'ordinateur ... Expliquez moi pourquoi je ne suis pas en train de réviser les mathématiques ? C'est vraiment pas sérieux ! Sinon, j'ai déjà loupé l'épreuve de français alors plus le temps passe et moins je la sens, cette semaine de bac blanc --" Pourquoi est ce que j'ai pas fait autre chose dans la vie que ne jamais bossé et me tourner les pouces ? Enfin, je sais que je ne suis pas la seule personne dans ce cas, la seule à rallumer l'ordinateur à deux heures du matin pour rajouter un détail dans une fiction ou, pire, pour en commencer une nouvelle ... Nan, je suis sur qu'il y a des gens comme moi et je dois avouer que ça me rassure ^^ Allez, en musique ce mois-ci, ma musique préféré de code geass, If I were a bird pensez à moi demain, je serais en épreuve de math jusqu'à 12h05 TT^TT

Chapitre 3 – J-14. « Il y a des milliards de personne sur terre »

Les cours avaient recommencé il y a deux jours et, déjà, je m’étais habitué à passer mes journées à écouter un professeur déblatérer des phrases qui ne signifiaient rien pour moi. Finalement, l’hôpital ou l’école, mon quotidien était le même … Je passais ma journée à regarder par le fenêtre sans même essayer de faire semblant de m’intéresser à ce que disait le professeur qui s’agitait à côté du tableau avec un air ridicule … De toute façon, on ne m’interrogeait jamais. Ils devaient se dire qu’après avoir zappé cinq années d’étude, je devais être incapable de répondre à leurs questions … Dans le fond, cette indifférence à mon égard m’arrangeait. Je n’avais pas envi qu’il se pense sur mon cas et essaye de me faire participer … Toute fois, ce petit traitement de faveur, qui était pourtant offert à plusieurs élèves dans la mesure où, en deux jours, les professeurs n’avaient pas eu le temps d’interroger tout le monde, n’avait pas échappé à mes camarades de classe qui ne se lassaient pas de me traiter de « fils à papa » et de « privilégier ». Après tout, ça les regardait. Si ça leur faisait plaisir de m’insulter, grand bien leur fasse, toute fois, leurs moqueries me passaient au dessus de la tête … Au dessus même des notions d’algèbres que Takamura-sensei, j’avais fini par connaître le nom d’un de mes professeurs, s’évertuaient à tenter de nous faire entrer dans le cerveau alors que seul quatre personnes, et je ne me comptais, bien sur, pas dedans, suivaient ses cours … Les autres étaient plutôt en train de se faire passer des mots où de faire leurs devoirs pour les cours que nous allions avoir le reste de la journée … Dire que j’avais lu qu’au lycée, les élèves sont tous en compétition et écoute bien en classe dans le but d’avoir de bonne note et de pouvoir entrer dans l’une des meilleures universités … Je tombais de haut sur ce coup …
L’autre chose à laquelle j’avais fini par m’habituer était les extravagances de mes amis. Si Shinichi était toujours calme et posé, ça n’était pas le cas de son frère qui était tendance à me sauter dessus lorsque je ne m’y attendais pas, si bien qu’au bout d’une demi journée, j’étais ravi que ma maladie soit au poumon et pas au cœur, ou je n’aurais pas survécu bien longtemps. Mizuki, de son côté, semblait bien plus fort que le laissait penser son physique frêle et ses coups de pieds retournés semblaient être assez douloureux, bien que je n’eu pas, à mon grand soulagement, à les expérimenter … Par contre, il suffisait à faire reculer ce pot de colle qu’était Akira Tekemoto, un senpai bien différent de l’image que j’avais eu l’habitude de m’en faire qui, non content d’agir toujours sur le coup de l’impulsion, semblait aussi se moquer complètement des examens d’entrée à la fac. En effet, si il n’était pas rare de voir son frère avec un manuel à la main, je ne l’avais encore jamais vu étudier … Il semblait être vraiment insouciant et, lorsque je le lui avais fait remarqué, il m’avait dit que je n’avais pas non plus l’air d’être le genre de garçon à travailler dur pour les examens … Dans la mesure où j’avais décidé de leur cacher la vérité sur ma maladie et ma condamnation, j’avais évité de répliquer que je ne vivrais pas assez longtemps pour assister aux examens. J’avais honte de mon comportement. J’aurais dû tout leur avouer, sur mon anniversaire qui approchait et sur les pronostiques du médecin sur ma mort prochaine … Je passais à l’hôpital chaque soir pour faire une batterie de test et, si mon état était stable pour le moment, il ne s’était malgré tout pas améliorer. J’avais passé l’époque où j’étais choqué d’apprendre que je n’aurais jamais ma majorité mais aussi celle où je cochais les jours qu’il me restait avant mon anniversaire. Malgré tout, dans ma tête, chaque jour passait comme un compte à rebours, me rappelant que j’aurais bientôt seize ans. « J-14 » … Dans quatorze jours s’étaient mon anniversaire. Avec cette pensée en tête, suivre le cours d’anglais était chose impossible, même en y mettant tout monde cœur, ce qui n’était pas le cas. La tête dans ma main gauche, de façon à ce qu’elle ne tombe pas sur mon bureau, les yeux à moitiés clos et l’esprit vagabondant ailleurs, je voyais, par moment, le regard moqueur de mon voisin de droite me fixer. Je devinais ses pensées sans avoir de pouvoirs psychiques et mon regard se reporta sur le jardin qu’on voyait par la fenêtre de la salle de classe, lui tournant le dos, délibérément. Je n’aimais pas ce garçon … En même temps, je supportais difficilement les gens que je côtoyais dans le quotidien sans les connaître. Ma mère appelait ce comportement du manque d’intérêt, mon père disait que s’était de la misanthropie et les voisins parlaient de manque de courtoisie … Depuis quand apprécier les gens étaient une marque de courtoisie ? Mes voisins étaient décidément les gens que j’avais le plus de mal à comprendre, mais aussi ce que j’appréciais le moins … Et là, on pouvait parler de manque d’intérêt sans avoir peur de se tromper. Ces gens, je n’en avais strictement rien à faire, même lorsqu’il venait prendre de mes nouvelles avec leurs sentiments hypocrites et les faux sourire … Des visites de courtoisie, justement, dont je me serais volontiers passé et auxquels je n’apportais aucun intérêt, ne leur offrant généralement même pas un regard. Ces personnes là étaient celle qui m’insupportait le plus …

La sonnerie annonçant la fin du cours retenti, me sortant de mes pensées. Je fus tellement surpris de l’entendre et que je sursautai, faisait tomber sur le sol mon cahier de langue qui se trouvait sous mon coude. Réaction type de l’élève qui n’écoutait pas et qui provoqua l’éclat de rire d’une grande partie des élèves et le soupire du professeur qui préféra ne rien dire face à un tel comportement. J’étais tellement inattentif en cours qu’on était plus à ça de fait. La troisième cours de la matinée venait de s’achevait et il ne restait plus qu’une heure avant le déjeuner … Ce matin encore je n’avais pas pris le bento que m’avait préparé ma mère. Ce n’était même plus une question de mauvaise volonté … En fait, c’était surtout le fait que ma mère respecte strictement le régime conseillé par le médecin … Le seule chose à laquelle j’avais le droit était du riz … Bien sur, j’exagérais un peu, mais pas tant que ça au fond … Je n’avais pas le droit à la viande, le poisson était à éviter – pas plus d’une fois par semaine de préférence – il fallait faire attention à la cuisson des œufs et surtout ne jamais ajouter le sauce soja … Je ne comprenais même pas pourquoi me priver de tout ça … Ce n’était pas comme si ça allait me tuer plus vite. En fait, j’avais souvent l’impression que le régime instauré par le médecin n’était que du pur sadisme … Même si je ne voyais pas le médecin agir autrement que dans mon intérêt, ce régime me tapait tellement sur le système que je ne pouvais pas m’empêcher de lui en vouloir. La seconde sonnerie sonna, annonçant du même coup le début du cours de géographie, et ceux qui s’étaient déplacés durant ce court moment de détente qui nous était offert regagnèrent leur place sans faire de vague avant que notre professeur n’entre dans la salle. C’était un homme plutôt petit, il devait être à peine plus grand que moi, avec des cheveux noirs qui lui arrivaient au niveau des épaules et dont plusieurs mèches cachaient en permanence ses yeux … De tout les professeurs, il était de très loin le plus intéressant … Bien sur, son cours ne me passionnait pas plus que celui d’anglais ou de mathématique, néanmoins, sa voix était captivante … Si bien qu’avant que je ne m’en rende compte, je m’étais mis à suivre les cours de géographie avec un certain intérêt, bien que mon cahier fut resté vierge depuis le premier cours que vous avions eu, la veille.

- Bien … Nous allons continuer le cours sur le monde … Nous avions dit hier qu’il y avait des milliards d’habitants sur notre planète et que …

Sérieux ?! On est des milliards sur terre ? Rien que ça ! Dire que j’avais déjà du mal à supporter une classe que moins de trente élèves, j’aurais facilement eu des envis de meurtre si j’avais dû me retrouver face à un dixième de la population mondiale alors ! J’aurais commis un génocide ! Pourquoi diable fallait-il qu’il y ait autant de monde entassé sur la même planète ? Si on était aussi nombreux, pas étonnant que celui qui gère tout ça en ait marre et en fasse mourir certains … Mais bon … ça n’était pas une raison pour m’avoir choisis moi ! J’admets que je n’avais jamais fait aucun effort dans la vie, même avant d’apprendre ma maladie, mais tout de même … Mourir à seize ans alors qu’il y a des milliards de personne sur terre … ça me faisait soudain un peu mal au cœur et je trouvais cette fin encore plus injuste … J’avais brusquement envi d’agir pour changer mon destin … « envi » seulement car je n’avais pas non plus que ça à faire que d’agir vraiment … Je préférais vivre mon train train quotidien avec les médicaments et une menace de mort qui pesait chaque jours un peu plus sur mon corps, déjà faible et malade … Au fond, je m’étais habitué à cette vie … ça ne me faisait plus aussi mal de penser que j’allais mourir avant d’avoir ma majorité … Il y avait plein d’avantage à être dans une telle situation. Je n’avais pas à penser à mon future … Je n’aurais pas à payer d’impôt … Je ne deviendrais pas comme tous les adultes … Vieux, à radoter les mêmes choses, encore et encore … Finalement, ma vie n’était pas si mal, une fois qu’on y était habitué. Je n’avais pas à faire attention aux choses qui m’entouraient et je pouvais vivre comme je l’entendais … Enfin … ça, s’était plutôt une façon de parler puisqu’en réalité, j’étais plutôt contraint et forcer d’obéir à mes parents et aux médecins qui s’occupaient de moi … Ainsi qu’aux professeurs lorsque j’étais à l’école … En fait, maintenant que j’y penser, ça n’était pas du tout moi qui décidait de la vie que je menais … Malgré tout, je l’aimais beaucoup tel qu’elle était et je n’avais pas envi d’en changer, même si ça pouvait me permettre de vivre plus longtemps. En réalité, dans ce corps incapable de faire le moindre effort, s’était plus simple de mourir que de continuer à vivre pour ne rien faire … Monter les escaliers étaient douloureux … Marcher plus de cent mètres était douloureux … Je ne pouvais presque rien faire en fait … Et je me fatiguais tellement vite … Lorsque j’étais petit, je voulais rejoindre les enfants qui jouaient dans la rue afin de m’amuser avec eux … Maintenant je me rendais compte que même si j’avais pu le faire, je n’aurais jamais réussi à jouer avec eux … C’était un peu déprimant de voir ses rêves d’enfant disparaître comme ça … Presque autant que d’apprendre que je ne pourrais jamais être avocat … Surtout après avoir passer tellement de temps à apprendre le code pénal … Mais au moins, ça m’avait bien occupé …

- Mimomiya, vous écoutez ce que je dis ?!

Je sursautai de nouveau, faisant tomber, cette fois, la trousse sur le sol. Je ne l’avais même pas ouverte, ce qui limita les dégâts et évita de déverser son contenu dans toute la pièce. Après l’avoir ramassé, au prix d’un effort inhumain, je regardai le professeur de géographie qui n’avait pas bougé du tableau et me fixait d’une façon qui voulait dire « essayez de suivre, même si vous êtes malade ». J’avais envi de lui demander à quoi allait me servir la géographie mais j’y renonçais rapidement … Après tout … Il ne faisait que son travail … Et il était le seul à ne pas me prendre en pitié et à me reprendre de temps en temps sur mon comportement et sur ma tendance à rêvasser pendant les cours … Même si il ne me punissait pas. Il soupira devant mon manque de réaction, en effet, je n’avais même pas éprouvé le besoin de répondre à la question qu’il avait posé, et repris son cours, comme si il ne s’était rien passé, alors que mon voisin recommençait à se moquer de mon inattention. Moi, de mon côté, j’avais commencé à fixer un planisphère affiché au tableau … Alors le monde était aussi grand ? Malgré tout, ça continuait de m’étonner un peu que l’on soit capable d’y tenir en étant des milliards … Après tout, il y avait des endroits où il n’y avait jamais personne comme, par exemple, le jardin de l’hôpital qui était presque toujours vide. Comment, alors qu’il y avait autant d’endroit où il n’y avait personne, était il possible de rassembler autant de monde ? En regardant continuant de fixer le planisphère, je me dis que j’avais parfois des idées vraiment stupides et mon regard se reporta sur la fenêtre et sur le jardin … Là aussi il n’y avait presque jamais personne, en tout cas, durant les heures de cours. Généralement, il y avait des personnes âgées qui se promenaient durant l’après midi … Des femmes avec leurs enfants en bas âge qui passait parfois avant la fin des cours et, très souvent, des adultes qui couraient à travers la végétation durant la matinée … Est-ce que ça m’était arrivé d’aller dans un jardin avec ma mère lorsque j’étais plus petit ? Je n’en avais pas le moindre souvenir. Je savais que j’avais tendance à préférer rester à la maison lorsque s’était possible et que j’avais toujours aimé la solitude mais je n’avais pas le moindre souvenir d’une sortie au jardin avec ma mère … En même temps, ma mère avait toujours été surprotectrice et je ne serais pas étonné d’apprendre qu’elle ne m’avait jamais amené au parc de peur que j’y attrape une quelconque infection … Ce qui, finalement, n’aura servi à rien puisque, d’après le médecin, j’étais né avec cette infection aux poumons et aller dehors ne l’aurait probablement pas empiré. Au maximum, on l’aurait découvert plus tôt mais probablement rien d’autre … Comment est ce que j’aurais réagit si on m’avait appris plus tôt que je ne serais jamais un adulte ? Peut être que je n’aurais pas essayé de me suicider … J’aurais peut être été trop petit pour comprendre ce qu’était la mort … En pensant à cela, j’eu un regard distrait pour la bande bleue que je portais à mon poignet droit. Parfois, lorsque j’avais trop d’idée noire en tête, les cicatrices recommençaient à me faire mal. Lorsque j’en avais parlé au médecin, dans un moment de fatigue – l’un des seul où j’avais adressé la parole à quelqu’un durant mes séjours à l’hôpital – il m’avait dit que c’était impossible et que c’était probablement dans ma tête, que je n’avais pas à m’inquiéter pour ça … ça ne m’inquiétait absolument pas en vérité … Seulement, ses paroles rassurantes n’avaient rien changé au problème et je continuais d’avoir mal … Il faudrait peut être que je vois avec le psychologue finalement … Lui qui me posait sans arrêt des questions, il serait peut être temps qu’il me donne des réponses, pour une fois … Histoire que l’on change les rôles. J’espérai juste qu’il serait un peu plus coopératif que moi, sinon je pouvais les attendre, mes réponses …
Une nouvelle sonnerie retentit en me faisant, une fois de plus, sursauter. Cette fois, elle annonçait l’heure du déjeuné, ce qui était quand même la nouvelle la plus sympathique de la journée, avec la fin des cours. Depuis deux jours que j’étais là, pendant les repas, Akira essayait de me faire un peu rattraper ce que j’avais loupé en étant à l’hôpital. La veille, il m’avait expliqué ce qu’était un mp3 et un Ipod et j’étais impatient d’en savoir plus aujourd’hui … Surtout qu’il avait promis de me rapporter un vieil MP3 pour me faire écouter de la musique … Il m’avait dit « je vais te faire écouter les cinq ans de musique que tu as raté si tu veux » … Rien que ça … Le pire, c’était qu’il était bien capable de le faire réellement, le connaissant … L’imaginer en train de chercher dans ses affaires un mp3 qu’il n’avait plus utiliser depuis des années me fit sourire … Je ne m’étais absolument pas rendu compte que la moitié de la classe était sortie s’acheter du pain pendant que je réfléchissais et surtout que Mizuki était à côté de moi et semblait attendre que je revienne à moi. Mizuki agissait toujours de cette façon, comme si il ne voulait pas me brusquer. Lorsque je lui avais demandé pourquoi il agissait comme ça, il avait répondu qu’il avait l’impression que ça ne servait à rien de vouloir me faire avancer plus rapidement et que j’étais le genre de personne à prendre mon temps … Je ne savais pas vraiment comment je devais le prendre mais j’avais l’impression qu’il savait de quoi il parlait … Et puis, au fond, ça n’était pas complètement faux. Même lorsqu’on me demandait de me presser, j’avais tendance à aller toujours au même rythme … Les médecins disaient que j’agissais de cette façon parce que rien ne m’intéressait … Peut être avaient ils un peu raison, pour une fois.

- Hey, Chibi-tan ! La voix d’Akira, venant de derrière moi, coupa net ma réflexion. Comme promis, je t’ai ramené cinq ans de musique … Si ça peut te rassurer, la musique d’il y a cinq ans est vraiment naze … Maintenant, elle est bien mieux ! Il faut absolument que je te fasse écouter des morceaux de mon groupe préféré !
- Refuse Makoto, soupira son frère en faisant un signe de tête de guise de bonjour avant de caresser les cheveux de Mizuki, si tu acceptes, il va vraiment te faire écouter ce groupe.
- Encore en train de critiquer, répliqua Akira en faisant face à Shinichi. Nii-san, tu devrais écouter au lieu de dire du mal sans connaître !
- Difficile de ne pas entendre quand tu mets le volume à fond pendant que je fais la cuisine ! Ton groupe, ce n’est pas de la musique, c’est du bruit !
- Sur ce point, je crois qu’on est d’accore, renchérit Mizuki en souriant. Je n’ai écouté qu’une fois mais j’ai eu l’impression que j’allais devenir sourd. Pas la peine de faire subir ça à Makoto !

J’étais touché par leur délicatesse mais ce n’était pas de la musique qui allait me faire peur … Comme je leur expliquais en quelques mots, j’avais déjà vécu pire, comme la fois où ils m’avaient mis dans la même chambre qu’une vieille dame qui commençait à perdre la boule … Au bout de trois jours, ils avaient dû me changer de chambre parce que même avec mon apathie, supporter une chose pareille tenait du miracle et que le manque de sommeil n’était pas recommandé dans mon cas …

- Et bein … Y t’en est arrivé dans chose Chibi-tan …
- J’espère qu’ils ont laissé la grand-mère seule après ça, renchérit Shinichi tout en disant qu’il était quand même horrible de penser une chose pareille.
- Elle est morte une semaine après …

Un silence l’installa entre nous et Mizuki me prit par l’épaule en m’expliquant que, même si ils traînaient avec moi depuis trois jours maintenant, s’était toujours aussi bizarre pour eux de me voir parler de la mort de personne sans tact et sans le moindre sentiment … Ah … J’avais oublié ce détail, une fois de plus … Pour moi, depuis qu’on m’avais appris que j’allais mourir avant mes seize ans, s’était devenu un sujet banal mais pour les autres, c’était quelque chose de difficile à exprimer et ça leur fendait le cœur … Je devais vraiment leur paraître insensible, même si, au fond, je l’étais peut être un peu …
Un vertige m’empêcher de penser plus en profondeur à ce sujet … Sans m’en rendre compte, je m’étais agrippé à Akira et je n’arrivais pas à voir à deux pas devant moi … Peut être que, cette fois, je tenais la bonne excuse pour ne plus remettre les pieds à l’école … Avant que je n’eu le temps de me dire ceci, je m’écroulai contre le sol froid du couloir …


Dernière édition par megamomo le Lun 29 Mar - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hisshi   Lun 29 Mar - 19:04

- Tu nous as fait une belle frayeur Makoto ! Heureusement, plus de peur que de mal … Tu n’avais plus de force parce que tu n’avais rien dans l’estomac … Lorsque tu es sorti, il me semblait pourtant t’avoir rappelé que tu devais manger équilibré !

J’avais à peine entrouvert les yeux que j’avais déjà le droit à la leçon de moral du médecin … Au moins, le fait que je sois capable de le trouvait affreusement barbant montrer que j’étais bien revenu à moi … Je ne me souvenais plus vraiment de ce qui était arrivé après ma perte de connaissance en plein milieu de l’école … J’avais vaguement entendu Akira appeler quelqu’un et senti des bras forts me soulever … Ensuite, j’avais un souvenir assez clair du bruit de l’ambulance mais s’était peut être celle qui m’avait conduit à l’hôpital quand j’avais dix ans … J’avais tendance à m’en rappeler chaque fois que je me sentais mal … Ensuite … Et bien ensuite, j’avais dû être réadmit dans le service où j’avais l’habitude de passer mes journées avant de retourner à l’école. Le médecin qui s’occupait de moi était le même que d’habitude et pendant un instant, j’eu même l’impression que l’école et tout ce qui allait avec n’avait été qu’un rêve que j’avais fait en m’endormant … Mais le médecin était justement en train de me questionner sur les sentiments que j’éprouvaient depuis mon retour en cours et comment je gérais le stress … Tout cela était donc véritablement arrivé ? Ça me faisait vraiment bizarre de me dire que j’étais bien retourné en classe … Bien sur, je n’avais rien écouté et je n’avais pas assimiler la moindre notion, néanmoins, j’avais remis les pieds dans une salle de classe où il y avait plus de quinze élèves … C’était une chose que je n’aurais jamais pensé possible si je n’avais pas eu la preuve que je l’avais fait … Même si, habituellement, je n’avais pas tendance à considérer les paroles de mon médecin comme une preuve. Après tout, je me doutais bien qu’il n’était pas en train d’inventer cette histoire d’école juste pour m’embêter.
J’eu un petit soupire et remarquai qu’il m’avait remis dans la même chambre qu’avant. La jeune fille n’y était plus, elle, et j’en déduis qu’elle avait dû être changée de secteur ou renvoyée chez elle à la suite d’une amélioration de son état. Dans un sens, j’étais plutôt content qu’elle ne soit pas là … J’aurais eu du mal à rester en présence d’une fille qui m’avait fait plus parler en quelques heures que tous les médecins durant cinq ans … Surtout qu’elle aurait certainement voulu que je lui raconter comment j’avais trouvé l’école et tout autre sorte de chose … Malgré tout, je ne pu m’empêcher de regarder mon médecin et de lui poser une question.

- Sensei … Où est la fille qui était ici la semaine dernière ?

Le médecin me fixa avec étonnement, comme si il n’en croyait pas ses oreilles et plaisanta en disant que, depuis cinq ans, s’était la première fois qu’il me voyait m’inquiéter pour quelqu’un d’autre puis il affirma que c’était une preuve que l’école avait des effets positifs sur mon caractère de cochon … Je lui en aurais volontiers collé une histoire qu’il ne me parle plus de mon « caractère de cochon » avant un très long moment mais j’avais l’impression que ça n’était pas la chose à faire si je voulais obtenir une réponse à ma question précédente … Après tout, je l’avais tellement embêté, pour rester poli maintenant qu’Akira m’avait appris toutes sortes de mots plus vulgaires, pendant cinq ans en refusant de répondre à ses questions, il était normal qu’il me rende un peu la monnaie de ma pièce … Même si ça ne changeait rien au fait que ça m’énervait prodigieusement !

- On l’a changé de service. Elle se sentait mieux alors on l’a mise dans un service qui s’occuperait mieux d’elle. Tu le sais, ici, c’est plutôt pour …
- Les cas graves et de longues durée, je sais.

J’avais soupiré ma réponse en tournant un peu la tête vers le médecin qui avait perdu son sourire. Je savais qu’il n’aimait pas me rappeler la condition dans laquelle j’étais et, si il ne m’avait pas fait attendre au sujet de l’admission de mon ancienne voisine de chambre dans un autre service, je lui aurais presque dit de ne pas s’en faire pour moi. Mon regard se reporta de nouveau sur la fenêtre de ma chambre alors que le médecin m’informait que je pourrais retourner à l’école mais qu’ils allaient, malgré tout, me garder ce soir et la journée du lendemain afin d’être sur que je reprenne bien des forces et que je ne retombe pas dans les pommes dès ma sortie de l’hôpital. Deux nouvelles qui ne me mettaient pas de bonne humeur, loin de là … Moi qui avait cru en m’évanouissant que j’aurais enfin la paix et qu’on ne me parlerait plus de cours d’anglais, de math et de géographie jusqu’à la fin de ma vie … A peine cette pensée me traversa l’esprit que je me souvint des paroles du professeur de géographie … « Il y a des milliards de personne sur terre » … Alors pourquoi est ce que s’était tombé sur moi ? Bien sur, s’était une pensée purement égoïste dont seul moi avais le secret, d’après mes voisins, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me la poser … Si on était vraiment plusieurs milliards sur cette planète, pourquoi est ce qu’il avait fallu que ça tombe sur moi ? Ça aurait pu être n’importe qui mais non … Il avait fallut que je tombe malade … En réalité, avant ce jour, jamais encore je n’avais pensé une chose pareil mais devant l’injustice de la chose, je ne pouvais pas m’empêcher d’être indigner face à ma condition … Comme quoi, l’école m’aura finalement servit à une chose.

- Ah, au fait Makoto, tu as de la visite … On s’est dit que ça te changerait peut être les idées que tes amis viennent te voir …

Je n’ai pas tout de suite entendu les paroles du médecin mais Akira avait tendance à ne pas aimer se faire oublier et me rappela à l’ordre en voyant que je l’ignorais complètement. Lorsqu’il passa sa main devant ma tête – il avait dû deviner qu’il n’était pas bon de se jeter sur un malade de ce service – je sursautai en me disant que, décidément, je n’avais pas arrêté aujourd’hui, puis je tournai la tête vers lui. Akira, Shinichi et Mizuki étaient tous les trois venus … Je n’avais pas l’habitude de recevoir de la visite, à part mes parents et les voisins, une fois par mois, et je ne pensais pas être du genre sentimental néanmoins, la vision de mes amis me mit dans un état que je ne pu pas contrôler. Sans que je comprenne pourquoi, les larmes avaient commencé à couler le long de mes joues et, tout comme la jeune fille avec qui j’avais, un temps, partagé ma chambre, je serrais les dras très fort dans mes petits poings comme si ils avaient le pouvoir de faire disparaître tous les sentiments qui m’envahissaient brusquement … Des sentiments que je n’avais encore jamais ressenti mais je ne pensais pas être la joie … Il y avait surtout de la reconnaissance … Les voir alors que j’étais déprimé m’avais remonté le moral et, à leur vision, j’avais arrêté de me morfondre sur mon sort … L’idée même d’avoir été « maudit » parmi les milliards de personne qui vivaient sur cette terre en même temps que moi m’avais quitté … Il y avait juste la reconnaissance et peut être un peu, mais juste un peu alors, le bonheur de ne pas être seul dans cette chambre blanche et aseptisé où tout était toujours contrôlé … Comme quoi, même quelqu’un comme moi pouvait éprouvé du bonheur, même si ça n’était que des brides …

- Hé, Chibi-tan … commença Akira, un peu mal à l’aise. On est pas venu pour te faire pleurer alors s’il te plait … Arrête le coup de la fontaine … Aniki ne pleur jamais alors je ne sais pas comment on doit gérer ce genre de chose …
- De toute façon, soupira son frère, tu ne sais jamais rien gérer … Heureusement pour moi que je ne pleure jamais parce que pour trouver quelqu’un capable de me remonter le moral, j’aurais pu attendre longtemps !
- Je ne suis pas d’accore sur ce point ! Protesta Akira. Je … Je … Je sais très bien gérer mon compte en banque !
- Et tu nous le prouves chaque fois que tu viens me demander de l’argent et que tu me supplies pendant des heures, plaisanta Shinichi.
- Mizuki ! Implora alors l’adolescent à cour d’idée. Défends-moi ! Toi qui es si adorable, tu ne vas pas laisser mon frère se moquer de moi comme ça …
- Si ça avait été le contraire, je serais intervenu, sans aucun doute, répliqua le lycéen, seulement, toi … Je ne vois même pas pourquoi je t’aiderais …

Alors que le médecin s’apprêtait à intervenir et, probablement, à faire sortir tout ce monde, mais il fut interrompu par un grand éclat de rire. Sans que je m’en aperçoive, j’avais arrêté de pleurer et je riais maintenant sans retenu et sans me préoccuper de si ça pouvait être vexant … Décidément, quand j’étais avec eux, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire à ce genre de situation qui, à une époque pourtant, m’aurait probablement agacé. La surprise du médecin fut telle qu’il ne trouva rien à dire à mon petit groupe d’ami qu’il venait d’interpeller. Il décida donc qu’il allait se retirer tout en rajoutant dans sa barbe un « c’est incroyable … Il faut que j’aille prévenir les infirmières … Est-ce que j’ai pris mon appareil photo avec moi ? ». A peine fut il sorti que ce fut à mes amis d’exploser de rire avant de me regarder de nouveau.

- Tu dois vraiment faire une tête d’enterrement quand tu es ici pour qu’il réagisse de cette manière, fit remarquer Mizuki en s’asseyant sur une chaise prévu à cet effet.
- Pourtant, tu n’as pas l’air de quelqu’un qui passe ses journées à tirer la tronche … continua Shinichi en me regardant sous toutes les coutures. Et puis tu a un beau visage alors c’est du gâchis de faire la tête …
- En même temps, riposta Akira, ce n’est pas comme si cet endroit donnait particulièrement envi de sourire … Si j’étais enfermé là, je crois que je ferais une dépression …
- Je crois qu’ils ont un service spécial pour les dépressions dans cet hôpital, expliquais je en essuyant une larme qui me brouillait encore la vue.
- J’imagine qu’ils ont plusieurs fois essayé de t’y transférer …

Je ne savais pas quoi répondre … En réalité, bien que l’idée leur avait déjà chatouillé l’esprit, ils ne l’avaient jamais mis à exécution parce qu’il n’y avait que dans ce service qu’ils avaient le matériel adéquat pour s’occuper de moi … Mais je ne pouvais pas leur dire vu le nombre d’élément que j’avais délibérément choisis de leur cacher … Comme le fait que ma maladie était bien plus grave qu’il ne devait se l’imaginer … Déjà, savoir que j’avais été envoyé dans ce service devait leur avoir fait comprendre que je ne souffrais pas d’un simple rhume mais en même temps, je ne pouvais pas leur en dire plus sans leur avouer que j’allais bientôt mourir et, à bien y réfléchir, je crois que je n’étais pas pressé de leur annoncer la nouvelle. Il y a toujours des choses que l’on préfère garder pour soit, celle-ci en faisait partie et s’était un élément que j’entendais bien leur cacher aussi longtemps que je le pouvais, même si cela signifiait leur mentir. Après tout, j’étais devenu très doué pour ça avec le temps … « Oui maman, je me s’en très bien » dans les moments où j’avais tellement mal que je souhaitais presque mourir pour de bon, une fois de plus … J’eu une pensé pour la cicatrice que je cachais sous ma bande de poignet qui ne s’en irait jamais vraiment et qui me rappellerait chaque jour ce que j’avais essayé de faire alors que je n’avais que dix ans … Parfois, certains me disaient que c’était un acte que je devais vraiment regretté … Ils avaient raison mais en réalité, s’était un acte que je regrettais de ne pas avoir mené à bien … Même si, maintenant, je découvrais la chaleur de l’amitié, ça ne me rendrait pas la santé, Mizuki avait été très clair sur ce point lorsqu’il m’avait expliqué ce qu’était un ami. J’eu envi de soupirer mais je me retint en me souvenant que je n’étais pas seul … Devant eux, je n’avais pas le droit de me laisser aller …

- En plus, tu es tout seul dans ta chambre … Tu dois t’ennuyer …
- En fait … Il y avait une fille avec moi avant que je ne sorte pour aller à l’école … Mais en réalité, c’était assez pénible. Elle m’a posé plein de question …

Je ne mentais pas vraiment … Elle m’avait réellement posé de nombreuses questions avant mon départ et j’avais vraiment trouvé sa présence pénible … En réalité, s’était surtout que je n’aimais pas l’idée de ne pas être seul dans ma chambre … J’avais l’impression de ne plus avoir autant d’intimité … Et puis je n’aimais pas tellement les filles ! Elles avaient tendance à faire tout un foin pour pas grand-chose et ça m’agaçait vraiment !

- Au fait … Quand on est arrivé, on a entendu …

Akira fut coupé dans sa phrase par un coup de poings dans les côtes de la part de son frère et se repris en balbutiant « c’est rien en fait, laisse tombé » … Je me doutais bien que ça n’était pas rien mais je n’avais pas envi de le questionner … Si il ne voulait rien me dire … Je ne me doutais pas, à ce moment là, de l’importance de l’information qu’ils avaient entendu dans le couloir …

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MessageSujet: Re: Hisshi   Jeu 8 Avr - 15:34

Uh uh uh ! Une fin tout en suspens qui donne envie de lire la suite ! Et oui, j'ai enfin fini de lire le chapitre 3... je mérite toutes les fleurs du monde. Non je blague. Comme tu peux le constater, je suis de retour *-*
Etoooo... J'aime le prof de géo ^^ Je sais pas pourquoi xD Mais je l'aime bien.
[au fait, j'ai lu Anata no kokoro sur ton site... j'ai bien aimé ^^ vivement la suite]

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MessageSujet: Re: Hisshi   Jeu 8 Avr - 20:39

Ô-ME-DE-TO !! *donne un bouquet d'Iris* Tu es la meilleure Ray-chan ... Et tu m'as manqué TT^TT

Hum ... J'aurais du retard pour le chapitre 4 parce que je serais au Japon au moment de la sortie donc, soit il sortira plus tôt, soit plus tard (mon ordinateur n'est pas adapté au prise japonaise)

Pour ce qui est d'Anata Kokoro, je pense que je ferais une autre version encore parce que j'ai vraiment du mal ... Mais je m'assurerais de mettre la fin ^^

J'aime bien le prof de Géo aussi, même s'il n'est pas vraiment particulier XD

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MessageSujet: Re: Hisshi   Aujourd'hui à 16:13

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Hisshi
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