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 Mes 2 derniers jours.

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witch56
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MessageSujet: Mes 2 derniers jours.   Ven 6 Mar - 17:40

Note : Texte un peu dur, du moins j'ai essayé de faire en sorte qu'il le soit. La fiction aura une fin. Bonne ? Mauvaise ? qui le sait ? ... Je me suis en partie inspirée - car l'idée m'est venue comme ca " les derniers jours de ma vie" simple non ? - d'une histoire vraie, arrivée a un élève d'une collègue ma mère, il devait mourir un jour précis d'une maladie dont je ne me souviens pas. Plus que funebre.
J'espère que cette fiction - réaliste - vous plaira.



Vendredi 12 juin.
Il était environs 10 heure, et ils étaient tous la, rassemblés autour de moi, qui, entre deux sanglots répondait brièvement au leurs questions. A un moment ou je ne pleurais pas, j’avais pété un câble. J’avais pris une de mes meilleures amies - Ashley -part le bras pour l’emmener a part, j’eu inspirer le plus profondément possible afin que ma voix ne tremble pas trop et j’avais enfin ouvert la bouche. Au début, rien n’est sortit, puis, j’avais pas mal réfléchis et j’ai enfin dit un mot, un seul, qui résumais tout.
« mourir. »
Ashley avait alors ouver de grands yeux éperdus d’étonnement, de tristesse et, étrangement, de rage. Elle avait du penser que j’allais me suicider. Mais elle était bien loin de la vérité. Elle eu rompis la première le silence.
« Quand ? Pourquoi ? Pourquoi, tu me lâche ? Maintenant, pourquoi ? Tu, tu, tu n’as pas le droit Killiane, non tu n’a pas le droit »
Je ne répondis pas. Une larme avait roulé sur ma jour droite. Elle ne comprenait apparemment pas ce que je voulais qu’elle comprenne. J’allais devoir tout - ou presque - lui expliquer. Mais sa allait être extrêmement dur.
« je, je ne l’ai pas choisit » J’avais bien appuyé sur le dernier mot. Je guettais une réaction. Ses yeux étaient plissés, cherchaient a deviner dans les miens ce que j’insinuait, puis, elle les ouvrit en grand, puis ouvrit aussi la bouche pour dire un mot, mais ne dit rien. Nous restâmes la, pendant plusieurs instant a nous contemplé, elle incrédule, moi luttant contre les larmes qui me montaient aux yeux. Une seconde fois ce fut elle qui interrompit le silence.
« Mais qu’a tu fais ? Ma.. mais comment ? Explique moi » Elle me pris dans ses bras quelques instants avant de me relâcher et elle attendait une réponse. Je ne savait pas part ou commencer. Je ne voulais pas commencer. Mais elle était la, a me regarder avec des yeux encourageants et curieux - mais funèbres aussi - . Elle n’était pas prête a entendre la vérité, je savait qu’elle la déstabiliserais et la laisserais dans un état ... dépressif. Elle faisait croire aux autres qu’elle était forte, mais en vérité pleurais tout le temps qu’elle et moi passions ensembles, elle avait des dizaines de problèmes, et elle était la, a me quémander une nouvelle source de douleur pour elle même. Comme elle s’impatientait, je lui dit simplement :
« C’est trop dur a dire, mais aussi a entendre ... je ne veux pas t’infliger ça. Ca me rendrais trop mal, que toi tu souffre »
Une nouvelle fois j’eu droit a son regard étonné, maintenant limite dépressif.
« Je n’ai pas peur de souffrir, pas quand cela te concerne
- Mais je ne peu....
- Si. Et tu va me le dire tout de suite.
- Bien. Si c’est ce que tu veux, souffrir pour rien.
- Je le veux, car cela te concerne. Et te fais mal, visiblement. Alors, c’est quoi cette histoire de mort ?
- He bien, je vais devoir te raconter depuis le début. - j’avais raclé ma gorge - Lorsque ma mère m’a mise au monde, j’ai eu un problème. Aux poumons. J’avais vécu une enfance plus ou moins tranquille, mais d’années en années, mon asme s’intensifiais et devenais insupportable, elle a évolué jusqu'à aujourd’hui, ou je ne peux plus faire de sport au collège, comme tu le sait. - je fis une pause afin de guetter une réaction. Rien. Je repris mon récit - Jusqu'au 18 décembre 2008, j’ai cru en un problème d’asme simple, fort, mais simple. Mais ce 18 décembre, j’ai appris la vérité. J’était bien asmatique, mais cela était a cause d’autre chose. Je... je... -j’avais soupiré-
- Va y, continue, m’avait-elle encouragée. Que s’est-il passé le 18 décembre ? »
J’avais déjà replongé dans mes souvenirs lorsqu’elle eu terminé sa phrase. Je me souviens avoir beaucoup pleurer et hurler, j’avais aussi casser pas mal de trucs.
« Hèè hoo Killiane ?!
- Ho euh oui... euh non ... quoiiii ?
- Tu continue ?
- A oui. Bon, j’abrège : j’ai un cancer aux poumons et .... et .... » j’avais fondu littéralement en larme. De son coté, je sentait qu’elle faisait des effort pour ne pas pleurer avec moi, sans doutes pour ne pas me faire regretter de lui avoir avoué.
« Et ..., continua-t-elle pour m’encourager.
- Et je vais mourir d’ici dimanche. »
Cette fois elle ne pus retenir une larme.
- Je savais que je ne devais pas t’en parler. Désolée.
- Mais... nan, tu n’a pas a être désolée, c’est a moi de l’être. Je n’aurais pas du te harceler comme cela...
- Tais toi, tu ne sait pas ce que tu dit. »
La cloche avait sonné la fin de mon avant dernière récréation. Et c’est funèbrement que nous nous dirigeâmes vers notre salle de cours. Aucune de nous n’avais eu envie de rompre le silence.
Les cours s’enchainaient sans que j’entende les profs, je ne comprenait pas ce que j’écrivais. J’étais ailleurs, mais quelle importance cela avait ? A quoi cela servait ? Morte, savoir résoudre une équation ne servirais a rien. C’est alors que vint, la fin, la dernière sonnerie de toute mon existence. Celle qui mettais fin a tout. Tous le monde se pressait pour dire au revoir au autres, mais moi, je leur murmurais « adieux ». Généralement, mon mot était incompris et mes interlocuteurs riaient. Ils ne comprenaient pas mon malaise.
En même temps, comment auraient-ils pu le deviner ? était-ce évident pour une condamnée, pour des gens avec un avenir, cela restais incompris.
Le soir même, je regardais le plus de film que je pouvais en une soirée, mes préférés. Pourquoi fallait-ils qu’ils soient tragiques ? Pourquoi ces films innocents devaient-ils me ramener a ma dure vie ? J’entrepris alors de regarder des films plus idiots mais drôles, juste pour rire une dernière fois.
Vers 4heure du matin, tombante de sommeil, haletante - sans doute a cause du fait que j’étais consciente que demain serais, le dernier, des derniers, vrais jours- et c’est avec dégouts que je me jeta alors sur mon lit, pour m’endormir, entièrement habillée.


A suivre...


Avis ?

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Sam 7 Mar - 14:56

C'est super, mais triste. Le suspens reste entier. Wouaw ! Suite ... ?
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witch56
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Sam 7 Mar - 14:58

Thank Chou !
oui oui la suite arrive bientot - j'essaie d'ici ce soir, sa fera comme si elle vivait aujourd'hui les truc ^^ -

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Sam 7 Mar - 20:14

C'est trop réaliste! Bravo!
Mais, je pense que personne ne peut connaître vraiment sa date de mort. C'est Dieu qui décide.
La suite!!!!
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megamomo
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 8 Mar - 0:08

--" Bon, on est pas sur un forum pour débattre de ces idées religieuses, certains ne croient pas en dieu alors merci d'arrêter de le remettre sur le tapis à chaque sujet. De plus, le grand père d'une de mes amis et mort il y a peu et on lui avait dit la date de sa mort, et celle-ci c'est trouvé être exacte, c'est donc quelque chose de possible. Ensuite c'est une histoire ou plutôt un fiction, un mot basé sur le fictionnel ... le but n'est donc pas de faire un truc ou tout sera vrai.

Sinon, j'ai bien aimé cette entrée en la matière, en même temps j'ai une passion malsaine pour toutes les histoires qui se finissent mal et qui sont tristes XD Je dois d'ailleurs commencer un manga avec une histoire de malade en phase terminale te de sa chérie ... fufu, et ils ont réussi à faire 12 tomes avec ça. Bonne chance pour la suite Witch-chan ^^

Hors sujet administration - ça faisait longtemps : Arrêtez les "vite la suite" "a quand la suite" ... pour qu'une histoire soit bien construite, il faut du temps. Soyez passiants, c'est comme la sortie d'un bouquin ... il faut attendre et ça ne sert à rien de redemander.

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Mise en place du service minimum, je suis désolé. Je ferais de mon mieux pour répondre malgré tout aux questions de chacun s'il y en a. Ma boite à MP reste donc ouverte.[/center]
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 8 Mar - 15:57

Merci pour vos commentaires WHL et Mégamomo C:
WHL : j'ai dit dans la note qu'un élève d'un collègue de boulot a ma mère avait eu une maladie ou il connaissait sa date de mort et qu'il ... ba est mort quoi X)
Personnellement, dieux .... je ne me prononcerais pas dessus.
J'avance dans la suite - le samedi - .
D'ici mercredi j'aurais fini je pense

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 15 Mar - 0:09

La médecine permet de connaître à peu près une date de mort si tu es atteint d'une maladie très grave je crois (cancer généralisé par exemple). Quant à Dieu, bon c'est HS, donc... Mais personnellement je suis chrétienne (ce qui ne m'empêche pas de haïr les mômes et les chiens... Haiiine OoO) J'ai été étonnée que ta fiction ait autant de suspens... Même si le malaise entre les deux filles à la fin est étrange (j'ai la flemme de développer...), ça m'a vraiment captivé, surtout au début.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 15 Mar - 10:03

Merci Banana pour ton avis C:
La suite arrive très bientôt et elle sera beaucoup plus longue : 3 a 4 pages contre 1 et 1/4 pour la partie 1 !
Et je sait, la fin de l'échange entre Killiane et Ashley est plutot étrange ^^

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 15 Mar - 10:16

Rooooh, moi j'ai adoré ^^
Comme megamomo, j'ai une passion pour les histoires qui se finissent mal XD Et tout comme WHL, je trouve ça très réaliste, et j'aime d'autant plus le fait que ce soit bien écrit. En tout cas, j'adore, et je me réjouis de lire la suite.
Bravo ^^

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Have fun =P:
 

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 25 Mar - 14:45

Note : J'ai pris plus de temps que prévu pour écrire la suite - la journée du 13 juin, qui je me vient de m'en rendre compte est le jour d'anniversaire d'une copine ... bref - mais vous comprendrez rapidement pourquoi. En effet, la suite est beaucoup plus longue, car j'ai travailler les descriptions et les réflexions de Killiane. J'ai pensé poster cette suite en plusieurs parties, mais je pensait aussi que c'était comme couper un chapitre en 2, ce qui, habituellement ne se fait pas. Moi même je m'étonne un peu des réactions de Killiane - ce qui est idiot parce que c'est moi qui en ai décidé ainsi ... -. Peu être que, part la suite, je mettrais quelques passages de la vie de Killiane avant le vendredi 12 juin. Peu être. Mais je n'ai pas encore fini de tout écrire : il me reste le dimanche 14 juin. Je ne dit rien de plus, bonne lecture a tous et a toutes X)

Note 2 - édit - : Vu la longueur de mon "chapitre", je n'ai pas eu le temps de bien le relire, donc, si vous voyez des fautes - importantes j'veux dire, pas " ta oublié un S la X) " - , des trucs incompréhensifs ou incohérents, faites moi signe (: Bon je vous laisse lire ^^


SUITE A LA LONGUEUR DE MA SUITE, J'AI DU LA POSTER EN PLUSIEURS MESSAGES. DÉSOLÉE.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 25 Mar - 14:48

Samedi 13 juin.


J’avais du me réveiller à midi et demi, à l’odeur qui émanait de la cuisine. J’étais sortie de mon lit, j’étais allée devant la glace pour me regarder - peu être pour la dernière fois -, a part mes cheveux en pétards et les deux grandes cernes violettes sous mes yeux, tout était en ordre. C’était donc la, mon dernier matin, le dernier, ou il n’y aura pas de demain. Peu être qu’il me restait pile 24heures a vivre, peu être plus, peu être moins .... Pendant ces longs mois j’avais éviter de penser a cette journée - ou plutôt celle de demain -, j’avais essayer de profiter un maximum de la vie, des gens, de tout, mais maintenant que le reste de ma vie se contait en heure et plus en années, et que j’allais devoir affronter d’ici peu la dure réalité, j’y pensais. J’imaginais la salle ou je mourrais, les chansons que j’exigerais pour m’accompagner ailleurs, j’avais tout prévu, la, devants ma glace, ce dernier - vrai - matin. J’avais été interrompue dans mes réflexions part mon ventre, je m’étais alors empressée de descendre dans la cuisine. J’avais découvert alors des dizaines de mes amis, les larmes aux yeux mais un large sourire aux lèvres, avec des cadeaux dans les bras, rangées autour de la table ou était entreposé bon nombre de pâtisseries - mes préférées évidemment -. Lorsque j’eu fini de parcourir la pièce des yeux, je m’empressa de la quitter - en pleurant - , pourquoi fallait-il qu’on me fasse des cadeaux ? Morte, je ne m’en servirais pas ! Une fois arrivée dans ma chambre, je m’assis contre la porte que j’avais tout juste fermé et pris ma tête dans mes mains. Qu’ils les gardent leurs cadeaux pour eux, ils leurs servirons plus qu’a moi, me dis-je alors. J’entendis alors en bas, tous mes amis me demandaient, suppliants, de revenir avec eux. Je me remis devant ma glace et refis un constat : mes cernes étaient toujours la, mes épis aussi mais mes yeux étaient devenus rouges - sang -, mon teint avait pali légèrement, mes mains tremblaient, mon nez était rouge lui aussi. J’avais vraiment mauvaise mine. Je ne voulais pas descendre. Je suis restée là, a me regarder pendant 2 minutes, puis un idée m’a traversé la tête : c’était la dernière fois de ma vie que je les voyaient, mes amis, j’aurais du profiter d’eux le maximum, et j’étais restée la, a me regarder dans la glace. Lorsque j’avais compris cela, je m’étais empressée de remettre de l’ordre dans mes cheveux, mettre un peu de fond de teins - pour les cernes et le teins pale - et j’avais dévalé les marches - manquant a chaque fois de me rétamer - et ai foncé vers la cuisine . Juste avant d’atteindre le seuil j’avais ralenti mon allure . Lorsque j’eu franchi le seuil de la pièce, personne ne bougeais. Tous mes regardais, moi et mon air désorientée, intimidée, profondément triste, et étonnée a la fois. Et il était la. Je le contemplais sans doutes pour la dernière fois. Lorsqu’il se rendit compte que je le fixais avec un dévouement auquel autres n’avaient pas eu droit, il me gratifia d’un sourire qui failli me faire flancher. J’avais du m’arracher à ses magnifiques yeux noirs pour ne pas que les autres se rendent compte de quelque chose. Tous s’étaient assis autour de la table, et étrangement l’unique place restante était à coté de lui. C’était sans doutes une coïncidence. Nous avons alors commencé a manger tout ce qui passait sous notre main - gâteaux, bonbons, pâtisseries, chocolat (...) - sans nous soucier d’autre chose. Une fois que la table était vidée a sa moitié, ils insistèrent pour m’offrir leurs cadeaux. Ashley commença alors par me donner une lettre immensément longue, puis elle m’offrit la robe que je désirais depuis toujours. Emma m’avais offert après un poster de MCR, mon groupe préféré. Hilary m’offrit un album photo ou se tenait des dizaines de photos de moi avec la quasi totalité des gens présents, et en dessous de chaque d’elle, un mot pour me rappeler ou a été prise la photo, quand et tout ... De tous les cadeaux que j’avais reçu ce jour-la, celui la fut de loin le plus beau. Je ne me souviens pas des autres cadeaux que j’ai reçu après. Quand on avait fini de manger tout ce qui était mangeable sur la table, nous nous étions tous levés et nous étions séparés en pleins de groupes. A un moment, il me pris à l’écart des autres. Il me regarda alors pendant longtemps dans les yeux en ne disant rien. Au bout d’une ou deux minutes, il mis sa mains dans sa poche et en ressorti un petit coffret noir. Il me l’avais tendit - toujours sans rien dire - . Je l’avais pris timidement, et j’avais entrouvert le coffret pour voir ce qui était a l’intérieur. Je fut tellement étonnée et heureuse que lorsque j’aperçu le contenu du coffret je l’ouvrit en grand pour mieux le contempler. A l’intérieur, un magnifique diamant noir comme la nuit en forme de cœur, sur une chaine, noire elle aussi, luisait. J’avais, après avoir contemplé mon cadeau, contemplé celui qui me l’avait offert. Le diamant ressemblais a ses yeux, ou luisait un bonheur indescriptible, mais aussi une profonde tristesse. Je ne réussis a murmurer que ces quelques mots « C’est... pour .. moi ? » timidement. Il m’avais alors regardé comme si j’avais dit une bêtise, ce qui était sans doute vrai : on ne montre pas un cadeau pour le reprendre après. Il m’avait alors murmurer « Ce diamant est mon cœur, et il n’appartient qu’a toi ». Cette phrase m’avait sciée. Prise part une soudaine envie, je me dressa alors sur mes pieds pour atteindre sa bouche et je l’embrassa longuement. J’avais alors attendu tout ce temps, a garder mes sentiments pour moi, alors qu’il m’aimait. J’interrompis notre baiser pour mettre son présent. « Cela appartenais a ma mère. Elle m’a dit de te l’offrir, que cela irais plus vite que de te faire un long monologue. ». Il prononçait ces mots en effleurant son cadeau qui trônait dans mon cou. Il m’avais prise ensuite part la taille et m’entrais vers la sortie, laissant les autres seuls, chez moi. Mais a vrai dire je m’en fichais, je voulais être avec lui, et personne d’autre. Il m’entraina vers le parc, et nous discutâmes pendant le trajet. Il ne lâchais pas ma taille, il s’y agrippait comme si j’allait disparaître si il me lâchais un instant. Un moment ou nous ne dîmes rien, je m’égara dans mes pensées. Je réfléchis alors a une chose qui me fit frémir : demain, ou ce soir, j’allais partir, loin, ou personne ne pourra me rejoindre, et j’allais le laisser la, seul, le cœur brisé, en plan. Je m’arrêta de penser lorsque je parvint a une étrange conclusion sur son avenir.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 25 Mar - 14:48

« Je t’interdit de te suicider.
- Tu ne veux pas de moi pour te porter compagnie au paradis ?
Je ne répondis pas de suite.
- Je veux pas que d’autres gens soient déstabilisés part ta mort. Il y en aura bien assez part la mienne.
Il soupira.
- Je ne veux pas que tu meurs pour moi. C’est compris ?
- Non. Comme je ne peux pas vivre avec toi, alors je mourrais avec toi.
- NOOOOOON. »
Sous la colère, j’avais hurler. Le pire dans cette discussion c’est qu’il savait que je voulais qu’il soit toujours la avec moi, même morte.
- Personne ne sait si il y a quelque chose après, continuais-je plus calmement. Je ne veux pas que tu meurt pour rien, si il n’y a rien après. Je veux ton bonheur, hors la mort n’est pas heureuse.
- Je ne pourrais vivre sans toi.
- Si, tu le peux. Tu finira part m’oublier, je sait que tu en es capable.
Ces paroles m’avaient arrachées quelques larmes. La perspective qu’il m’oublie un jour me terrifiait.
- Tu m’oubliera, répétait-je en sanglotant.
- Ce ne sera pas possible. Mais, arrête de pleurer. Je ne suis pas mort, que je sache. Profite tant que tu le peux. »
Cette phrase mis fin a la discussion et il m’embrassa. Cela dura plusieurs minutes. Je n’entendais alors plus rien, le chant des oiseaux disparu, les aboiements des chiens se turent, je ne distinguas plus même les arbres qui nous entouraient, j’étais focalisée sur son visage, son magnifique visage, qui m’avait tant fais rêver. Il était maintenant a moi . Mais pour combien de temps ? une demi journée ? une journée tout au plus. Cette pensée avait arrêté net notre baiser. Je m’étais tendue. J’étais en train de le faire souffrir, peu être pas dans l’instant que je vivais, mais dans les jours suivants. Il fallait que je m’en aille. Qu’il m’oublie. Qu’il vive normalement. J’avais alors retiré ma main de la sienne, l’avais repoussé et j’étais partie. J’avais couru aussi vite que je le pouvais - il fallait que j’aille vite car il était bien meilleur que moi en course - sans me retourner, les yeux pleins de larmes. Rien que de songer a son image, tout seul, au milieu du parc, désorienté, dans l’incompréhension totale, me répugnait. J’étais un monstre, je ne servais qu’a faire souffrir les autres. Je m’enfuyait vers le centre ville, sans but précis. Je voulais qu’il ne me revois plus jamais, qu’il m’oublie. Je ne voulais que son bonheur en faisant cela. J’espérais qu’il parviendrais a cette même conclusion. Une part de moi me disait de faire demi tour, de me jeter dans ses bras, de lui demander pardon, de lui expliquer, mais la partie dominante ne demandais qu’a aller plus vite. Après avoir couru pendant plusieurs minutes sans m’arrêter, je m’étais autorisée une pause pour regarder mes arrières. Personne. Une vague de tristesse profonde m’avait envahie, mais c’était ce que je voulais, après tout. Mon esprit était tellement étrange, je changeais sans arrêts d’avis. J’étais restée une bonne minute a regarder en direction du parc. Lorsque je me retourna pour reprendre ma course, je fut extrêmement surprise d’avoir le nez dans le coup de quelqu’un. Que je connaissait. Que j’aimais. Il m’avait rattrapée, et a entendre sa respiration, il n’était même pas essoufflé. Lorsque j’essaya de le contourner, il ne m’empêcha pas de partir.
« Tu as tord Killiane. Je ne t’oublierais jamais . »
Il devait avoir un don pour déchiffrer mes pensées ... ou alors on voyait clairement mon avis sur mon visage.
« Je ne veux pas te retenir, tu le sait, mais tu perds ton temps. Tu devrais profiter de la vie tant que tu le peu, et ce, si tu le veux, sans moi. Mais au lieu de ça tu préfère courir sans aucuns but. Tu aurais pu me le dire, j’aurais compris.
- Si seulement tu le pouvais. »
J’avais essayer de dire ces mot le plus sèchement possible, mais ma voix avait déraillé sur la fin.
« Je ne peux me passer de toi Killiane, et j’ai cru comprendre que toi non plus. Tu souffre plus a vouloir me faire t’oublier que si tu profitais sans te soucier de moi.
- Je te déteste, murmurais-je entre mes dents, le plus amère possible, mais cela n’avais donné que de la bouillie incompréhensible.
- On m’avais prévenu que tu était plutôt spéciale comme fille, ils n’avaient pas tord ! Tu déteste celui que tu aime... !
- Je ne veux pas de toi.
- Tu mens, je le sais aussi bien que toi. »
J’avais serrer les points - signe d’un fort énervement - et pincé ma lèvre inférieure - signe de réflexion et de désespérance -. J’étais coupée en deux : une partie, maintenant plus forte, voulais rester avec lui, et l’autre voulais le laisser une seconde fois. Je ne pu me résoudre a partir, a délaisser l’amour de ma vie, aussi courte soit-elle. Il avait alors gagné. Il le savait, depuis le début. Je pris alors sa tête dans mes mains et approcha ma bouche de la sienne. Mon portable sonna. Je du décrocher, évidemment. Mon interlocuteur semblais angoissé et parlais d’une faible voix.
« Killiane ? ... Killiane ? Ou es-tu ?
- Je vais bien maman, répondis-je en détachant chaque mots. Ne t’inquiète pas ! Qui a-t-il ?
- Enfin Killiane, il est 18h30 ! Dépêche toi de rentrer, il faut aller a l’hôpital. »
Je ne répondit pas, d’un coups, mes yeux étaient devenus vitreux, ma bouche refusait de se fermer, mon corps m’interdisait tout mouvement. J’étais clouée au sol, mon portable à la main, mon amoureux en face de moi - il tentais de déchiffrer mon expression -, le vent qui ramerais mes cheveux dans mon visage. Je ne pu bouger pendant au moins 1 minute, avant qu’il me prenne dans ses bras, alors je repris le contrôle de mon corps. Dans mon esprit raisonnait la dernière partie de la phrase de ma mère, plus particulièrement, le dernier mot. Il commença a m’entrainer vers la maison, mais je m’en fichais d’ou il m’emmenais, tant qu’il m’emmenait. Je ne cessait de le contemplé pendant que vous marchions - manquant a 3 reprises de tomber -, c’était magique, et j’avais perdu de nombreuses - et précieuses ! - minutes de sa compagnie.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 25 Mar - 14:49

« Je suis désolée, lançais-je, en détournant les yeux de son magnifique visage.
- C’est pas grave. Je m’en remettrais... ou pas.
- Je sait je suis nulle, conclu-je en commençant a pleurer. »
J’avais été vraiment idiote sur ce coups, j’avais préféré le quitter pour une raison qui me déchirais et qui ne tenait même pas debout, plutôt que de profiter a max de lui. J’apercevais déjà la maison, et ma mère sur son seuil. Je voulais partir, je voulais la laisser sur le seuil de la maison, m’en aller loin. Parce que, aussi étrange soit-il, j’avais l’impression que si je n’allais pas a l’hôpital - je pensât a ce mot avec dégout -, je ne mourrais pas, mais au contraire, si je me rendais a ... cet endroit, je mourrais.
« Dépêche toi Killiane on va être en ... retard »
N’importe quoi ! Elle disait cela comme si nous allions chez des amis et que j’arrivais tard ... J’allais vers la mort. Je n’allais plus jamais voir ma maison, voir mes amis, voir le ciel, j’allais mourir avec du blanc autour de moi, dans un hôpital. Je ne le voulais pas. Je voulais mourir chez moi, avec mes amis. Pas dans un lieux qui m’était inconnu. De toutes façons, qu’es que cela changeais que je meurs chez moi ou a l’hôpital ? Rien. J’allais mourir et ce peu importe ou. Je m’étais arrêtée net.
« Qu’es qu’il y a Killiane ?
- Je ... ( je pris une grande inspiration ) ne veux pas aller a l’hôpital. Cela ne changera rien, je ... je vais mourir et ce peu importe où, et je veux mourir chez moi, dans mon lit, ou dans l’herbe, en écoutant de la musique, entre autre, les CD qu’on m’a offert aujourd’hui, je veux mourir avec toi a mes côté, et pas au milieux d’inconnus en blanc, dans des bâtiments blanc, ou tout est blanc, ou le ciel est blanc, ou des gens meurent chaque heures, non. Je refuse. Je mourrais chez moi.
- Mais ... tu ne peux pas !!
- Oh mais si je le peux, et très bien. Je vais rentrer dans ma chambre, m’y enfermer, et j’y mourrais.
- Tu .. mais tu ...
- Continues ...
- es folle !!!!!
- J’attendais cette remarque. Peu être que je suis folle pour toi, qui ne me comprend pas.
- Si je te comprend !
- Es que tu va mourir d’ici demain ? non. Alors ferme la. Si tu devais mourir tu ne préfèrerais pas mourir avec tes amis, ta famille, ta vie et non avec des inconnus, non ? He bien moi en tout cas je préfère mourir comme ça.
- Je ... rien. »
Ma mère était alors arrivée en voiture a côté de nous et m’invitais à monter. J’avais refuser, évidemment ! Je n’avais pu argumenter car il m’avais prise et m’avait forcée a monter a l’arrière de la voiture avec lui. C’était à ce moment précis que j’explosa de colère. Je me mis a hurler comme une folle et a - tenter de - frapper mon amoureux. A ce moment la je compris que je le détestais, qu’il m’avait de part tant de façons fait souffrir et pleurer.
« JE TE DÉTESTE, avais-je alors hurler. Tu ... Tu ... »
J’étais incapable de continuer, et des larmes de colère et de tristesse coulèrent sur mes joues.
« Comment as-tu pu ? »
Le désespoir se lisait dans ma voix. Je le vis baisser la tête, serrer les points, puis prendre sa tête dans ses mains. Ce que j’avais dit le sciait. Il s’en voulait. Il aurais voulu réparer mais c’était trop tard : a partir de maintenant nous ne serions plus jamais seuls. A la vue de sa souffrance, mon cœur s’emplit alors d’arrogance et je laissa apparaître un sourire moqueur, narquois, et étrangement satisfait. Lorsqu’il leva la tête pour me contempler, il fut d’autant plus désarçonné part ma moue. Maintenant que son visage ne me donnais plus qu’envie de le frapper, j’étais heureuse de le faire souffrir. D’imaginer sa vie et qu’il repense a moi, à ce sourire, a tout... J’effleurais sans me rendre compte son présent. Le cœur noir... la chaine, ... Ce bijou représentait parfaitement son vrai cœur : noir et sans vie. Dire que j’avais rêver tant de fois de lui me semblais maintenant répugnant. Il ne lui avait fallu faire qu’un seul geste pour que mon amour se transforme en haine, profonde et sinistre. J’étais encore plongée dans mes pensées - noires - quand nous arrivâmes a l’hôpital. Lorsque je fus sortie de la voiture, je lui lança un regard amère en disant :
« Qu’es tu fais la toi ? J’veux pas de toi avec moi. »
Il ne répondit pas. J’était arrivée exactement a la réaction que je désirais : il avait baissé la tête et une larme tentais de sortir malgré lui. Lorsqu’il releva son regard vers le miens, il eu droit a des yeux haineux et le même sourire que je lui avait offert dans la voiture : moqueur, arrogant et satisfait. Il croyait que j’allait le pardonner ? pas tant que je serais en vie - ce qui était, certes, un délais assez court, mais dans l’hypothèse qu’il n’y a rien après, cela ramène a l’éternité - et que mes yeux pourrons le fusiller du regard.
« Killiane ... me pardonneras-tu ?, m’implora-t-il, une étrange tristesse dans la voix.
- huuummm - j’avais déjà ma réponse en tête mais je le laissait espérer pour qu’il soit encore plus triste après - ... laisse moi réfléchir ... - blanc, il me regardais avec une étrange lueur d’espoir dans les yeux - non. »
De suite, il retomba dans sa tombe de tristesse. Et moi dans mon masque satisfait. Nous dûmes après rentrer dans le bâtiment, mais il continuait a nous suivre. Il ne pouvait donc pas nous lâcher. Je ne voulais plus de lui, c’était si dur a comprendre que ça ?? Mon arrivée a l’hôpital était étrange : je rentrais comme si j’allais rendre visite a un malade, alors que c’était moi, la malade. J’eu quand même droit de revêtir une blouse blanche et faire mon arrivée dans ma chambre sur un brancard. J’avais alors découvert ma salle de mort. Celle auquel j’allais vivre mes derniers instants. Celle ou la vie allait me laisser, m’abandonner. Mais qu’avais-je donc fait pour mériter une mort si précoce ? Je n’avais rien fait. Je ne méritais pas de mourir, pas maintenant. Quelqu’un m’en voulais, vraiment. Me faire mourir, me faire haïr celui que j’aimais - avant -, faire souffrir tant de gens ... Je ne voulais pas mourir, ici, maintenant. Je du descendre de mon lit mobile pour m’installer sur un autre - tout aussi mobile - , identique, mais celui-ci allait être mon lit de mort. C’est funèbrement que j’avais appuyé ma tête contre l’oreiller - dur - de mon lit. Il était resté en retrait pendant tout le temps du transport, mais il vint vers mon lit pour s’asseoir sur une chaise qui trainait non loin. Ma mère ainsi que toutes les infirmières avaient quitté la pièce. Nous étions seuls.
« Je ne veux pas de toi.
Il soupira.
- je le sait. Je ne viens pas m’excuser, je te connaît, tu ne me pardonnera pas.
- Alors que viens-tu faire ?
- Je .. je ne sait pas trop. Sans doute te contempler une dernière fois.
- Je ... pense que tu peux sortir.
- Je ne t’obéirais pas.
- Et pourquoi donc ? C’est ma chambre ici, j’ai le droit de te foutre dehors !
il soupira une nouvelle fois.
Au fait, je ne veux pas de toi a mon enterrement. »
J’avais dit ça sur un ton léger, néanmoins arrogant. Je guettais une réaction - il n’en eu pas -.
« Heamm .. pourquoi tu t’obstine a me rejeter, j’avais cru comprendre que tu m’aimait comme cela n’était pas possible ?
- J’avais dis ça sans doutes parce que je ne te connaissait pas, vraiment. Et je ne changerais pas d’avis.
- Pourquoi ? Parce que tu m’en veux vraiment ou parce que tu ne veux pas que je gagne ?, m’avait-il demandé, sur un ton un peu irrité. »
Il avait en partie raison, je ne voulais pas céder, pas a lui. C’était en partie pour cela que je lui tenait tête. Mais ce n’était pas tout.
« Tu n’a donc pas changer, Killiane. Tu ne veux pas t’avouer vaincue.
- Ce n’est qu’une partie de ce que je ressent en ce moment envers toi. Tu me dégoute. Je ne veux plus te voir. Jamais. »
Mes mots avaient sonné juste : ils étaient lugubres, satisfaits, arrogants et ne sous-entendaient pas que je désirais une réponse - ce qui était vrai, je voulais juste qu’il s’en aille -.
« Pars. Ce sera mieux pour nous deux.
- Je n’ai même pas essayer ... je ne peux pas.
- Tu a besoin d’aide ?
- ...
- Dit ce que tu a à me dire et va-t-en. Tu a 2 minutes, après tu sortira.
- Bien, alors je vais faire vite. Ne me coupe pas, promet le.
- Oui, dépêche toi.
- Alors, déjà, faut que tu sache quelque chose. Je t’aime - je croit que c’était la première fois qu’il me le disait -, que tu m’aime ou non, je t’aime comme cela n’est pas permis. En une seule après midi tu a entièrement pris mon cœur et il me sera impossible de t’oublier. Peu importe ce que tu fera, tu restera gravée la haut - il montra du doigt sa tête -, ton visage me hantera sans doutes la nuit. Le souvenir de ton sourire, de ton rire, ton souvenir restera en moi jusqu'à ma mort. Je souhaite que tu ne l’oublie pas, chaque mots que tu prononce resterons en moi toute ma vie, chaque expressions de ton visage, chaque attitude, tout, resterons en moi. Je ne pense pas être en mesure de t’oublier un jour. Je sais aussi que maintenant tu en a rien a faire de connaître mes sentiments pour toi, mais pour moi c’était important que tu le sache. Tant que tu peux m’entendre. Et ... je suis désolé de ne pas t’avoir tout avouer avant maintenant... tu sait j’aurais tant aimé tout te raconter avant maintenant...
- Sa fait deux minutes dix, le coupais-je. Il est déjà dix-neuf heure quinze, tu va devoir partir, ce doit bientôt être l’heure du repas. Et je t’ai écouté, ne t’en fait pas. Mais je ne crois pas que mon avis sur toi ai beaucoup changé en ces deux minutes. A plus. Ou adieux .
- je préfère dire a plus. »

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Dernière édition par witch56 le Mer 25 Mar - 15:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 25 Mar - 14:52

Lorsqu’il quitta la pièce, je me détendit aussitôt. Son discourt n’avait servi a rien : il n’avait fait que le faire descendre encore plus dans mon estime. Il avait été pitoyable. Minable. Mais bon, si son baratin me permettais de ne plus jamais le revoir, pourquoi pas ? J’étais injuste envers lui, mais lui, ne l’avais-t-il pas été envers moi ? Si. Je voulais qu’il s’en morde les doigts. à en saigner. Je ne savais pas que je pouvais autant vouloir voir quelqu’un souffrir, pour moi en plus. Je fus tirée de mes réflexions part une infirmière qui frappa à ma porte.
« Je peux entrer ?
- Oui, oui. »
Elle ouvrit alors la porte et je la contempla de haut en bas. Elle n’était pas très grande, mais mince. Elle avait des magnifiques yeux verts qui tranchaient avec sa chevelure noire qui tombait en cascade sur sa blouse blanche. Sa bouche était parfaitement dessinée en 2 lèvres rosies part un rose à lèvres. De toutes évidence, cette femme était belle. Et jeune - elle devais maximum avoir 26 ans -.
« Je viens faire quelques mesures comme celle de ton pouls et celui de ta respiration. Ca ira vite, après, tu pourra manger. - pause - Ca va ?
Je ne répondit pas de suite.
- Heamm oui, oui, ne vous en faites pas.
- Oh, ok, je commence alors. »
Sa voix était douce et calme, reposante aussi. Tout ce dont j’avais besoin à cet instant précis. Comme elle l’avait dit un peu plus tôt, tout se passa rapidement et je fus vite devant un plateau bien garnis. Mais je n’avais pas faim. Rien que cet endroit me coupais l’appétit. Et ce qui m’attendait n’arrangeais pas mon estomac : il était complètement séré. Je pris ma fourchette et la planta dans une des pates qui trainait dans mon assiette et tenta de l’avaler - pour ne pas alarmer l’infirmière dont, d’ailleurs, je n’avait pas réussi à connaître le nom -. Lorsqu’elle franchi ma bouche, je senti la bile remonter et tenta de la ravaler discrètement, ce qui, à en entendre les propos de l’infirmière après avoir vu ma moue, n’avait pas été un succès.
« Tu es sure que ça va ? Tu es toute pale et tu ne mange pas.
- Je ... vais bien ne vous en faites pas ... - je laissais entendre que je voulais son prénom -
- Mon prénom c’est Rosalie, si c’est ce que tu voulais savoir.
- C’est un joli prénom !
- Et toi, je n’arrive pas à me souvenir du tiens ...
- Killiane, ce qui, n’est pas très mignon pour une fille.
- Je n’avais jamais entendu ce prénom, je le trouve très bien. »
Son ton laissait entendre qu’elle était sincère. De part tant de manières, j’aimais beaucoup cette fille. J’appris même son âge : 22 ans. Elle était bien plus jeune que je le pensait ! Elle et moi avions parlé jusqu'à l’heure du couché : vingt et une heure. Je n’avais pas plus touché à mon repas. Elle partie ensuite en emportant mon repas - intact - et me souhaita bonne nuit. Elle avait essayé de rendre sa voix stable mais j’avais lu qu’elle était triste elle aussi à l’idée que demain soit mon seul, demain. J’avais beau luter et essayer de penser à autre chose, le sujet de mon demain revenait toujours. Je ne parvint pas a m’endormir pendant un long moment - au moins 2 heures - puis, épuisée part cette journée - qui me parut être la plus courte de ma vie et en même temps celle ou il s’est passé le plus de choses - je commença à sombrer dans l’inconscience.


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Merci de laisser
cette fiction
ou elle est.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Jeu 26 Mar - 17:34

Muhu, j'ai adorée =D
J'aime beaucoup le passage où Killiane voit "lui" chez elle, et que tu ne le nommes que par "il" ou "lui". On ne sait jamais son prénom et je trouve ça super ^^ J'adore aussi comme elle a changé tout de suite son opinion en se rendant compte ce qu'il était vraiment. Bref, très bon chapitre.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Ven 27 Mar - 15:06

Merci Ray- Chan (:
En fait, j'avais pas d'inspiration au début pour son prénom - a lui -, alors je l'ai appelé ... Lui X) pour le reconnaitre quand même, j'ai toujours mis le lui ou il en italique.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Ven 27 Mar - 18:08

C'est ... vraiment SUPER. Argh, j'adore, bref, euh, voilà x) Même si 'cest un peu ... triste ;D
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Ven 27 Mar - 18:13

Merci Shushine ((:
Oui c'est triste, mais c'est le principe donc voila X)

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Ven 27 Mar - 19:02

Raah, ça, les "pas d'idées pour le prénom du gars" j'en ai eu souvent XD J'ai plus d'inspi pour les prénoms de filles, même s'ils restent toujours les mêmes - Akane, Mitsune, Ambre, Jade ou Rose.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 29 Mar - 13:25

Sur c'est chient de trouver des prénom de mec - mais aussi de filles ...- si on veux sortir des "Lea", "Marie" et tous les prénoms super courants et pas original ^^"

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Lun 30 Mar - 19:56

Géniaaaaal ce chapitre ^_^ Vraiment excellent, rien à dire, franchement j'ai adoré ! Et d'ailleurs le fait que le gars n'ait "pas de prénom" xD c'est mieux, ça rajoute au côté... mystique ? J'arrive pas à trouver le mot^^

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Mer 1 Avr - 13:30

Merci Banana chan :))
Ca fait plaisir que ce chapitre plait - j'y ai passé tant de temps .... -
^^

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Dim 12 Avr - 18:02

Note : Voila la suite et la fin de ma fiction.

Dimanche 14 juin.
Mon sommeil fut agité part de nombreux cauchemars. Je me réveillais dans mon lit, à l’hôpital. Je me levais et alla vers la porte. Je tenta de l’ouvrir. Impossible. Je commençais a paniquer. Les fenêtres refusèrent de s’ouvrir, je retentais d’ouvrir la porte en vain. Je sentais que mon sang circulait plus rapidement dans mes veines, j’en avais la tête qui tournait. Je tenta de crier : aucun bruit ne pu sortir. Je colla ma tête a la porte, espérant entendre une infirmière passer mais le couloire était parfaitement silencieux. J’entendis alors un bip, puis un autre, puis un autre - bip,bip,bip -. Au fur et a mesure que ma peur grandissait les bip devenaient plus rapides. Je m’agenouilla au sol et pris ma tête dans mes mains. Le bip devenais insupportable, et plus je tentais de l’oublier, plus il se manifestait. Ma tête commençais a tourner dangereusement. C’est a ce moment la que je me suis réveillée en hurlant. Et c’est a ce même moment que je compris que le bip de mon cauchemar n’était que mon pouls enregistré part une machine - dont le nom m’échappait . Rapidement une infirmière rappliqua dans ma chambre, sans doutes alertée part mes cris. Je ne reconnu pas Rosalie - après tout, il y avait plus d’une infirmière dans cet hôpital . La femme, contrairement à la précédente personne ayant franchi le seuil de ma chambre - Rosalie -, abordait un visage ridé, encore plus déformé part l’anxiété, deux yeux fins et noirs, et des cheveux blonds - ou chatins ? -. Cette femme était belle, mais elle était vielle - elle devait avoir ... 60 ans ? sans doutes, ou elle s’en approchait . Elle me contempla et m’adressa rapidement la parole de façon étrangement calme.
- ça va ma petite ? je t’ai entendue crier.
- Juste un mauvais rêve.
Elle acquiesça mais fit une moue étrange.
- Je vais vérifier ta tension et son historique. (pause) Tu as faim ?
- Je ... non, je ne crois pas.
- Je vais quand même t’apporter quelque chose, des fois que tu ais soudainement envie de manger. (encore une pause) Tu as rêvé de quoi, si je peux me permettre ?
- Heu ... je n’ais pas vraiment de souvenirs précis, juste des passages, des impressions ...
- Dis les quand même !
- J’étais ici même, mais j’étais enfermée, j’avais peur, j’entendais des bip, cela me tournais la tête, il n’y avais personne nul part. Je ne me souviens pas de grands chose d’autre.
Elle acquiesça de nouveau. La façon dont elle faisait mécaniquement tout me donna l’impression qu’elle était un robot. Elle entrepris de regarder l’historique de mon pouls, comme elle l’avait dit, puis alla me chercher un petit déjeuné. Mais je n’avais pas faim. Mon estomac faisait des tours sur lui même : d’ici quelques heures mon cœur allait cesser de battre, définitivement. Et je n’y pouvais rien. Mais elle revint, un magnifique - et un peu trop innocent à mon gout - sourire aux lèvres. Je la pria aimablement de me laisser seule. Grave erreur : je passa tout le temps a penser à ce qui allait se passer. Mon cœur fini part s’emballer et j’entendis les bip s’emballer eux aussi. J’essayais de penser a autre choses - les gens que j’aimais, les choses que j’aimais .... - mais a chaque fois cela me ramenait a un seul sujet. Je pris finalement un bout de bacon -froid- et l’avala tout rond. Je n’avais pas envie de vomir, rien. J’entrepris de manger un autre bout de bacon, avec plus d’entrain cette fois. J’engloutis finalement la quasi totalité de mon assiette en un temps record. Je posa mon plateau sur une table non loin de mon lit puis soupira. J’allais être contrainte de passer mes dernière heures dans ce lit minable. Je regardais part la fenêtre. On voyait au loin un parc, avec des cerisiers en fleures, des arbres, des oiseaux sans doutes. Jamais je n’aurais l’occasion de m’allonger au pieds de ces géants verts ou roses, jamais je ne pourrais entendre les oiseaux chanter. C’en était déjà fini. Avant même la véritable fin, je savait que je n’allait plus rien vivre, que des larmes, que de l’angoisse. J’arracha mon regard de la fenêtre : regarder ou je ne pourrais jamais aller me terrifiait. Je voulais plus que jamais profiter de la vie. C’était ma dernière chance. Mais je ne pouvais partir, respirer le véritable air, j’étais contrainte de rester enfermée ici. De penser à cela déclencha mes larmes. Je parvins tout de même à me ressaisir avant l’entrée de ma mère. Elle allait pleurer, mais il ne fallait pas que je pleure aussi, elle en serait d’autant plus triste. Elle frappa doucement a ma porte, sans doutes parce qu’elle croyait que je dormait encore.
- Entre, maman.
Elle s’exécuta. Elle avait les yeux complètement rouges mais ne pleurais pas - encore. Je tentais de lui sourire pour la rassurée. C’était finalement comique, enfin presque : c’était moi qui allait ... décéder - j’eu du mal à penser à ce mot -, mais c’était moi qui devait rassurer les autres... Elle essaya de lancer la discussion anodine.
- Alors ... tu as ... bien dormi ?
Elle se mordit la lèvre.
- Oui, j’ai dormi comme un loir, mentis-je.
Inutile de lui dire la vérité - le cauchemar et mon insomnie. Elle n’ajouta rien. Je sentais qu’elle voulais poser des questions mais se retenait à la dernière minute, sans doutes car la réponse allait nous amener à penser à bientôt. Elle s’assit donc à mon chevet et continua dans ses réflexions. De mon côté, je constatais - et espérais - qu’il ne reviendrait pas. Qu’il se les gardes ses excuses, moi j’en voulais pas !
La matinée passa rapidement - trop ! - et vint le moment ou Rosalie, accompagnée de plusieurs autres personnes, vinrent dans ma chambre pour faire des mesures. Prise de tension, vérification de l’historique du rythme cardiaque ... Ma mère m’avait laissée. A un moment ou les infirmières allèrent quitter la pièce, je pris part la bras Rosalie et la regarda dans les yeux.
- Rosalie, je suis obligée de rester ici ?
Elle ne répondit pas de suite.
- Et bien... je suis navrée. Je ne peux pas te laisser sortir, me dit-elle avec une voix pleine de tristesse et de compassion.
- Ce n’est pas grave.
- On m’a demander quelque chose...
- Vas-y, je t’écoute.
- On m’a dit que si tu voulais te confier à quelqu’un, enfin dire ce que tu veux dire, mais pas le dire à ta mère, et bien ... tu peux me le dire. Tu as ma parole que je ne toucherais pas un mot à ta mère. (pause) alors as-tu quelque chose à me dire ? ne te force pas, c’est juste si tu veux, me lança-t-elle avec sa voix calme, sereine mais triste.
- Je ... euh ... laisse moi deux minutes, s’il te plait, lui demandais-je.
- Naturellement.
Je réfléchis pendant ce qui me sembla bien plus que deux minutes, elle attendant que j’ouvre la bouche. Je fini part articuler quelques mots.
- Je ... déjà, je ne veux pas que ma mère passe son temps à me pleurer, il faut qu’elle soit forte. En suite, il faudra que mes amies, surtout Ashley, sachent combien je les aimes. (pause) Je .. je ne sais pas. Je veux pas grand chose ... qu’on ne me pleure pas pendant des années. (pause) Je veux qu’il n’insiste pas pour venir a mon enterrement ... Je veux que ma mère l’empêche de rentrer dans l’église.
Je déglutis à l’idée. Elle acquiesçait à tout ce que je lui disait. C’est à ce moment que je me rendit compte que j’avais besoin de parler à quelqu’un. J’entrepris alors de lui raconter tout, tout ce qui faisait ma vie : ce qui n’allait pas, le mystère de mon père, mes amies, le collège, mon ex... Elle ne commenta rien, se bornant à écouter et a noter ce qu’elle devrait transmettre. Puis vint 12heure et demi. L’heure du repas. Rosalie ne me quitta que pour aller chercher nos plateau : elle allait manger avec moi ! J’étais très heureuse de cette chose, malgré l’ambiance et la raison qui nous rapprochait. Je ne mangeais que pour lui faire plaisir. Mon estomac était complètement retourné. Je crus à plusieurs reprises vomir. Durant le repas Rosalie me posa quelques questions sur ce que je lui avait dit. Je parlais tranquillement avec Rosalie depuis longtemps - le repas était fini - de ses années collèges. Elle me confiais ce qu’elle avait fait a son ex quand sans prévenir, mon rythme cardiaque se mis a ralentir et Rosalie sauta de sa chaise et alla vérifier l’historique et ce qui se passait. Mon rythme cardiaque ralentissait ! Rosalie sorti de la pièce et revint quelques secondes après accompagnée de nombreux infirmiers et infirmières et elle leur expliquait ce qu’elle savait. A partir de ce moment la tout alla très vite. Rosalie appela ma mère sur son téléphone portable - j’ignore comment elle l’avait eu - tandis que les autres m’amenaient dans une autre salle.
Je ne comprenait pas. Cela arrivait finalement à tous le monde de ralentir son rythme cardiaque. Je failli poser la question quand je me dis une chose : normalement, j’avais peur en ce moment même, et pourtant, à en croire les bip de la machine - je n’arrivais pas a retenir son nom - montraient un bip lent. Il aurait du être rapide. Alors je compris : mon cœur ne réagissait pas normalement. Je commençait ç haleter. Mais une nouvelle question s’imposa en moi : j’avais un cancer des poumons, pas un cancer du cœur ou un quelconque problème avec le cœur ... C’était la que je ne comprenait plus rien. Je ne revis pas Rosalie. Je ne revis pas non plus ma mère. J’étais la, dans cette salle avec tes tubes partout, des machines énormes qui faisaient des bruits infernaux et des infirmiers. J’attendais de mourir. Je finis part sombrer dans l’inconscience. Une inconscience agitée de cauchemars.
~
J’entends le bruit des bip. Je sens que je ne peux pas remplir mes poumons d’air. Ma gorge me brule. Ma visions devient de plus en plus flou de minutes en minutes. Ainsi, je vais bientôt mourir, et comme on le dit souvent, je venais de revoir mes 2 derniers jours défiler devant mes yeux. Je suis impuissante face à ce qui va suivre. Ma respiration est de plus en plus étranglée, et l’air irrite ma gorge en feu. Je n’arrive plus à respirer. Je ne peux plus respirer. Mes poumons sont bloqués. Je me débat. J’essaie d’inspirer. Ma vision se trouble encore plus. Presque tous les infirmiers quittent la pièce. Je veux hurler. Rien ne sort. Les bip ralentissent. J’essais de respirer. Puis je comprends. Je comprend qu’il en est fini de moi. J’entends raisonner un bip - le dernier ?. Je ne tente pas de résister. Je laisse retomber mes mains. Mes paupières se ferment. Ma mère entre. Mes paupières se ferment. Mon dernier battement de cœur. J’abandonne ma mère.


Note de la fin : J'ai essayer de la rendre le plus triste possible, j'aimerais avoir votre avis dessus. Puis avoir votre avis général. Cette fiction est donc - sans doutes - ma première que je finis. Je ne sais pas si certains d'entre vous s'attendaient a un retournement de situation dans le genre "en fait j'avais pas de cancer" u_u'' et bien vous me connaissez mal, car j'aime pas les happy end. Je trouve ça décevant.

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Lun 13 Avr - 8:52

C'est vraiment trop trop trop trop triste. ='(
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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Lun 13 Avr - 8:56

^.^
Je l'ai précisé depuis le début ^^
Je doit comprendre que j'ai réussi a rendre triste cette fiction . merci :)

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MessageSujet: Re: Mes 2 derniers jours.   Aujourd'hui à 16:18

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Mes 2 derniers jours.
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