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 Le pensionnat Jigoku

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megamomo
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MessageSujet: Le pensionnat Jigoku   Dim 9 Nov - 19:14

Pour les nuls en Japonais, et puis ceux qui s'amusent pas à apprendre par coeur tous les mots qu'ils entendent dans les animes, le mot "jigoku" signifie "enfer" ou "empire des ténèbres" ... si vous devez un jour allé dans un pensionnat qui porte ce nom, évitez ... on sait jamais si c'est pas le diable le directeur ^^ Sinon se sera probablement le roi Enma.

Après ce bref interlude, entrons dans le vif du sujet ... voilà donc la nouvelle fiction de Makoto (mon nouveau nom de plume ^^) qui vous propose avec joie un résumé du pensionnat Jigoku ... bah oui ! Seulement un résumé pour le moment parce que j'ai commencé à écrire hier et il faut que je me renseigne un peu sur la vie à Nagasaki et les coutumes d'Osaka et Nagasaki ... c'est pas une mince affaire faut dire ! Après je tiens à dire que l'heure de route pour allé d'Osaka à Nagasaki est vérifier ... prennez donc plutôt un avion direct parce que plus de 5h de trajet, je passe. Ensuite ... et bien je crois que se sont les renseignements les plus importants à connaitre pour lire convenablement RJ (bah oui ... je trouve que PJ ça craint comme surnom et comme pensionnat se dit "ryou" autant en profiter ^^

Fiche de renseignement :

Titre : Pensionnat Jigoku
Statut : En cours (4 chapitre/6)
Résumé :
Makoto Mimomiya est un jeune garçon de seize peu banal. Fils illégitime d’un grand industriel, il est aussi le futur héritier de la famille. Mais Makoto a d’autre ambition, que se soit le jardinage, le sport ou tout simplement une promenade en ville, le jeune garçon ne supporte pas l’idée de rester enfermé. Pour le guérir et aussi s’en débarrasser, son père l’envoie dans le pensionnat Jigoku, réputé pour sa sévérité. C’est contraint, forcé et à reculons que Makoto prend place dans le train qui le conduira vers la nouvelle école. Mais sa rencontre avec Akira Tekemoto et la série de meurtre dans le pensionnat depuis son arrivé vont peut être lui permettre de revoir tout ça.

Avertissement ? : Probablement un léger Shonen ai puisqu'il va y avoir Akira et Makoto dans la même école XD

Et bien voilà pour ce qui est de l'administratif ... je devrais probablement poster le premier chapitre demain ou mardi soir.


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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Dim 9 Nov - 20:25

Rho Momo j'étais sûre que tu ferai du yaoi là encore, et on a du shonen ai xD Moi aussi je m'amuse à apprendre les mots que j'arrive à comprendre dans les animes x)

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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Dim 9 Nov - 22:26

super ! Une nouvelle histoire de megamomo ! J'adore tes histoires :méga bisous:
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megamomo
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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Dim 9 Nov - 22:46

Banana007 a écrit:
Rho Momo j'étais sûre que tu ferai du yaoi là encore, et on a du shonen ai xD Moi aussi je m'amuse à apprendre les mots que j'arrive à comprendre dans les animes x)

Mû ... faut pas m'en vouloir ... en ce moment, je ne lis et regarde que des yaoi alors je ne pouvais pas faire autrement ... et puis j'aime bien parler de Makoto et Akira ^^ J'ai l'impression de raconter ma vie (même si je ne m'appel pas Makoto, je suis une fille, je suis totalement hétéro (enfin je crois), je suis célibataire, mes parents ne sont pas de célèbres chef d'entreprises connu dans tout le Japon et je suis bien la fille de mes deux parents ... a part ça XD) ... mû ... j'ai l'impression de raconter n'importe quoi là en fait. Quoi qu'il en soit, un bon petit Shonen ai de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne XD

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MessageSujet: Chapitre 1 : Déménagement précipité (partie 1)   Mar 11 Nov - 19:46

Note de l'auteur -> Comme promis, le premier chapitre (un peu beaucoup shonen ai sur la fin) ... j'espère qu'il vous plaira parce qu'il ma vraiment mis du temps à écrire ... entre les renseignements sur les trains japonais et autres, je me suis bien faire chier XD ... enfin, ça valait le coup parce que de tous les chapitres que j'ai écrit durant les mois octobre-novembre, c'est de celui là dont je suis le plus fier ^^

Chapitre 1 : Déménagement précipité.


Le paysage répétitif qui passait devant la fenêtre me donnait mal à la tête. Des arbres à perte de vu … de temps à autre, il arrivait que l’on voit une maison, qui ressemblait alors plus à un château. Je dis ça maintenant, mais il y a peu de temps, moi aussi j’habitais dans une maison traditionnelle japonaise tellement grande qu’il m’arrivait de me perdre dedans en voulant m’enfuir. C’est à cause de ça que je n’arrivais jamais au bout de mes escapades … mon père me retrouvait toujours avant. Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Mimomiya Makoto … enfin … qu’est ce que ça va changer à notre histoire franchement ? Elle restera aussi pâle et insignifiante, ce n’est pas mon nom qui changera cela. C’est du moins ce que je m’imaginais en embarquant dans ce train qui se dirigeait vers Nagasaki à une vitesse ahurissante. Au fait … n’hésitez pas à me reprendre sur certain point. En temps normal, je préfère rester dans mon coin, silencieux, à rêvasser, alors parler, je n’ai pas trop l’habitude de parler et il m’arrive de dire n’importe quoi. Mon meilleur ami du lycée Kokoro me disait souvent que j’étais incapable de mettre de l’ordre dans mes idées … ce n’est pas complètement faux … c’est probablement parce que je parle difficilement aux autres que j’ai décidé de commencer ce petit carnet dans lequel je relaterais ce qui m’est arrivé. A oui … j’oubliais encore un détail … comme je m’ennuyais beaucoup chez moi, j’étais sans arrêt en train de lire des romans pour adulte … alors il m’arrive d’utiliser des mots peu usités … je vous pris de m’en excuser et vous conseil de vous armer d’un dictionnaire.
J’étais d’ailleurs en train de lire un livre, lassé du paysage extérieur, lorsque le train s’arrêta brusquement et me projeta contre mon voisin d’à coté. Je m’excusai alors pour le dérangement et, comme à mon habitude, me mélangeai dans mes mots. Mon voisin, qui devait avoir un ou deux ans de plus que moi, fit un grand sourire et passa sa main dans mes cheveux en me disant que ce n’était rien. Pour le première fois de ma vie, je sentis mes joues rougirent de bonheur. C’était tellement rare qu’on ne s’énerve pas après moi quand je gaffe … maisétrangement, que cet individu que je ne connaissais même pas m’en fasse un me rendait encore plus heureux. Toute fois, je ne devais pas me laisser aller à délirer de cette façon. Il y en avait encore pour plusieurs heures de route ! Rien que pour aller jusqu’à Fukuoka, il y avait environ cinq heures de trajet ! Cela ne faisait qu’une heure que j’étais dans ce train, et je m’imaginais déjà en train de mourir d’ennuis avant la fin du voyage. Surtout qu’après celui-ci, je devais en prendre un autre à Fukuoka puisqu’il n’y avait pas de ligne directe entre Osaka et Nagasaki. C’est probablement à cause de cette idée que je finis par m’endormir, avachis sur la tablette devant moi.
Ces derniers jours, quand je fermais les yeux, je revoyais mes années de maternelle. C’était toujours la même chanson. Cette fois ci, c’est de mon entré en 1ère année de primaire dont je me suis souvenu. Je dis « souvenu » mais ce n’est pas comme si j’avais oublié ce qui c’était passé. J’étais arrivé tranquillement et plusieurs adultes m’avait regardé bizarrement et les discutions se sont alors porté sur moi.

- Vous croyez qu’il habite à coté de l’école ?
- Je ne sais pas mais c’est rare de voir un enfant de cet âge aller à l’école seule.
- Son père doit probablement être très occupé … vous ne le reconnaissez pas ? C’est le fils de la famille Mimomiya.
- Mais pourquoi sa mère ne s’occupe pas de lui dans ces conditions ?
- Vous n’êtes pas au courant Yoshifumi-san ? C’est le fils de la maîtresse de Mimomiya-san.
- Quoi ? C’est un fils adultérin ?

Les adultes s’étaient aperçus à ce moment là que je les regardais et avait coupé court à la conversation. Moi, je n’avais rien compris de ce qui s’était dit et, le soir, j’avais cherché « adultérin » dans le dictionnaire. Evidemment, comme chaque fois, je fus obligé d’aller voir une autre définition pour comprendre et c’est ainsi que je sus ce que voulait dire ce mot étrange. Je n’avais pas bien compris ce qu’il y avait écrit mais cela voulait dire que je n’étais pas le fils de ma mère. Cela expliquait probablement pourquoi elle ne m’aimait pas et cherchait toujours à m’éviter … il y avait une chose que je ne m’expliquait pas par contre … comment ce faisait il que des gens que je ne connaissais pas savait ma situation alors que moi-même, je l’ignorais ?
Après ce jour, je ne me suis plus jamais considéré comme un membre de la famille Mimomiya. Je me sentais étranger et avait l’impression que ma présence dans cette maison était en trop. Mes parents n’avaient jamais eu l’air d’apprécier passer du temps avec moi … j’étais jeune mais pas stupide. Je savais que ce qu’ils voulaient, c’était un héritier … le fils de n’importe qui aurait fait l’affaire … Mais moi, l’entreprise de mon père, je n’en avais rien à faire, et je ne me gênais pas pour le lui faire savoir en tentant chaque jour de m’échapper de cette immense prison dorée. C’est pour ça qu’un jour, il y a une semaine, n’y tenant plus, il m’a crié « Makoto, cette fois ça suffis ! Je vais t’envoyer dans un pensionnat où l’on t’apprendra à te tenir ». C’est ainsi que je me suis retrouvé obligé de partir pour Nagasaki.
J’étais en train de rêver à tout ces évènements lorsque quelqu’un que me secoua. Je me réveillai en sursaut, persuadé que tout ça n’était qu’un cauchemard, que j’étais dans mon lit et que mon père venait me réveillé à cinq heures comme tous les matins. Mais je n’étais pas à la maison … j’étais avachis sur la tablette du train et la personne qui me secouait était le voisin sur lequel j’étais tombé. Je n’y avais pas fait attention tout à l’heure, mais là, je remarquai qu’il avait les yeux rouges rubis qui contrastaient avec ses cheveux noirs … d’où pouvait bien lui venir une telle couleur ?Et puis surtout, pourquoi m’avait il réveillé ? On ne lui avait jamais appris que ce n’était pas poli ?

- Ça va petit ? Tu n’avais pas l’air de penser à des choses très positives alors je me suis dit que se serait mieux de te réveiller.
- Ah … etoo … gomen … J’ai dit quelque chose de bizarre ?
- Je ne crois pas, répondis l’inconnu en réfléchissant. Par contre tu gémissais … c’est pour ça que je me suis dit que …
- Je sais, le coupais je bien qu’un peu gêné. Merci beaucoup.
- Tu descends à Fukuoka je suppose ? Me demanda t’il soudain après un moment de silence. Pendant que tu dormais, ils ont dit que l’on arriverait dans une demi-heure.
- Oui … je vais à Nagasaki.
- Moi aussi, continua t’il peu surpris. Je suis Tekemoto Akira. Ravi de te rencontrer.
- Etoo … Mimomiya Makoto.

Je
trouvais ça un peu stupide de me présenter auprès d’un garçon que je ne reverrais probablement plus jamais après aujourd’hui mais j’avais envi de discuter un peu pour faire passer le temps.

- Et bien, Mimomiya Makoto-kun … si tu as besoin de quoi que se soit, n’hésite pas à me demander. Je suis responsable de toi à partir de notre arrivé au pensionnat Jigoku.

Je ne répondis rien, bien trop surpris par ce qu’il venait de dire. Comment savait il que j’allais au pensionnat Jigoku ? Il y avait de nombreuses autres écoles à Nagasaki ! En plus, il avait l’air de bien me connaître alors que nous ne nous étions rencontrés que quelques minutes auparavant, quand j’étais tombé sur lui. Qui c’était ce garçon bon sang ?!

-
Je suis désolé … j’aurais dû me montrer moins direct. Je suis le fils de directeur de l’école et j’ai la charge de m’occuper de ton intégration dans notre école. Ton dortoir est juste à coté du miens alors n’hésite pas à me poser des questions.

Il commença alors à m’expliquer un grand nombre de chose alors que je ne revenais pas encore de ce qu’il m’avait dire peu avant. Il finit par se rendre compte de ma surprise et s’excusa de nouveau d’avoir été si brusque et me raconta qu’il était à Osaka pour les vacances et que quand son père avait appris que j’arrivais au pensionnat par le même train de moi, il lui avait fournis ma photo pour qu’il puisse me reconnaître et me renseigner sur l’école avant le début des cours. Il précisa même qu’il n’avait pas compris qu’il fasse ça … en temps normal, son père se fichait un peu des nouveau élève … encore un traitement spécial dû à mon père ça … je détestais qu’on me traite différemment des autres sous prétexte que mon père avait de l’argent. Et le comportement de Tekemoto … il était probablement dicté aussi par un désir de se faire bien voir ! Il dû lire dans mes pensés car il passa de nouveau sa main dans mes cheveux en me rassurant.

- Je ne suis pas le genre de personne qui joue la comédie Mimomiya-kun. Si je me suis montré gentil avec toi quand tu es tombé tout à l’heure c’est parce que tu n’y étais pour rien et si je continue à être sympathique avec toi, j’avoue sans peine que c’est intéressé. Tu es vraiment adorable alors j’aimerais bien qu’on devienne ami.

Je
n’arrivais pas à croire qu’il me disait tout cela sans la moindre crainte … après tout, il disait des trucs particulièrement embarrassants ! On ne dit pas à quelqu’un qu’il est adorable aussi facilement en temps normal ! C’est probablement parce qu’il n’avait dit sur le même ton que le reste de son discours que mon teint vira brusquement au rouge. Ce garçon m’aura fait plus rougir en quelques heures que n’importe quel autre personne dans tout le reste de ma vie … le pire c’est qu’il n’avait par l’air gêné le moins du monde. Il sortit un paquet de gâteau de son sac et m’en proposa comme si de rien n’était. Il était vraiment incroyable !

- Tu n’es pas très bavard on dirait … ça te rend encore plus mignon mais tu as une jolie voix … pourquoi ne t’en sers tu pas plus ?
- Puisque tu poses des questions, à mon tour aussi … pourquoi t’arrêtes pas de dire que je suis mignon ?
- Bah … parce que je le pense.
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MessageSujet: Chapitre 1 : Déménagement précipité (partie 2)   Mar 11 Nov - 19:56

Sa réponse me fit l’effet d’une douche froide. Ça, je m’en doutais un peu, mais qu’un garçon dise à un autre garçon qu’il le trouve mignon … je trouvais ça vraiment étrange. C’était peut être parce que je n’en avais pas l’habitude mais c’était tout de même inhabituelle … je me sentais mal quand il disait ça, mais en même temps ça me faisait plaisir … en bref, je ne savais plus vraiment quoi penser. N’ayant pas envi de discuter plus longtemps de ce sujet, je pris un des gâteaux qu’il me proposait et le mangea en silence en reprenant mon livre là où j’en étais. Depuis que j’étais petit, je lisais beaucoup de livres et je n’avais aucun mal à entrer dans l’histoire … mais là, maintenant, avec ce garçon … je me sentais gêné et intimidé si bien qu’il mettait impossible de me concentrer sur ce que je lisais. En vérité, je me servais de mon livre uniquement pour cacher mon visage en feu. Je le vis me regarder pendant quelques minutes puis il finit par ouvrir de nouveau sa bouche pour parler …

-
Je ne voudrais pas interférer dans ta lecture mais … ton livre est à l’envers.

J’étais tellement occupé à tenter de me cacher que je n’avais même pas remarqué ce détail. En l’entendant, je rougis encore plus, si c’est possible et Tekemoto explosa de rire en me caressant de nouveau les cheveux.

- Ta mère devait être vraiment très belle, finit il pas dire au bout d’un moment, parce que j’ai rencontré ton père une fois et je te garantis que tu n’as rien de lui … tes cheveux blonds doivent aussi te venir de ta mère …

Tiens … c’était vrai ça. Je ne savais rien de ma mère mais mes cheveux blonds et mes yeux verts ne me venaient pas de mon père … Alors c’était probablement la femme avec qui mon père … de toute façon, ça ne servait à rien de penser à ça. J’avais plusieurs fois tenté de retrouvé sa trace … j’aurais tellement préféré vivre avec elle … mais quand j’en avais parlé à mon père, j’avais juste eu le droit à une nouvelle colère. Mon père s’énervait facilement, me criait sans arrêt dessus mais ne me frappait jamais … il préférait lancer ce qu’il trouvait dans ma direction … cette fois pourtant, il m’avait donné une gifle … je n’avais jamais compris pourquoi mais j’avais laissé tombé mes investigations dès ce jour là. Mais à quoi bon en parler à ce garçon que je connaissais à peine ? Pourtant j’avais envi de lui dire … j’avais envi d’en savoir plus sur lui … je commençais à me demander ce qui me prenait de désirer autant connaître ce garçon mais, comme à mon habitude, je demeurais muet. Comment aurais je pu lui poser des questions sur lui ? Il ne voudrait probablement pas répondre, ce qui serait tout a fait compréhensible.

- Ne, ne … Mimomiya-kun, finit il par dire en voyant que je ne répondais rien, tu veux jouer avec moi ? Chacun à notre tour on pose des questions à l’autre et il est interdit de mentir. Ça nous permettrait de nous connaître mieux.
- Hein ?! Demo …
- Allez Mimomiya-kun, me supplia le jeune garçon. Il avait tellement l’air de vouloir en savoir plus que je fini par craquer.
- D’accore ! Mais je commence. Etoo … Tekemoto-senpai … pourquoi avez-vous passez vos vacances à Osaka ? Il y a quelqu’un que vous connaissez ?
- En effet, répondit il tout de suite. Mes parents sont divorcés et ma mère habite à Osaka tandis que mon père vit à Nagasaki … il a une chambre dans le pensionnat. Je passe toutes mes vacances avec ma mère. A moi maintenant … je sais que tu n’aimes pas beaucoup tes parents mais … est ce que tu peux me parler un peu de ta situation ?

J’étais surpris qu’il me demande ça. Même mes anciens amis qui connaissaient très bien mon dégoût pour la famille Mimomiya ne m’avaient jamais demandé pourquoi je les détestais autant. Etrangement, le fait que lui se questionne me donna le courage de lui en parler.

- Et bien déjà … etoo … c’est un peu compliqué et c’est très long à expliquer … tu es sur que …
- Rassures toi, se contenta t’il de répondre, après ce train, on en a un autre alors du temps, on en manque pas. J’ai juste envi d’en savoir plus.
- Etoo … et bien en fait je n’ai jamais eu l’impression d’être « chez moi » auprès de mes parents. Comme tu as l’air de déjà le savoir, mon père a trompé sa femme avant ma naissance et je suis le fils de sa maîtresse. A cause de ça, sa femme ne m’a jamais vraiment considéré comme son fils et mon père ne m’a jamais véritablement considéré comme son fils non plus …

Il le disait lui-même … Je l’avais entendu parler avec celle qui me servait de mère une soir … Mimomiya-san (c’est comme ça qu’elle me disait toujours de l’appeler) criait qu’elle n’en pouvait plus de « voir ce garçons qui est ton fils mais pas le mien ». Mon père avait répondu, le plus naturellement du monde « Ce garçon n’est pas mon fils, c’est mon héritier » … il avait besoin d’un héritier … n’importe qui aurait fait l’affaire, même moi. Il n’en avait rien à faire de ces histoires de familles, il voulait juste que quelqu’un reprenne son entreprise après sa mort. J’expliquais tout ça à Tekemoto … dans les moindres détails. J’en avais marre de toujours garder ma colère et ma haine au fond de moi … j’avais besoin de parler … mais pourquoi à lui ? Lui que je ne connaissais même pas depuis deux heures ? Probablement parce qu’il me l’avait demander et uniquement pour cette raison. Après tout, j’aurais pu me défouler sur n’importe qui. Mais ça n’expliquait pas pourquoi mon cœur battait aussi vite quand je lui parlais … si … c’était probablement parce que je n’étais pas habitué à parler autant à quelqu’un … même avec mes meilleurs amis je ne discutais pas autant. Je me contentais d’écoutais, attendant toujours que tout se passe, ne faisant jamais rien pour empêcher les évènements d’arriver ou, au contraire, pour accélérer le court du temps. Je n’étais pas quelqu’un d’exceptionnel comme le pensait certaine personne … J’étais le type le plus banal qu’il y a sur cette terre. Pour moi, tout est ennuyeux et j’aimerais toujours que quelque chose bouscule le quotidien … mais en même temps, je n’avais pas tellement envi de m’en mêler si jamais ça devait arriver. J’avais bien d’autre chose à faire que de créer, par exemple, la fin du monde.
A la fin de mon récit, Tekemoto m’attrapa le bras et me serra contre lui. Nous étions sur le quai en train d’attendre le train pour Nagasaki et plusieurs personnes se retournèrent vers nous. Moi, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait soudain. J’avais envi de le pousser mais en même temps, je n’avais pas envi de réagir. Je me sentais bien comme ça … vous devez vous dire que j’ai disjoncté mais pourtant, j’avais soudain le désir de rester comme ça pour toujours. C’est l’arrivé de notre train qui me fit revenir à la réalité, en particulier parce que l’adolescent me lâcha soudain pour prendre sa valise.

- Gomen, se contenta t’il de me dire.

Moi, je n’avais toujours rien compris. Je restai quelques minutes sans faire le moindre mouvement, plongé dans mes pensés, puis fini par monter dans le train à mon tour pour m’assoire à coté de lui. Le reste du voyage se passa dans le silence le plus complet. Moi n’osant rien dire, comme à mon habitude, et lui, soudain muet comme une tombe. J’avais sortit un bouquin pour faire passer le temps, mais il m’était impossible de me concentrer dessus. C’est uniquement au bout d’une heure que Tekemoto repris la parole, me faisant sursauté.

- On va arrivé dans environ une demi-heure … après il faudra prendre le métro et marcher pendant dix minutes … il ne faudra pas que tu hésites si tu as le moindre problème. Nos chambres sont juste à coté et communique par le balcon … ah oui, on a chacun un petit balcon, c’est très pratique pour ceux qui aime l’air frais parce que ça rafraîchir plus qu’une fenêtre ouverte … certain l’aménage carrément … comme moi qui ait mis une table dessus pour pouvoir prendre le thé au soleil. Ah ! Et comme tu arrives en cours d’année, il faudra que tu te renseignes sur les différents club … ils sont gratuits et facultatifs. Après tout notre école est célèbre pour ces clubs … on a des champions !

Je voyais bien qu’il était gêné et ne pouvais supporter de me contenter d’hocher la tête pour dire que j’avais compris … il fallait que je fasse quelque chose mais quoi ? Après tout, je m’étais senti tellement bien dans les bras de Tekemoto, se serait dommage qu’il ne me prenne plus dans ses bras de cette façon à cause d’une bêtise comme ça … en plus, j’avais de nouveau sommeil … une demi-heure … ça me laissait le temps de faire une petite sieste …

- Etoo … fini-je par demander les joues rouges après avoir regroupé tout mon courage. Est-ce que je peux poser ma tête sur ton épaule pour dormir ? Je me suis fait mal à dormir sur la tablette tout à l’heure et …

Il sourit comme avant et je compris que j’avais gagné. C’était la première fois que j’agissais de façon à garder un ami … un ami ? On ne se connaissait pas depuis longtemps … Oui mais je me sentais mieux auprès de lui qu’auprès de tous les camarades de classe que j’avais pu avoir au court de ma vie … je voulais vraiment rester avec lui. Je posai donc ma tête sur son épaule et finit par m’endormir en sentant sa main me caresser les cheveux. Ça ne faisait que quelques heures qu’on se connaissait mais je n’avais plus envi de le quitter. Après de ma famille ou de mes amis, je m’étais toujours sentit en trop … auprès de lui, pour la première fois je me sentais chez moi.

- Makoto-kun !!! Hayaku !!! On va être en retard en cours si tu ne te dépêches pas !!!
- Gomen senpai !! Je n’ai pas entendu mon réveil …

Cela ne faisait qu’une semaine que je vivais au pensionnat mais je m’étais déjà totalement habité à la vie à Nagasaki. Pour aller du pensionnat à l’école, il fallait entièrement remonter la rue aussi Tekemoto et moi étions souvent en retard malgré le fait qu’il frappa à ma porte tous les jours. Nous étions considérés comme presque tous les élèves comme « le mignon petit couple du pensionnat » parce que nous étions toujours ensemble mais ni Tekemoto ni moi n’avais confessé ses sentiments à l’autre … je n’étais de toute façon pas amoureux de Tekemoto-senpai … en tout cas je n’en avais pas l’impression, mais le terme « couple » ne me dérangeait pas et ne suscitait pas les moqueries des autres élèves, alors je m’en fichais. Par contre j’avais remarqué que Tekemoto rougissait toujours un peu quand il l’entendait. La vie au pensionnat était très intéressante … je me faisais de nombreux nouveaux amis et je me sentais bien mieux qu’à Osaka.


Dernière édition par megamomo le Mer 12 Nov - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Chapitre 1 : Déménagement précipité (partie 3)   Mar 11 Nov - 20:06

- Tekemoto ! Mimomiya-kun ! Dépêchez vous ou c’est la dernière fois que je vous attends !
- Gomen Yoshiki-kun, s’excusa Tekemoto en arrivant à la hauteur de notre ami. Makoto ne c’est pas réveillé, une fois de plus. Il a un sommeil incroyable et en plus il c’est encore endormis dans mon lit.
- Se … senpai ! Tu avais promis d’arrêter de raconter ça à tout le monde !

M’étais écrié en rougissant brusquement. C’était comme ça quasiment une fois par semaine … quand je passais dans la chambre de Tekemoto après le repas pour jouer avec Yoshiki, Kito Ryûichi, Takashi Megumu (des garçons de ma classe), Mitsushita Ichiro et Takahashi Mitsuru (des garçons de la classe de Tekemoto). Je finissais par m’endormir sur le kotatsu, si bien que je finissais par squatter le lit de senpai, obligé de dormir sous son kotatsu.

- Comment voulez vous qu’on ne vous traites pas de couple dans ces conditions ? Rigola Yoshiki en avançant vers l’école.
- Arrête avec ça Yoshiki-kun ! S’énervait Tekemoto en rougissant, comme toujours. Et puis Makoto, si tu ne veux plus que je t’embêtes avec ça, arranges toi pour avoir un peu plus de résistance au sommeil … jamais vu un gamin s’endormir aussi vite.
- C’est pas ma faute si je …

Je m’interrompis brusquement. Devant l’école se tenait un gros attroupement qui marquait la fin de notre vie monotone … même si à cet instant, je ne le savais pas encore.

To be continue



Dans le prochain épisode, premier meurtre.
Comment ça ? Mitsushiro Miyuki, élève en première année C a été assassiné dans l’enceinte de l’école ? La police enquête parmi les élèves et puis particulièrement parmis les internes qu’ils suspectent tout particulièrement. Makoto, nouveau dans l’établissement, devient bientôt la cible idéal sur qui rejeter la faute et ça n’est pas facile pour lui de supporter les mots désagréables des autre élèves. Surtout quand une seconde victime est retrouvée par Yoshiki.

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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Mer 12 Nov - 17:21

superrrrrrrr (comme toujours :))! J'adore cette histoire ! Elle est trop bien ! Je commence a adorer les histoires de megamomo-sempai !
pourrai tu mettre les personnages en images ?
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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Mer 12 Nov - 20:18

Etoo ... merci pour les compliments ^^
Pour les personnages, j'ai longuement réfléchis pour Tekemoto et j'ai finalement trouvé ^^ Pour Makoto par contre, c'était tout vu. C'était Hisoka-kun ou personne ...


Makoto Mimomiya, 15 ans, né le 10 décembre. Makoto est un garçon timide est très introverti qui reste souvent dans son coin, plongé dans ses bouquins sans faire attention à ce qui se passe autour de lui. Cela vient probablement de sa famille qui l'ignore ouvertement. En effet, il n'est pas apprécié de sa mère car il n'est pas son fils et son père le déteste car il lui rappel sa maîtresse. Il est plutôt travailleur et à des notes moyennes en général mais il lui arrive de faire exprès de loupé des contrôles pour aller en repéchage avec Tekemoto et Yoshiki. Il est très loyal et incapable de trahir ses amis. Il aime aussi la J-pop et le chocolat mais a du mal avec les sucreries en général. Ses cheveux blonds lui viennent probablement de sa mère ce qui laisse à penser qu'elle n'était probablement pas japonaise. Il n'est pas du genre à manger beaucoup, par contre il peut s'endormir n'importe où et il lui arrive fréquemment de s'endormir dans les lieux publics. C'est un garçon toujours naturel qui vient juste d'arriver dans le pensionnat. Il ne faut pas se fier à son apparence frèle, il pratique le kendo, le karate, le teakwondo et le tir à l'arc.


Akira Tekemoto, 17 ans, né un 3 août. Akira est le fils du directeur de Jigoku, un pensionnat où il est depuis l'âge de 10 ans. Ses parents sont divorcés et il passe ses vacances à Osaka où vit sa mère. Il est du genre rebelle et mauvais élève, incapable d'avoir plus de 51% de bonne réponse à un contrôle, il est ravit quand il évite le ratrapage, ce qui arrive très rarement. Malgré ses faux airs décontractés, il aimerait bien que ses parents se remettent ensemble car quand il est avec son père, il doit mentir sur sa mère et vis-versa. Il a pris Makoto sous son aile dès le moment où il l'a rencontré dans le train et c'est mis en tête de le protéger. Malgré le fait qu'il aime bien se la jouer, c'est un garçon généreux qui n'hésite pas à aider les autres et aime s'amuser tranquillement. Contrairement à Makoto, il aime tout ce qui est sucrée et est un adepte du thé vert. Il pratique aussi le kendo.

J'hésite à créer un nouveau personnage dans le chapitre deux ... comme je le fais en cour de français, soyez un peu patient ^^

Edit du 6/12 --> Et bien voilà ... à force de patience et de cours de french interminable, j'ai finalement terminé mon chapitre deux ... bon, le problème c'est que ça fait deux semaines que je prends plus un seul cours XD Donc, normalement, je post demain (ce soir si je suis pas trop fatigué)

_________________



Mise en place du service minimum, je suis désolé. Je ferais de mon mieux pour répondre malgré tout aux questions de chacun s'il y en a. Ma boite à MP reste donc ouverte.[/center]
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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 2 : premier meurtre (partie 1)   Dim 7 Déc - 0:39

Note de l'auteur --> J'ai écrit ce chapitre durant mes cours de français et de physique alors il peut arrivé qu'il y est des absurdités complètement dingue dû au fait que les professeurs parlaient trop fort mais dans l'ensemble j'ai corrigé ... enfin bon ... on rentre enfin dans le vif du sujet ^^ J'ai bien aimé écrire ce chapitre car on découvre une autre facette de Makoto (celle où il est énervé ... Mako peut piquer de très grosse colère) et le coté surprotecteur de Tekemoto. Sinon ... vous inquiétez pas si mes personnages se balance souvent des gifles ... c'est tout simplement parce que, pour moi, c'est la meilleure chose à faire quand quelqu'un commence des élucubrations à la Makoto ... d'ailleurs, le plus souvent ça devrait être moi qui les reçoit --"

Chapitre 2 : Premier meurtre :

Une fois que je réussi à me frayer un chemin dans la foule pour voir ce qui se passait, je ne pu m’empêcher de plaquer mes mains sur ma bouche à la vue du spectacle qui se tenait devant mes yeux. Devant nous était étendu le corps sans vie d’une fille de ma classe, Mitsushiro Miyuki. Ses longs cheveux noirsbaignaient dans son sang dont la couleur rouge contrastait avec le teint pâle de sa peau, tâché de part et d’autre de goutte rubis. Pourtant, si la pierre précieuse m’avait fasciné à une certaine époque de ma vie, aujourd’hui cette couleur me donna mal au cœur et soudain j’eu l’impression que j’allais me sentir mal. Tekemoto, qui arrivait derrière moi, pris en main la situation et mis ses mains sur mes yeux en me disant que tout allait bien … j’aurais tout donné pour le croire mais cela était malheureusement impossible.
Il me fallut presque trois minutes pour me rendre compte que je tremblais, malgré la forte chaleur de la journée. Je n’arrivais même plus à faire fonctionner mon cerveau et j’étais incapable de penser ou de marcher, si bien que Tekemoto fut obligé de me porter jusqu’au réfectoire où je commençai à reprendre mes esprits. Ma tête me faisait mal et je n’avait pas faim, pourtant je pris, par automatisme, un bol de riz qui constituerait mon petit déjeuné. Je n’étais pas le seul dans cet état et personne n’avait l’air d’avoir beaucoup d’apétie, même Tekemoto qui avait beau tenté de me forcer à manger, je vis bien qu’il ne prit pas une seule miette de son propre repas. Quand à moi, je tentai d’avaler une boucher de mon riz, me sentis aussitôt mal et dû courir jusqu’aux toilettes pour vomir.
Mais le pire n’était pas encore passé. Lorsque Tekemoto nous quitta pour son cours de littérature, je sentis comme une boule dans ma gorge. Avec ses évènements, je n’avais pas envi de le quitter … je crois que j’avais peur qu’il meurt à son tour … Un tel sentiment ne m’avait jamais effleuré avant aujourd’hui … Mais je fus obligé de le laisser partir et Yoshiki et moi pénétrèrent dans notre salle de classe. Là, la meilleure amie de Miyuki s’approcha de nous et, sans me laisser le temps de comprendre ce qui se passait, me frappa brutalement.

- C’est de ta faute si elle est morte ! Je suis sur que c’est toi qui l’a tué ! Tout allait très bien dans l’école jusqu’à ce que tu arrives ! Rend moi mon amie ! Rend moi Miyuki !
- Go … gomen …
- Arrête ça Maiko-chan ! S’écria Yoshiki après que je me sois excusé. Pourquoi veux tu que se soit lui ? Franchement … est ce que tu trouves qu’il a le profile d’un meurtrier ?! Il est n’est même pas capable de lasser ses chaussures tout seul alors assassiner quelqu’un !
- Yoshiki-kun ! M’exclamais-je en rougissant soudainement.

J’avais confié un jours à Tekemoto et Yoshiki que je n’avais jamais compris comment attaché les chaussures et que c’était pour cette raison que je portais toujours des chaussures sans rien pour les attacher, mais je n’aurais jamais penser qu’il ose le sortir devant l’ensemble de la classe et je me sentais mort de honte … puis je me souvins de ce qui se passait et des accusations de Shizumi Maiko, la jeune fille aux cheveux décolorés qui se tenait devant moi. Yoshiki était en train de se disputer de façon très vive avec la jeune fille et plusieurs autres camarades de Miyuki à cause de moi …

- Yoshiki-kun, onegai kudasai ! Ce n’est pas grave si elle dit ça ! Ça ne me dérange pas !
-
Comment ça, ça ne te dérange pas ?! Tu te rends compte des accusations ! S’écria violemment mon camarade en manquant de casser une table en la frappant
- Demo …
Je viens juste d’arriver dans l’école et soudain il y a … quelque chose d’aussi affreux qui arrive … il est tout à fait normale de me suspecter … laisses les … je ne veux pas qu’il y ait de problèmes à cause de moi.
- Makoto-kun …

Les filles ne répliquèrent pas mais je voyais bien qu’elle refusait de croire à mon innocence. De toute façon, je n’en avais rien à faire de l’avis des autres. J’étais persuadé que Tekemoto me croyait et pour moi, c’était la seule chose véritablement importante. Malgré tout, j’eu beaucoup de mal à me concentrer sur les cours ce matin là et mon cerveau était complètement hors service, si bien que je fus presque content d’entre l’annonce informant qu’on demandait à tous les internes de se rendre dans le bureau du principal. Je n’avais même pas besoin de réfléchir pour comprendre que c’était en rapport avec l’histoire de meurtre et, en sortant de la salle, Maiko, qui était externe, me murmura à l’oreille :

-
T’es foutu Mimomiya ! Je te ferais payer ce que tu as fait à Miyuki !

Bien
sur, j’avais peur, mais je ne devais rien laisser transparaître … si je m’avisais de montrer quoi que se soit de mes sentiments, Tekemoto risquerait de s’inquiéter et je ne voulais pas que ce genre de chose arrive. J’étais en train de réfléchir à cela quand Yoshiki m’exhorta de me dépêcher. Au bout de cinq minutes durant laquelle il nous fallu batailler avec une foule de lycéen pressé de sortir, nous réussîmes à atteindre la salle de classe des troisièmes années où Tekemoto nous attendait. Il fit un petit signe de main puis se joint à nous dans la cohue … on se serait cru à l’heure de la cantine !
Tekemoto expliqua qu’il avait vu la police passée sur le campus et qu’on allait probablement nous interroger à propos du meurtre de Miyuki. Tout en disant cela, il avait attrapé mon bras et m’avait promis de ne pas me laisser seul.

- C’est bon Tekemoto ! Je suis assez grand pour me débrouiller tout seul. Je n’ai rien fait alors je n’ai aucune raison d’avoir besoin d’aide !

Tekemoto ne répondit pas et nous atteignîmes enfin la sortie du bâtiment. A coté, l’imposant bâtiment des collégiens bloquaient la vue du parc d’à coté et, un peu plus loin, se trouvait le bâtiment administratif. C’est là qu’était le bureau du directeur où nous étions conviés. A peine arrivé, on nous fit de nouveau sortir pour se diriger vers le gymnase où nous pûmes enfin nous assoire. Là, des policiers trônaient sur l’estrade qui servait habituellement au club d’art dramatique. Comme l’avait deviné Tekemoto, nous étions tous les principaux suspects de leur enquête. Un murmure de protestation s’éleva soudain dans les rangs, partant des places où étaient assis les plus âgés, qui fut calmer brusquement par le commissaire chargé de l’enquête.

- Nous
voudrions parler à Mimomiya Makoto s’il vous plait.

Je tressaillis soudain en entendant mon nom … Maiko avait probablement raison lorsqu’elle avait quitté la salle … ma récente arrivée dans l’école faisait de moi le coupable idéal … Mais à ma grande surprise, alors que j’allais me lever, Tekemoto se mis debout, à la grande stupéfaction du directeur, son père, qui le pria de se rassoire.

- Si ils veulent parler à Makoto, je reste avec lui !

Il fallut à mon ami plus de dix minutes pour convaincre son père et les policiers, mais il obtint finalement l’autorisation de m’accompagner. On nous conduit alors dans une salle du bâtiment administratif que je n’avais encore jamais vu – ce qui était relativement normal puisque la seule fois où j’étais passé devant ce lieu avant aujourd’hui était le jour de mon arrivé – composé uniquement d’une grande table entouré de chaise. Ils me firent assoire d’un coté et Tekemoto s’installa à coté de moi, puis ils commencèrent à me poser des questions à propos de mon arrivé subites.

- Pourquoi avez-vous brusquement changé d’école ?

- Etoo … en fait, mon père c’est mis en tête de me faire reprendre son entreprise après son décet et comme je refuse depuis cinq ans, il avait fini par me confier, de force, certaines tâches administratives de son travail. Mais comme j’étais opposé à l’idée de reprendre son truc, je passais mon temps à sortir en douce pour être tranquille … au bout de la dixième fois, il en a eu marre et a décidé de m’envoyé ici.
- Bien, dit le plus âgé des deux inspecteurs en notant ma déposition dans son carnet. Et où vous trouviez vous entre minuit et deux heures, hier soir ?
- Attendez ! Hurla soudain Tekemoto en se levant. Si vous lui demandez ça, c’est parce que vous le soupçonnez ! Est-ce que vous avez une preuve que ça peut être lui ?!
- Ecoute Akira-kun, tenta son père en s’approchant de lui, il est normal qu’ils posent des questions … calme toi s’il te plait …
- Oui senpai, continuais je en m’agrippant à le veste de son uniforme pour éviter qu’il ne frappa l’un des deux hommes. Je suis grand, je peux répondre à leur question.
- Nous vous demandions donc où vous vous trouviez hier soir. En effet, la victime, Mitsushiro Miyuki, a été assassiné d’une flèche dans le dos alors qu’elle se promenait dehors … or vous êtes la seule personne capable de tirer d’aussi loin d’après nos recherche.
-Comment ça ! S’écria de nouveau Tekemoto. Il doit y avoir des dizaines de personne aussi bon de lui !
- Etoo … murmurais je en tenant plus fort la manche de mon senpai. Ce n’est pas pour me venter mais … je crois que l’inspecteur a raison … je pratique le tir à l’arc depuis que j’ai six ans et j’ai gagné plusieurs concours … mon père était tellement sévère qu’il voulait que je maîtrise parfaitement cet art …
- Makoto ! S’exclama Tekemoto en dégageant son bras, tu vas quand même pas accepter qu’ils t’accusent comme ça !

L’interrogatoire continua ainsi pendant vingt minutes durant lesquels les policiers évitèrent toute allusion au fait que j’étais le suspect principal. Enfin ils nous autorisèrent à quitter la pièce et Tekemoto m’attrapa brutalement le bras en me tirant vers la porte qu’il referma en un claquement après mon passage.

- Franchement ! Ils exagèrent ! Oser dire que toi, tu as fait une telle chose alors que tu es incapable de faire du mal à une mouche ! Tout ça
parce que tu fais du tir à l’arc ! Commença à s’époumoner Tekemoto en oubliant probablement qu’ils pouvaient encore l’entendre. Je déteste leur … Makoto ? Qu’est ce que tu as ? Tu pleures ?


Tekemoto s’était brusquement calmé et avait posé sa main sur ma tête en entendant mes petits hoquets sanglotants. Je m’étais efforcé d’être courageux jusqu’à maintenant mais si j’étais juste avec Tekemoto, je pouvais me laisser aller et je sanglotais maintenant en tentant d’essayer mes larmes.

- Je te promets que je n’ai tué personne !
- Rassure toi Makoto, me calma Tekemoto en se serrant contre lui, je sais que tu n’es pas un tueur … je te crois, tu es incapable de mentir.

Je savais très bien à quoi il faisait allusion. Quelques jours après la rentrée, un garçon m’avait frappé, jaloux de mon amitié avec Tekemoto, et lorsque mon camarade m’avait demandé ce qui m’étais arrivé, j’avais inventé que j’étais tombé mais mes joues empourprés m’avait trahi immédiatement trahi.


- Makoto … soupira t’il en voyant que je continuais à pleurer. C’est bon … je te crois … c’est le plus important non ?

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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 2 : premier meurtre (partie 2)   Dim 7 Déc - 1:06

J’hochais la tête en essayant rapidement mes larmes. Il avait raison, il ne fallait pas que je me mette dans cet état alors qu’il savait que j’étais innocent. Depuis, je savais qu’il y avait aussi Yoshiki qui était avec moi. L’avis de mes amis n’était il pas bien plus important que celui de n’importe qui d’autre ?
Apparemment, la nouvelle de ma pseudo culpabilité avait déjà fait le tour de lycée à l’heure du déjeuné. En effet, lorsque Tekemoto et moi arrivèrent au réfectoire après que je me sois camé, tous les interne se retournèrent dans ma direction et me dévisagèrent, si bien que mon visage devint soudain cramoisie et je sentis les larmes me piquer les yeux une nouvelle fois. Je n’aimais déjà pas attirer l’attention en temps normal mais là … je me sentais encore plus mal à l’aise. Je n’avais pourtant rien fait et l’idée d’être accusé injustement me révoltait
mais je ne trouvais rien à dire pour me défendre, que ce soit tout à l’heure devant les policiers ou maintenant devant le reste de l’école. Je m’efforçai de paraître normal en me servant mon riz mais je manquai de le faire tomber aumoment où je le mis sur mon plateau, si bien que Yoshiki, qui était déjà installé, me le pris et le porta jusqu’à la table où il était assis. Sur le chemin, au milieu des autres élèves, j’entendis des murmures qui parlaient de moi.

- J’ai toujours dit qu’il était trop mignon pour être honnête.
- Après tout, il ne faut pas oublier que c’est le fils d’un type super riche ! Il doit probablement être comme son père et jouer la comédie.
- De toute façon, j’ai entendu dire que ce garçon avait toujours été anormal.
- Il parait qu’il tuait des animaux quand il était petit.
- Et vous savez le pire ? J’ai entendu dire qu’il avait tué sa mère quand il était petit !
- Mais elle est encore en vie ! J’ai vu un article sur elle dans un journal le mois dernier … Elle tournait dans je ne sais plus quel film.
- Mais non ! Sa vraie mère ! Tu ne sais pas que sa mère était la maîtresse de son père ?

C’était n’importe quoi – hormis le dernier point – … je n’avais pas tué ma mère ! J’avais envi de crier que c’était faux mais ma voix ne voulait pas sortir et, de toute façon, j’étais persuadé que si je disais le moindre mot, j’allais exploser en sanglot.
- Bon, ça suffit maintenant ! Hurla Tekemoto en posant violemment son plateau. Si vous avez quoi que se soit contre Makoto, venez me voir et nous règlerons ce problème bien tranquillement !
- Akira, Akira … Combien de fois je devrais te répéter de ne pas t’époumoner dans la cantine ? Toute fois je suis d’accore avec toi. Ça commence à bien faire les rumeurs sur Mimomiya.
Le silence lourd qui avait suivit le brusque énervement de Tekemoto se transforma soudain en un silence respectueux et je me retournai, un peu surpris que quelqu’un dont je ne reconnaissais pas la voix vienne à mon recours. Habituellement, je retenais assez facilement la voix des gens que je côtoyais, aussi cela signifiait probablement que c’était quelqu’un que je ne connaissais pas bien … Devant moi, le chef de notre dortoir se tenait droit et calme, bien que l’on pouvait voir que cette situation l’énervait. Yoshizawa Shûichi était la personne du lycée la plus connu, que se soit pour sa beauté presque féminine ou pour son calme légendaire. Il me fit un grand sourire et s’assit à la table où Tekemoto avait posé son plateau.

- Akira-kun, tu ne saurais pas où est Megumu-tan ? En temps normal, il est toujours avec vous.
- Il voulait parler au policier avant de manger, répondis Yoshiki à sa place, il a dit qu’il attendrait devant le bureau de Tekemoto-ôtosan. Il voulait faire tout son possible pour faire innocenter Mako alors il est allé témoigner qu’il avait dormis jusqu’à tard ce matin.
- Etoo … Bredouillais je en m’asseyant à mon tour, merci de m’aider autant …
- Baaka, soupira Tekemoto en avalant une bouché de son katsudon qu’il manqua de recracher tellement elle était chaude. C’est normal de s’aider entre ami.
- Moi c’est surtout parce que je trouve ça injuste de t’accuser sans preuve, sourit Yoshizawa-senpai. Et puis en plus, si je ne t’aide pas, Megu va me taper dessus.

Pour la première fois de la journée, je laissai échapper un petit rire et toute la table finit vite par m’imiter en imaginant le petit Megumu frapper un élève bien plus grand que lui, bien que quand l’intéressé arrivé avec un grand bol de katsudon, il nous regarda plusieurs minutes avec un regard intrigué, jusqu’à ce que Yoshizumi-senpai l’aperçoive.

-
Megumu !! S’écria presque Yoshizawa en tentant de prendre l’adolescent dans ces bras. Tu as réussi à parler avec les policiers.
-
Non, répondit Megumu en repoussant légèrement son senpai. Il ne voulait voir personne, pas même le fils d’un célèbre détective qui pourrait les faire virer quand il le veut !

Yoshizawa, toujours accroché aux bras de Megumu eu un petit rire. J’avais complètement oublié que le père de mon camarade était détective, alors qu’il se vantait tout le temps puisque lui aussi désirais travailler dans la police quand il sera adulte. Je commençais finalement à manger tranquillement mon riz entouré de mes joyeux amis qui m’avaient fait oublié tout ce qui m’arrivait depuis ce matin.


- Senpai ! Je t’ai déjà dit d’arrêter de me coller quand il y a du monde ! Tu as quel âge ?
- Demo … se plaignit le chef de dortoir. Pourquoi tu n’aimes pas ça ? Megumu-tan, je t’adore moi ! Tu es vraiment trop cruel !
Megumu soupira et Tekemoto sourit. Maintenant que j’y pensais, c’était vrai que je voyais souvent Yoshizawa accroché au cou de mon camarade de classe … Je n’y avait encore jamais fait attention mais … je posai la question à Tekemoto qui m’expliqua que Yoshizawa et Megumu étaient voisin et que Yoshizawa était amoureux de Megumu depuis longtemps.

- Ses parents l’on forcé à venir ici et il parait qu’il a fait un véritable caprice. Encore pire qu’un enfant à qui on aurait pris sa sucette ! Et d’ailleurs … Megu est tout le temps en train de l’éviter mais c’est lui qui a insisté pour le rejoindre. Bien sur, puisque Shûichi était au lycée et lui au collège, ils n’étaient pas dans le même dortoir mais ils étaient ensemble au moins.
Je comprenais mieux maintenant pourquoi Megumu était venu au lycée et ne voulait pas répondre quand je lui posais la question. Par contre, je ne comprenais pas une chose … Si Tekemoto et moi qui ne nous connaissions que depuis quelques jours étions considérés comme un couple, pourquoi n’en était il pas de même pour eux deux ? Peut être car Megumu le repoussait sans cesse ou étais-ce à cause de la célébrité de Yoshizawa ? Quoi qu’il en soit, bien que je trouvais dommage l’idée que Megumu rejetait sans cesse son ami, il me semblai soudain brusquement nettement plus adorable. Toute fois, je savais bien que le calme et la tranquillité que je vivais en ce moment n’allait probablement pas durer très longtemps. Ce meurtre n’ayant pas encore était élucidé, on n’allait pas me laisser tranquille si facilement.
En effet, alors que nous allions nous coucher, nous trouvâmes Yoshiki, assit devant la porte du dortoir. En me voyant, il manqua presque de se jeter sur moi et commença à parler, paniqué :

- Makoto … je … ano … Il y avait … derrière le dortoir …
- Calme toi Yoshiki, tentais je de le rassurer en mettant ma main sur son épaule. Respire un bon coup … tout va bien …
- Je n’en serais pas si sur Mimomiya, fit remarquer une fois inconnue derrière moi.


Je me retournai en sursautant et, voyant l’un des policiers de ce matin, Tekemoto se mit devant moi, comme pour me protéger.


- Calmez vous Tekemoto. Je suis juste venu chercher Mimomiya … nous avons encore des question à lui poser et, bien que vous sembliez vouloir jouer les avocats, je vous prierais de nous laisser seul. Mon collègue est encore sous le choc de votre brutale intervention de ce matin.
- J’en suis ravi, répondit mon camarade sur un air de défi. Il n’avait qu’à pas s’en prendre à Makoto ! Vous n’avez pas la moindre preuve et à cause de vous, des rumeurs cours dans l’école !
- Votre père nous avez dit qu’il serait difficile d’approcher Mimomiya … C’est étrange cette façon que vous avez de le prendre sous votre protection. Il s’est passé quelque chose entre vous ?


Sentant que la conversation risquait de dégénérer, je saisis la main de Tekemoto.

- Tekemoto-senpai … ne t’inquiètes pas ! Je peux me défendre seul.

Après tout, je n’avais rien fait alors il ne pourrait pas prouvé que j’avais tué quelqu’un puisque c’était faux. Tekemoto n’était pas particulièrement optimiste à l’idée de me laisser seul avec l’enquêteur, mais il devait pensé qu’il n’améliorerait pas ma situation en voulant absolument rester avec moi, les inspecteurs faisant tout de suite le lien avec un quelqu’onque « il a quelque chose à cacher ».

Tekemoto finit par renoncer à son idée de m’accompagner en me recommandant de ne rien dire qui puisse me mettre dans une situation délicate, recommandation à laquelle je répondis que je promettais de ne dire que la vérité. Après tout, je n’avais rien à cacher. Toute fois, j’admet que je n’en menais pas large lorsque je me suis assis devant le policier.
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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 2 : premier meurtre (partie 3)   Dim 7 Déc - 1:13

- Tu n’as pas de raison d’avoir peur si tu n’as rien fait Makoto … or tu n’as rien fait non ? A moins que tu ne sois pas sur de toi
- Je n’ai rien fait ! M’écriais je en comprenant les sous entendu de l’inspecteur.
- Alors tu peux répondre à mes questions ?
- Sans problème ! Hurlais je avec une voix violente qui ne me ressemblait pas.

J’avais du mal à me rendre compte que j’étais en train de crier sur un policier. Auparavant, je n’aurais jamais osé faire une telle chose mais je ne voulais pas être séparé de Tekemoto … pas maintenant alors que je réussissais enfin à me faire des amis … alors que je me sentais enfin chez moi quelque part. Le policier me regarda avec un sourire suspicieux.

- Je te
trouve bien énervé pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher.
- C’est parce que vous m’accusez sans raison, votre seule preuve étant mon arrivé récente et en plus, vous vous en prenez même à Tekemoto-senpai ! Il n’a rien à voir avec tout ça ! Vous n’avez pas à le mêler à vos histoires ! Il est juste surprotecteur, ce n’est pas sa faute !
- Il y a réellement quelque chose entre vous … seriez vous véritablement en couple ?
- Non !

Tiens … qu’est ce que c’était ? Habituellement, je disais ça facilement, simplement … qu’est ce que s’était que cette soudaine douleur au cœur ?

-
Bien, soupira l’inspecteur. Quoi qu’il en soit, Tekemoto n’est pas le centre de cette discussion. J’aurais une question à te poser. Où étais tu entre quatre et cinq heures, aujourd’hui ?
- Et bien … murmurais-je un peu surpris de cette question qui n’avait, apparemment, aucun lien avec le meurtre dont j’étais accusé. J’étais en cours de mathématique. Nous avions deux heures avec Hinamazo-sensei.
- Je vois … il y a donc des témoins …
- Etoo … bredouillais-je un peu calmé de ma colère de tout à l’heure. Qu’est ce que cela a à voir avec ce qui s’est passé ? Je croyais que c’était hier soir que Miyuki-san était morte …

L’inspecteur
me regarda brusquement avec des yeux étonnés, comme si je venais de dire une bêtise. Avais-je dit quelque chose que je ne devais pas dire ou étais ce que je n’avais pas réagis comme il l’attendait ?

-
Il y a eu un second meurtre cet après midi. Yoshiki-kun est venu en courant pour prévenir le directeur … C’est probablement de ça qu’il voulais s’excuser … La victime est la meilleure amie de la première victime … Shizumi Maiko.
- Mais … je … Je ne savais plus quoi dire en me souvenant de ses accusations du matin. J’aurais dû m’excuser une fois de plus pour ce qui était arrivé à Miyuki-san … Elle se serait fâché mais serait probablement encore en vie. Deux meurtres ? C’est impossible monsieur l’inspecteur ! Dites moi que c’est un mensonge ! Je vous en pris !

Je sanglotais à présent comme un enfant de maternelle et le policier ne savait plus quoi faire du tout et me regardait avec un air désolé. Il tentait de me calmer quand la porte s’ouvrit brusquement, enfoncé par Tekemoto.

- Pourquoi est ce qu’il pleur ? Hurla t’il au pauvre homme. Qu’est ce que vous lui avez fait ? Bakayaro !
- Te … Tekemoto … sanglotais-je en tentant d’essuyer les larmes qui coulaient sur mes joues. C’est vrai que quelqu’un d’autre est mort ?

Je
vis tressaillir mon ami et compris qu’il était au courant. Il ne savait pas quoi dire mais fusillait le policier du regard.

- Est-ce que … murmurais je en rapprochant mes genoux de mes épaules pour me recroqueviller sur moi-même, est ce que tout arrivé est ma faute ? Après tout … tout à commencé avec mon arrivé …
- Baka ! Cria Tekemoto en me frappant. Si tu dis ça, comment veux tu
que les autres te crois innocent ? Tu n’as rien fait, pourquoi t’accuses tu ? Je te crois moi ! Ce n’est pas suffisant ?

Je
m’étais arrêté de pleurer, surpris de la violence de la gifle de Tekemoto et le policier passait son regard de l’un à l’autre avant de dire Tekemoto que vous pouvions sortir. Comme un automate, je suivis Tekemoto sans vraiment savoir où nous allions et ne réagis même pas quand il me poussa dans sa chambre. Tenant à peine sur mes jambes, je tombai par terre et ne compris pas tout de suite ce qui arrivait. Tekemoto s’assit à coté de moi et me caressa les cheveux avant de me tirer vers lui.

- Ecoute
moi bien Makoto … ça ne sert à rien que tu te tortues l’esprit. Tu es bien plus mignon lorsque tu souris, même si c’est bêtement … je ne veux pas te voir pleurer ! Quand je te vois comme ça en train de t’excuser et de t’accuser de chose que tu n’as pas fait, ça me fait mal au cœur.

J’étais
touché par son désir de me remonter le moral et j’avais juste envi d’être près de lui. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais en cet état mais je désirais être avec lui. Je posai ma tête sur son épaule, fatigué de ma journée et épuisé d’avoir trop pleuré. Je ne voulais pas que la vie que je menais depuis mon arrivé se termine déjà et sentir la présence de Tekemoto contre moi me faisait espérer qu tout n’allait pas s’arrêter si vite, que j’allais pouvoir rester encore un peu auprès de mes amis …

:méga bisous: To be continue :méga bisous:

J'ai des petits problèmes de mise en page, je m'excuse pour les lignes sautés en trop, j'arrive pas à les retirer --" ... Le résumé du chapitre 3 arrive demain.

Edit :


Chapitre 3 : Après la mort de Maiko, avec qui Makoto s’était « disputé » peu de temps avant son assassinat, les pensionnaires du lycée Jigoku ne doutent plus de la culpabilité de Makoto. Celui-ci se sent de plus en plus oppressé par les rumeurs qui courent sur lui en n’arrive même plus à se confier à Tekemoto, qui lui avait pourtant promis de toujours être là pour lui. De plus, le nombre de meurtre ne cesse d’augmenter et à chaque nouveau mort, Makoto se sent un peu plus responsable de la situation actuelle du lycée. Ses craintes de voir disparaître ses amis l’empêchent de se concentrer et le lycée ressemble de plus en plus à un bâtiment maudit …


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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 3 (partie 1)   Dim 4 Jan - 14:16

Note de l'auteur --> Le père noël est un peu en retard cet année mais il ne faut pas lui en vouloir, il avait beaucoup de travail ^^
Déjà le chapitre trois ... tout cela ne serait jamais arrivé sans vous *joue la mangaka qui vient de faire paraitre le 10e tome de sa série* ... grâce à vous l'aventure du pensionnat Jigoku sera bientôt terminé. J'ai en effet décidé de retiré le chapitre cinq ("Makoto s'en va") pour le remplacer par le chapitre six qui fait office de prologue. Le chapitre quatre est en cours d'élaboration mais ... j'ai pas d'idée T^T J'y réfléchirais demain pendant le cours de physique ... j'aurais qu'à piquer le cours de nee-chan maintenant qu'on est à côté ... Ahhh !! Je commence à penser comme ceux qui travaille pas en cours ... c'est terrible .. enfin ... j'avoue que ça me plait bien ^.~ J'ai enfin commencé à changer, j'en avait marre de jouer les petites filles parfaites. Peut être que ma coupe de cheveux m'a fait grillé le cerveau, qui sait ... Enfin bon ... Au fait, JR c'est terminé T^T J'ai trop pleuré quand j'ai compris que s'était bel et bien la fin ... horrible ! Sinon ... Asuka licencie Okane ga nai ... complètement dingue les types d'Asuka ! ... Autre détail ? Ouais, un yaoi qui sort chez Asuka (d'après ce que j'ai lu, leur but est d'en faire sortir un tous les deux mois) ce mois ci que je vais me dépéché d'acheter, ainsi que Nabari un et deux ... je vais passer mes jeudi à la fnac avec leurs sorties moi !!

Chapitre
3 : Le lycée est il maudit ?

- Hé ! Makoto ! Réveils toi, les cours sont terminés !

J’ouvris les yeux, toujours dans mes rêves et sentit un coup sur ma tête. Je me rendis vite compte que c’était tout simplement Megumu qui m’avait donné une tape pour me réveiller. J’avais dormis pendant tout le cours de mathématique ? Ce genre de chose m’arrivait de plus en plus souvent. Je dois avouer que s’était entièrement ma faute. Je ne dormais quasiment plus le soir tellement j’avais peur d’apprendre le lendemain qu’une nouvelle personne était morte. Cela faisait déjà une semaine depuis le premier meurtre et on avait retrouvé trois personnes de plus assassinés. Chaque fois, les deux inspecteurs revenaient et m’interrogeaient de nouveau, espérant en tirer quelque chose et chaque fois je finissais pas exploser en larmes en disant que, finalement, tout était peut être de ma faute. Je n’avais que de vague souvenir de ces interrogatoires, étant toujours autre part quand ils me parlaient, mais je me souvenais qu’une fois, l’un des inspecteurs, en me voyant pleurer et m’accuser, avait dit qu’il serait peut être temps de me laisser tranquille.

- Je ne sais pas si c’est lui ou non, avait il dit un peu énervé contre son collègue, mais je pense que nous n’avons pas le droit de mettre un enfant de quinze ans dans un tel état ! Il n’arrête pas de pleurer ! Si il est innocent et que j’ai provoqué ses larmes, je ne me le pardonnerais pas !

Après avoir dit ça, il avait pris ses papiers et avait quitté la pièce en disant qu’il estimait l’interrogatoire terminé.
A ce souvenir, je me sentis un peu gêné … j’avais probablement mis l’inspecteur dans une situation délicate et je m’en voulais. Je poussai un soupire en y repensant.

- Et
bien Makoto … tu n’as pas l’air en forme aujourd’hui, fit remarquer Megumu qui faisait de son mieux pour garder sa bonne humeur. Ça doit être pour ça que tu as dormi en cours
- C’est la faute du riz ! Assura Yoshizawa-senpai en lâchant le bras de Megumu. Tu ne manges que du riz tous les midis depuis ton arrivé ! Tu vas finir par être malade ! Goûtes au moins leurs Okonomiyaki ! Toi qui vient d’Osaka, tu dois aimer ça !
- Oui … probablement …

Tekemoto et Yoshiki se regardèrent et je n’eu pas besoin qu’ils parlent pour comprendre ce à quoi il pensait. Depuis quelques temps, je parlais de moins en moins et pour quelqu’un d’aussi peu bavard que moi, cela voulait dire que je ne parlais quasiment plus. Tekemoto, de son coté, avait pris la mauvaise habitude d’accuser régulièrement Yoshiki de mon comportement. Il disait que, si il n’était pas allé voir les policiers, je ne serais probablement pas dans cet état. Personnellement, je n’en voulais pas à Yoshiki, j’aurais fait la même chose à sa place, mais je n’arrivais jamais à trouver les mots pour le défendre.
Voyant l’ambiance pesante de notre table que les autres élèves du lycée faisait bien attention à éviter, Yoshizawa me donna un morceau de son Okonomiyaki.

- Avec un peu de chance, ça va te redonner le sourire. Comme ça, tu ne ressembles plus au Makoto que j’ai connu.
- C’est vrai, renchéri Megumu en reposant ses baguettes. Je comprends que tu sois triste mais tu dois te battre pour prouver que tu n’as rien fait ! Les choses n’avanceront pas toute seule !

Tekemoto approuva ces paroles d’un signe de tête et me caressa les cheveux en affirmant que tout irait bien et j’admets que j’avais envi de le croire. Même si tout le monde me pensais coupable, mais amis restaient de mon côté … ça devrait me suffire comme motivation !
Non … même si j’admettais tout cela, il m’était impossible d’essayer de me défendre, tout simplement parce que je m’imaginais être le coupable. Si tous ces meurtres avaient commencé depuis mon arrivé, c’était probablement pour une raison. D’une façon ou d’une autre, j’était probablement lié à ce qui arrivait dans l’école. Je n’arrivais pas à me détacher de cette idée … et si j’étais responsable de tout ? Mais plus que ma culpabilité, ce qui me faisait vraiment peur, c’était de perdre mes amis et en particulier Tekemoto. Il avait été le premier à m’accepter véritablement et pas uniquement à cause de la célébrité de mes parents, et je tenais beaucoup à lui. Depuis que l’idée que lui aussi pourrais mourir m’avais effleuré, je ne le quittais plus que lorsqu’il devait aller en cours. J’insistais pour manger avec lui et pour dormir dans sa chambre. Je faisais tout ce que je pouvais afin de le protéger contre une menace dont j’ignorais tout. Peut être que cette « protection » que j’avais établis autour de Tekemoto qui m’empêchait de dormir (de toute façon il était préférable que je ne dorme pas pour éviter de manquer quelque chose qui pourrait mettre Tekemoto en danger) ne servait à rien … à cette pensé, je ne pouvais pas empêcher mon sang de se glacer … perdre Tekemoto ? Ne plus jamais pouvoir le voir ? Sentir ses doigts dans mes cheveux … S’était impossible n’est ce pas ?

- Makoto … Makoto-kun, je te parle !


La
voix de Yoshiki me sortie de mes pensés et je levai les yeux sur lui avec un regard interrogateur, n’ayant pas du tout suivit la conversation.

- Tu dors même les yeux ouverts ! S’écria t’il en voyant que je ne savais pas de quoi il parlait. Tekemoto, qu’est ce que tu lui fais pour qu’il soit dans un état pareil ?!
- Comment ça c’est ma faute ?! S’indigna l’intéressé en réponse à la remarque.
- Et bien … expliqua Yoshizawa-senpai avec un sourire, vous dormez dans la même chambre depuis une trois jours et Makoto-kun est de plus en plus fatigué …

En comprenant les sous entendu de mes amis, mon visage pris une teinte écarlate mais, trop fatigué, je ne réussi pas à démentir. De toute façon, je parlais tellement peu ces derniers temps que chaque fois que je disais quelque chose, ça me faisait mal à la gorge et les sons avaient du mal à sortir. Tekemoto devait avoir compris puisqu’il rougit mais tentait de faire comme si de rien n’était.

- De toute façon, soupira t’il après avoir dit que nous avions joué aux cartes jusqu’à minuit, c’est Mako qui insiste pour dormir avec moi chaque soir … je ne comprend d’ailleurs pas pourquoi puisqu’il ne ferme pas l’œil de la nuit, et se contente de faire ses devoirs, pour ensuite lire des magasines.
- Etoo … balbutiais je soudain en comprenant qu’il avait probablement deviné mes pensés. C’est parce que quand je dors seul j’ai peur et …
- Pas la peine de te justifier Makoto-tan, rigola Yoshizawa-senpai. Akira dit ça maintenant mais ça lui fait très plaisir que tu dormes avec lui.
- Arrêtes de raconter n’importe quoi ! Hurla Tekemoto en prenant soudain une teinte écarlate et en s’étouffant avec son riz. D’où tu sors des trucs comme ça ?! Arrête de raconter des choses qui vont faire peur à Makoto !
- Oh la la … qu’est ce que tu peux être susceptible. Je m’amuse juste un peu avec toi. T’es tellement prévisible quand il s’agit de Makoto-tan …
- Tu veux qu’on parle de toi avec Megumu ? Demanda Tekemoto en esquissant un sourire.
- Eh ! Ne me mêlez pas à vos histoires d’homo ! Je suis complètement normal moi ! Hurla l’intéressé en se levant brusquement.
- Megu-tan, pleurnicha Yoshizawa-senpai tout en se retenant de rire. Tu es tellement froid avec toi … C’est vraiment cruel !
- Ah … etoo … balbutia t’il alors en se rasseyant. Ce n’est pas ce que je voulais dire … je suis désolé … je ne voulais pas …

Je regardais, amusé, la scène qui se déroulait sous mes yeux. Megumu ne semblait pas être influençable mais dès qu’il s’agissait de Yoshizawa, il se sentait chaque fois obligé de se justifier pendant plusieurs minutes, comme si il avait peur de lui faire de la peine … même dans ma situation, je ne pouvais pas m’empêcher de le trouver incroyablement mignon. Il s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle et le sourire qu’afficha Yoshizawa-senpai suffis à lui faire comprendre qu’il ne lui en voulait pas, au contraire, qu’il était ravi qu’il se soit excuser, se qui fit rougir Megumu qui recommença à manger son riz en silence.


Dernière édition par megamomo le Dim 4 Jan - 14:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 3 (partie 2)   Dim 4 Jan - 14:21

- Et toi Mako-tan ? Demanda Yoshiki en me regardant. Est-ce que tu aimes bien Tekemoto-kun ?
- Hein ?! S’écria Tekemoto en entendant la question. Pourquoi tu sors ça tout à coup ? Je croyais que tu voulais seulement ses devoirs de litérature !
- Exact mais vu le changement de conversation, je me suis dit que je devais peut être poser la question qui me travaille à propos de vous deux. Expliqua t’il en souriant.
- Peut être, s’écria Tekemoto, nullement embêté par les regards que lui jetaient les gens des autres tables, mais tu n’as pas à posé des question au … Makoto … qu’est ce qui t’arrive ?

Très bonne question … qu’est ce qui m’arrivait donc ? J’avais la tête qui tournait et je me sentais mal.
Je rouvris les yeux quelques heures plus tard dans une chambre que je ne connaissais pas. J’avais mal à la tête et lorsque je retrouvai mes esprits, je compris que j’étais à l’infirmerie aux rideaux blancs qui entouraient le lit où j’étais et à l’odeur de médicaments qui régnait dans la pièce. Je détestais les hôpitaux et les infirmeries. J’avais une santé plutôt fragile (j’attrapais facilement froid et je ne supportais pas le chaud) mais pourtant, je refusais toujours de prendre des médicaments et cachais que j’étais malade pour ne pas avoir à me soigner, mais cette fois …

- Sensei … est ce qu’il va mieux ? Qu’est ce qui lui est arrivé ? C’est grave ?

Je reconnu la voix de Tekemoto qui paraissait inquiet. J’avais oublié que dans cette école, il y avait un véritable médecin et pas un élève préposé comme dans mon ancien lycée. La voix d’un homme se fit alors entendre, disant que j’avais fait une crise d’anémie (encore un mot que j’allais devoir chercher dans le dictionnaire le soir) mais qu’avec un peu de repos, tout irait bien.

- Mais je suis rassuré qu’il soit venu, continua t’il à expliquer à mon camarade. Depuis le début de cette série de meurtre, j’avais peur que sa santé se dégrade à cause du stress et des accusations. De plus, comme il était avoir moi tout l’après midi, on ne pourra pas l’accuser de l’assassinat de Yumizaki-kun.
- Nani ! M’écriais je en oubliant que j’étais malade et sans faire attention au vertige qui me saisit. Il y a encore eu un mort ?! Pourquoi est ce que ça ne s’arrête pas ?! Ça devrait être terminé ! Le lycée n’est tout de même pas maudit ?!
- Calme toi Makoto … tenta Tekemoto en s’approchant.
- Non ! Criais je en lui lançant un coussin. Pourquoi est ce que ça arrive sans arrêt ?!
- Ça suffit Makoto ! Calmes toi immédiatement ! S’énerva alors Tekemoto en attrapant l’oreiller au vol. Tu crois que ça va changer quelque chose que tu t’énerves ?! Ça t’avance à quoi de te mettre dans cet état ?! A force de ne pas dormir pour être sur qu’il ne m’arrive rien, voilà ce qui t’arrive ! Tu t’évanoui à la cantine ! Tu te crois malin ?! Je sais me défendre !

Je rougis en réalisant qu’il avait vu complètement clair dans mon comportement et l’infirmier qui regardait la scène sans comprendre inventa une excuse pour nous laisser seul. Moi non plus je ne comprenait rien à ce qui arrivait à Tekemoto qui, habituellement, ne se fâchait jamais contre moi. Il s’assit ensuite sur le lit où j’étais encore à moitié avachi, et il me caressa les cheveux comme si j’étais un chat. Alors que je tentai de me dégager, il me tira vers lui et, comme dans le train à mon arrivé, je me retrouvai dans ses bras.

- Tu devrais dormir Makoto … tu passes ton temps à t’inquiéter pour les autre et tu ne te rends que tu inquiets toi-même les autres … à force de vouloir nous protéger, c’est pas propre santé qui empire.
- Etoo … je peux dormir comme ça ?

Tekemoto me serra un peu plus fort en guise de réponse et déposa un petit baiser sur mon front en disant « t’es trop mimi » avant de poser ma tête sur ses cuisse tout en rabattant la couverture sur moi. Sentant la chaleur de Tekemoto près de moi et sa main dans mes cheveux, je ne tardais pas à m’endormir. Je ne sais pas de quoi j’ai rêvé mais je sais qu’avant de fermer les yeux, j’ai repensé à la délicatesse dont mon ami faisait toujours preuve à mon égard et au baiser qu’il m’avait donné qui avait réchauffé le froid qui s’était installé dans mon cœur depuis le premier meurtre. J’aimais ce sentiment qui m’habitait pour la première fois et qui faisait battre mon cœur plus vite.
Je fus réveillé vers dix-neuf heures trente lorsque Yoshizawa-senpai, Megumu et Yoshiki entrèrent bruyamment dans l’infirmerie à la fin de leur club. Le médecin averti qu’il fallait éviter de faire trop de bruit pour que je ne me sente pas mal à nouveau mais déjà, plus personne ne l’écoutait. Je me frottai les yeux et remercia rapidement l’homme qui s’était occupé de moi en disant que je me sentais mieux et j’obtins le droit de regarder mon dortoir avant le dîner après avoir promis de manger normalement le soir. C’est bien gentil de promettre mais lorsque je me rendis dans la cafeteria, les regards que l’on me lança me coupèrent brusquement l’appétit et je n’eu pas le courage de manger le moindre grain de riz de mon repas, malgré les réprimandes de Tekemoto. J’avais beau être à une table éloignée des autres, j’entendais tout ce qui se disait sur moi et les larmes me montèrent rapidement aux yeux mais j’étais résolu à ne pas pleurer devant eux. A notre table, Megumu serrait fortement ses baguettes, Yoshizawa mordillait les siennes et Tekemoto se servait de ses poings comme exutoire afin de ne frapper personne. Au milieu de nous, Yoshiki, qui estimait que la violence ne résolvait rien, était le seul à rester calme et à manger normalement. Désormais, même la célébrité de Yoshizawa-senpai ne suffisait plus à calmer les messes basses de la cantine. Les anciens amis de Tekemoto l’avait tous rapidement laissé tomber et je me sentais responsable pour cela aussi. Au bout de cinq minutes de repas dans le silence le plus complet, Yoshizawa-senpai posa brusquement ses baguettes et pris son plateau.

- Je suis désolé. Je ne supporte plus d’entendre les gens parler comme ça. Je remonte dans ma chambre !
- Attends ! Cria Megumu. Je viens avec toi. Je suis désolé Makoto mais les écouter dire du mal de toi alors qu’ils ne te connaissent même pas …
- On y va aussi, soupira Tekemoto en posant ses baguettes à son tour. J’ai des gâteaux dans ma chambre, ça vous dit une partie de carte.

Tout le monde hocha la tête, sauf Yoshiki qui s’excusa en disant qu’il devait passer à la bibliothèque.
Nous montâmes donc tous les quatre dans la chambre de mon camarade pour commencer un jeu que nous abandonnâmes très rapidement, lassés de ce divertissement, et nous nous affalâmes sur le lit de Tekemoto jusqu’à ce que Yoshizawa exprime ce que nous pensions tous.

- Et si on dormait tous ensemble ce soir ? On pourrait se protéger mutuellement, ça évitera à Makoto-tan de ne pas dormir de la nuit.
- Hum, approuva Tekemoto en se levant. Vous n’avez qu’à mettre vos futons dans ma chambre. Makoto, je suppose que tu préfères dormir sous le kotatsu ?

J’hochais
la tête pour répondre, heureux que nous puissions dormir tous ensemble et ainsi être sur qu’il n’arrivera rien à aucun de nous. Yoshizawa et Megumu sortirent un instant pour déplacer leur futon et allé chercher leurs affaires de classe afin que nous puissions travailler et, après que Megumu revienne en pyjama, nous commençâmes tous les deux nos devoir pour le lendemain pendant que Yoshizawa et Tekemoto s’interrogeaient mutuellement sur leur cours de mathématique. Vers vingt-trois heures, nous eurent tout terminé, toute fois, nous ne nous décidions pas à aller dormir. Vers minuit, Megumu se glissa sous sa couverture et s’endormi très rapidement, fatigué par son entraînement de basket. Yoshizawa s’assit alors sur son futon qui était à côté et le regarda en rougissant.
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MessageSujet: Pensionnat jigoku : chapitre 3 (partie 3)   Dim 4 Jan - 14:28

- Il est vraiment adorable quand il arrête de crier et de s’énerver.
- Tu adores Megumu-kun sensei, affirmais je en souriant.
- Oui, répondit il d’une voix pleine de joie. J’aime vraiment Megumu-tan.

Comme
si il avait entendu, Megumu sourit dans son sommeil et s’accrocha à la taille de Yoshizawa. Il avait raison … il était adorable et même Tekemoto semblait d’accord avec ça. J’étais toujours sous le kotatsu et probablement à cause de la chaleur, je finis par m’endormir à mon tour. Il faut dire qu’à force de pleurer tous les jours, de ne quasiment pas dormir et de le rien manger, j’étais très fatigué.
Ce fut le soleil qui me réveilla, le lendemain matin. Après la semaine de pluie que nous avions eu, chacun de nous était ravi de voir un ciel dégagé. Tekemoto affirma que c’était probablement un bon présage. En effet, il n’y avait dans les dortoirs aucun signe d’un nouveau meurtre et dans mon cœur, cela me soulagea d’un poids. Lorsque nous nous rendîmes à la cantine, je dû me rendre à l’évidence … les rumeurs n’avaient pas cessé pendant la soirée et continuait de plus belle à se propager au milieu des informations du petit déjeuné. Je n’avais jamais tellement eu d’ami à cause de ma position dans la famille Mimomiya, alors que je n’y pouvais rien. Les gens avaient peur de me parler parce que j’étais quelqu’un de différent … fils de la maîtresse d’un homme riche, pourtant marié avec une actrice célèbre … j’admets que cela doit intimider aux premiers abords mais après tout, hormis ce détail, j’étais un garçon comme les autres. Peut être plus timide mais cela ne changeait rien. D’autre aussi se sentait peut être gêné par les pansements que je portais souvent. A force de tenter de sortir par le jardin, je me griffais souvent les joues contre les plantes et mon père avait tendance à passer ses colères sur moi en lançant vers moi tout ce qui lui tombait sous la main. A cause de tout cela, les gens m’évitaient alors j’avais l’habitude d’être ignoré … mais c’était chaque fois plus difficile pour moi de comprendre que les gens m’évitaient délibérément. Je me servi un bol de riz que je me forçais à manger sans grand appétit et même Yoshizawa qui, habituellement, était la personne qui mangeait le plus de la cantine, ne finit même pas son pain à la crème. Nous restâmes plusieurs minutes devant nos plats à moitié vide que nous n’avions pas le courage de finir jusqu’au moment où Yoshiki entra dans la cantine et nous rappela où nous étions. Nous nous excusâmes de ne pas l’avoir attendu et nous quittèrent la cantine en le laissant seul, comme il nous le demandait. Megumu et moi quittèrent Tekemoto et Yoshizawa au premier étage, notre salle étant, elle, au second. Le cours d’anglais avait commencé normalement, comme chaque jeudi, lorsque le directeur, accompagné de deux policiers, entra dans la salle en annonçant d’une voix solennelle :

- Nous devons parler à Mimomiya Makoto !

To be continue

Chapitre 4 : Une nouvelle victime a été trouvé le matin même ... c'est une jeune fille de la classe de Makoto. Mais cette fois, la police est décidé à arrêter Makoto car l'arme du crime, qui semble être une lampe de poche, appartient au jeune garçon. Le directeur informe à Makoto qu'il lui laisse deux jours pour faire ses valises et s'en aller ... Makoto n'a donc que deux jours pour trouver le véritable assassin. La clé du mystère est enfin révélé dans ce chapitre et Makoto commence à réaliser ses sentiments pour Akira ... rendez vous au chapitre 4 : Renvoyé.

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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Dim 1 Fév - 15:11

Tu veux être écrivain ?
Mais avec une histoire comme ça, tu peux faire CE QUE TU VEUX !! XD.
J'adore. Jcroit qu'il n'y a pas d'autre therme. De ce que j'ai lu, quasiment aucun défaut. KYAAAH; Jvais bientôt être fan de toi !! Nan mais LAULE.
Continue comme ça ;)
PS : A quand la suite ??
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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Dim 1 Fév - 17:51

Alors ... la suite aurait dû être pour aujourd'hui mais j'avais la flemme de taper le chapitre et maintenant il fait trop noir *fénéasse power* donc vous l'aurez dans le courant de la semaine.
J'ai finalement remi le chapitre 5 mais avec une histoire différente de celle prévu à la base et le coupable sera donc révélé dans le chapitre 5 et pas dans le 6e. Merci de votre compréhension, et merci à toi pour tes gentils commentaires ^^

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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Ven 6 Fév - 12:36

Bah; c'est normal. J'attend la suite avec impatience (:
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MessageSujet: Pensionnat Jigoku : chapitre 4 (partie 1)   Dim 15 Fév - 18:14

Note de l'auteur --> J'ai finalement eu le courage de la taper ... faut dire que j'étais tellement passionné par Yamapi cette semaine que je ne m'intéressais plus tellement à mes histoires ... et puis j'avais vraiment la flemme --" Mais passons ... j'ai réessayé de faire le concour de Juillet-aout qu'il y avait dans animeland cette été pour gagner 20kg de manga mais je l'arrive vraiment pas --" les questions ne sont pas de mon niveau.

Chapitre 4 : Renvoyé :


Je suivit les policier sans dire un mot jusqu’au bureau du directeur. Je sentais qu’on ne m’avait pas convoqué pour prendre une tasse de thé mais plutôt pour un motif qui allait me causer bien des soucis. Le premier policier me fit m’assoire dans une chaise du bureau du père de Tekemoto et expliqua brièvement ma situation. J’étais suspecté de meurtre, je perdais tout soutiens de mes camarades et mon père refusait de m’adresser la parole. Je soulignai tout de même le fait que les meurtres n’avaient aucun lien et que je n’avais pas le moindre mobil pour les avoir commis. Je cherchais peut être juste à faire mon malin avec mes termes policier mais en vérité, je n’en menais pas large. Le
policier sourit alors que son collègue semblait se prendre la tête en pensant que je me mettais en position délicate en la ramenant trop.

-
Et bien, commença celui qui souriait, nous avons trouvé une nouvelle victime. Minori Ashimoto, une jeune fille de votre classe Mimomiya-kun. A coté de son corps était posé une lampe qui semble être l’arme du crime …
- Les policiers précédents m’avaient dit que les victimes étaient tuées avec un arc … fis je remarquer un peu étonné. Pourquoi celle-ci a été assassinée différemment ?

J’étais décidé à ne pas me laisser faire piétiner aussi facilement. Après tout, j’étais innocent, je pouvais donc me défendre ! Il était hors de question que je quitte Tekemoto et tous mes amis que j’avais réussi à me faire ici !

- Ça, Mimomiya-kun, continua le policier en souriant de plus bel, c’est à vous de nous le dire. Après tout, c’était votre lampe qui a été utilisé pour tuer Ashimoto-san.
- Nani ! M’écriais je en me rendant enfin compte des accusations porté contre moi. Vous pouvez demander à Tekemoto-senpai et Yoshizawa-senpai, nous avons dormi ensemble la nuit dernière avec Megumu-kun !
- Oui … le meilleur moyen d’avoir un excellent alibi, précisa le détective comme si il se parlait à lui-même. Je ne sais pas comment vont le prendre vos camarades quand ils vont apprendre la vérité …
- Moi je sais comment ils vont réagir ! Mes amis ne sont pas stupides, ils savent que je n’ai rien fait et ils me feront confiance ! Je n’ai rien à voir avec ses meurtres mais si vous désirez tellement trouver le coupable sans faire de véritable enquête, grand bien vous en fasse ! Vous êtes parti du principe que j’étais le coupable et vous n’avez jamais pensé qu’il pouvait y avoir quelqu’un d’autre dans cette école douée aux tires à l’arc ! Donc vous pouvez faire ce que vous voulez de moi mais les meurtres continueront !
- Mimomiya-kun ! Intervint le second policier qui n’avait rien dit. Ne dites pas ce genre de chose ! Vous n’êtes pas le seul a décidé si on peut vous faire ce vous nous voulons comme vous dites !
- Non … soupirais je en croisant mes bras sur ma poitrine. Que je sois accusé de meurtre ou que je meurs, il n’y aura personne pour me regretter. Ma mère doit avoir oublié mon existence, mon père se moque bien de moi … il ne s’intéresse à moi seulement parce que sans moi il n’a plus d’héritier, quand à sa femme … elle n’a jamais pu me supporter.
- Tu n’as pas le droit de dire des choses comme ça Makoto ! S’écria le policier en frappant sur la table. Il y a plein de gens qui tiennent à toi !
- Agent Sugitsu ! S’écria le premier policier. Je vous ai déjà dit d’arrêter ce genre de comportement !

La conversation se finit à ce moment là et le directeur m’expliqua qu’il me donnait deux jours pour faire mes valises et rentrer chez moi … il ne me restait que deux jours auprès de Tekemoto … je ne pouvais pas le lui avouer … je ne pouvais pas lui dire que j’allais partir … mais il me restait une chance … je devais trouver le véritable tueur avant que les deux jours soient écoulés !
Je sorti du bureau complètement abattu et, ouvrant la porte, j’entendis un petit
cris étouffé. En me retournant vers la source du bruit, je vis la main de Yoshizawa sur la bouche de Megumu, en train de se masser la tête. J’en conclu qu’il avait pris la porte que je venais d’ouvrir avec force, par contre, je ne m’expliquais pas la raison pour laquelle ils étaient là, ni pourquoi Tekemoto était absent lors qu’il était, habituellement, toujours avec eux.

- Désolé
Makoto, commença Yoshizawa en se frottant la tête, un peu embarrassé. Quand tu t’es fait convoqué, Megu a trouvé une excuse pour sortir et de la salle et m’a envoyé un message pour m’avertir alors on est venu aussi vite que possible … Mais on est arrivé pile au moment où ils t’accusaient avec cette histoire de lampe …

J’eu envi de pleurer. Est-ce que ça voulait dire qu’il les croyait ? Est-ce qu’il pensait maintenant que j’étais véritablement coupable ? Malgré toutes ses belles paroles, il lui avait suffis d’une preuve contre moi pour le faire changer d’avis ? Mois qui lui faisait confiance aveuglément … maintenant, en repensant à ce qu’il m’avait toujours répété, je me dis que, sur le coup, j’avais vraiment été stupide. Me dire qu’il croirait toujours en moi …
Je me rendis soudain compte que j’étais en train de pleurer. J’avais que ces larmes, ainsi que mon cœur, me faisait bien plus ml que lorsque la douleur était provoquée par les accusations. Megumu me prit dans ses bras mais je ne m’en étonnais même pas, bien trop pris par la tristesse qui m’envahissait. Il n’était pourtant jamais démonstratif, même avec Yoshizawa, alors, qu’il soit en train de me serrer contre lui était plutôt étrange.
Il n’empêche que son étreinte calma petit à petit mes calmes qui ne me firent plus mal. J’allais probablement avoir les yeux gonflés et rouges le lendemain mais pour le moment, je m’en fichais. Seul mes quelques sanglots brisaient parfois le silence de la pièce. Megumu et Yoshizawa savaient que j’avais été renvoyé mais n’en avait pas parlé depuis que j’étais sorti du bureau du directeur. Dans un sens, ça me soulageait car cela voulait dire qu’ils ne voulaient pas l’aborder, probablement car il savait que je ne voulais pas en entendre parler.
Nous arrivâmes dans le hall où Tekemoto était assis sur un des nombreux fauteuils, la tête entre les mains. Il n’avait pas l’air d’avoir remarqué que nous étions là et, malgré les battements de mon cœur, j’étais décidé à ne pas lui adresser la parole. Il ne me faisait pas confiance après tout ! Cette pensé me surpris un peu. Je n’en avais jamais eu d’aussi égoïste. Etrangement, la « trahison » de Tekemoto m’avais fait bien plus mal que celles qui m’étaient arrivées au cours du temps, depuis mon enfance. J’avais décidé de ne pas lui parler mais Megumu ne semblait pas d’accore avec cette idée puisqu’il cria immédiatement :

- Eh ! Akira ! Tu as fait pleurer Makoto en partant tout à l’heure ! Tu lui as toujours affirmé que tu le croyais ! Tu as l’intention de retourner ta veste maintenant qu’il a été piégé ? Prend tes responsabilités maintenant que tu l’as fait tomber amoureux de toi ! Tu dois le protéger !

Je ne pu rien répondre … moi ? Amoureux de Tekemoto ? C’était possible ? Mais nous étions deux garçons ! Pourquoi avait il dit ça ? Parce que j’avais pleuré ? Mais ça ne prouvait rien ! Je n’étais pas amoureux de Tekemoto ! Mais alors … comment pouvais je interpréter les battements de mon cœur ? Il ne battait jamais aussi fort avec d’autre personne. Je n’était jamais tombé amoureux alors comment pourrais je comprendre ce que j’éprouvais ? Peut être était ce juste une autre forme d’amitié ! Pourtant, mon reflet dans l’un des nombreux miroir de la salle me démontrait que mon visage était aussi rouge que les cheveux de Megumu, mais malgré tout, bien moins que celui de Tekemoto qui s’était brusquement embrasé. Il toussa quelques minutes et retrouva enfin sa couleur naturelle.

- Etoo … ça n’est pas ce que vous vous imaginez. Si je suis parti, c’est parce que j’avais besoin de calme pour réfléchir à qui pouvait être aussi malin pour piéger ainsi Makoto, et surtout, quel peut bien être le motif. Est-ce que son but est vraiment de tuer ou simplement de faire mal à Mako ?
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MessageSujet: Pensionnat Jigoku : chapitre 4 (partie 2)   Dim 15 Fév - 18:19

Maintenant qu’il en parlait, je me rendais compte que son idée n’était pas stupide. Les victimes n’avaient aucun point commun. Mais Megumu nous ramena vite à la réalité … comment aurait il pu savoir que je serais accusé ? Mis à part Tekemoto, Megumu, Yoshizawa et Yoshiki, personne ne savait que j’étais champion de tir à l’arc et que s’était cette capacité qui faisait de moi le suspect principal. Il ne pouvait donc probablement pas savoir qu’en utilisant cette technique, c’est moi qui serais accusé. Ce n’était probablement pas intentionnel de sa part … mais dans ce cas là, nous avions affaire à un très bon tireur.

- Il serait donc probablement temps d’aller faire un tour au club de tir à l’arc … Makoto, je suis désolé mais on va devoir se servir de ta capacité …

Tekemoto m’expliqua en détail tout ce que je devais faire. Personne n’était encore au courant de mon renvoi – je ne l’avais d’ailleurs pas avoué à Tekemoto – et je ne faisait parti d’aucun club … il était donc banal que je cherche à en intégrer un. Je n’avais donc qu’à faire semblant de m’intéresser à leur club … il faisait passé à chaque nouveau membre une sorte de petit test …

- Chaque nouveau membre doit montrer de quoi il est capable. On est pris uniquement lorsque l’on est très doué, expliqua Tekemoto qui s’était assis sur un banc du jardin. Si tu es accepté dans le club, ça n’étonnera personne que tu traînes dans le coin ou si tu demandes aux membres de te montrer comment ils se débrouillent.

J’hochai la tête, emballé par l’idée. Je n’avais pas retouché à un arc depuis mon arrivé au pensionnat et j’avouais que ça me manquait un peu. Malgré ce que j’avais toujours affirmé à mon père, c’était un sport que j’aimais beaucoup.
La première chose que je remarquai en entrant dans la salle d’entraînement, c’est qu’ils avaient tous une excellente posture, sauf un petit, qui semblait être encore au collège, au fond de la salle. Alors le collège et le lycée étaient mélangés dans les clubs ? A côté de ce arçon, ce qui devait être le chef du club était en train d’hurler pour qu’il se corrige. Il se conduisait de la même façon que mon père lorsque j’avais cinq ans. Ce garçon allait finir par détester le tir à l’arc si il lui criait dessus ainsi ! Il y avait d’autre manière d’agir. J’entrai dans le dojo à la grande stupéfaction de tous ceux qui étaient en train de s’entraîner, et je vins près de ce garçon puis, posant un genou par terre, je lui pris la main pour lui indiquer la bonne position, tout en murmurant des paroles réconfortantes qui se résumaient à « Ne t’inquiètes pas, je suis sur que tu vas y arriver ». Il passa quelques secondes durant lesquels le chef, Yumitsushi-senpai, un garçon de la classe de Tekemoto, ne réagi pas, se contentant de me fixer, puis il me poussa violemment par terre pour m’écarter du collégien.

- Qu’est ce que tu fiches là Mimomiya ?! T’en a marre des lycéennes alors tu viens buter les petits ? T’es lamentable comme mec ! Comment tu peux avoir l’air aussi calme alors que t’as tué des gens ?!

Je ne fis attention ni à ses injures, ni aux regards terrifiés que le collégien me lançait désormais et je prononçai avec le plus grand calme, la phrase que j’avais prévu de dire :

- Je voudrais rejoindre votre club !

Un silence lourd s’installa dans la salle et on aurait pu entendre une mouche voler. Après un court temps, Yumitsushi explosa de rire comme si il avait cru à une blague. Pour le convaincre, je réitérai ma demande avec la même voix calme. J’avais bien l’intention de mener le projet de Tekemoto à bout ! C’est du moins ce que je pensais jusqu’à ce que le collégien m’attrape par la manche.

- Rend moi Onee-chan ! Onee-chan est morte et on dit que c’est ta faute ! Rends la moi !

Je perdis brusquement le calme dont j’avais fait preuve jusqu’à maintenant. Ce petit … il avait perdu sa sœur … son comportement me rappelait le mieux quand j’avais appris que Mimomiya-san n’était pas ma véritable mère. Je m’étais agrippa à un pan de sa robe et j’avais pleuré en lui criant de me rendre ma mère. J’avais fini par terre après avoir reçut une gifle mais j’avais continué à crier sans prendre conscience des coups que me donnait mon père. Ce garçon devait probablement ressentir la même chose que moi à l’époque, toute fis, je me contentai de lui répondre faiblement que j’étais désolé. Je ne pouvais rien dire de plus … qui aurait eu envi d’écouter mes explications ? Et qui les aurait cru surtout ?!
Yumitsushi me regarda de haut en bas et me proposa de leur montrer de quoi j’étais capable. Il ouvrit un placard en sortit un arc et des flèches et me demanda de viser le centre de la cible. Je n’eu pas le temps de montrer de quoi j’étais capable car la corde cassa dès que je commençai à la tendre. Je senti une douleur à mon poignet droit et entendis un petit rire derrière moi. C’était celui de Yumitsushi.

- Qu’est ce que je peux être stupide ! Je t’ai donné celui qui était à réparer. Tu ne m’en veux pas j’espère ? De toute façon, dans l’état où tu es maintenant, tu ne pourras plus nous rejoindre. Tu devrais te rendre à l’infirmerie, je crains que ton poignet se soit foulé avec le choc.

Je n’étais pas crétin et j’avais bien compris qu’il avait fait exprès de me blesser. Mais je n’avais aucune preuve de ce que j’avançais et mon poignet me faisait vraiment mal ! Je sorti du dojo, la mort dans l’âme. Finalement, je n’avais rien trouvé en me rendant là-bas. J’allai retrouver mes amis dans la chambre de Tekemoto où nous nous étions donné rendez vous. J’avais décidé de ne rien dire pour ma foulure mais la grimace de douleur que j’esquissai en m’asseyant sous le kotatsu me trahi. Après cela, Tekemoto me poussa à l’infirmerie malgré mes fortes réticences. Pourtant, mon poignet me faisait tellement souffrir que je fini très vite par me laisser convaincre par les arguments de mes camarades.

- Comment t’es tu fait ça Makoto ? Demanda le médecin en prenant une sorte de pommade et des bandages.
- J’ai voulu rejoindre le club de tir à l’arc parce que j’ai quelques connaissances et ne fais encore parti d’aucun club. Mais j’ai eu un moment d’inattention et je pense que je ne pourrais pas réessayer avant longtemps. Au moins, si il y a un prochain meurtre, je ne serais pas accusé.

Le médecin hocha la tête et fit sortir mes amis en disant que j’avais besoin de me reposer. J’avais juste une foulure, je n’étais pas malade ! Une fois qu’ils furent tous dehors, il s’assit sur son fauteuil et m’invita à m’installer sur le lit.

- Makoto … est ce vrai ce que j’ai entendu dans la salle des professeurs ? Tu as vraiment été renvoyé ?
- Hum … me contentais je de répondre en hochant la tête. Je dois partir dans deux jours.
- Je vois … tu n’as plus réussi à te défendre finalement. Que s’est il passé ? Tu avais toujours affirmé que ça n’était pas toi, pourtant, il parait que tu as vite laissé tomber …
- Je ne pouvais rien faire, répondis je en baissant honteusement la tête. Ils
ont trouvé un objet à moi sur les lieux du crime.
- Mais tu affirmes que ça n’est pas toi ? Demanda t’il avec insistance.
- Bien sur ! Jamais je ne tuerais quelqu’un !
- Je te crois Makoto, sourit le médecin. Que dirais tu de te reposer un peu ? Tu parais encore fatigué.

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MessageSujet: Pensionnat Jigoku : chapitre 4 (partie 3)   Dim 15 Fév - 19:17

Je m’allongeai sur le lit où je m’étais assis peu de temps avant. Je remarquai seulement que le médecin m’appelait par mon prénom … Tekemoto lui avait probablement expliqué que je n’aimais pas qu’on m’appel « Mimomiya ». Tout en s’installant sous les dras, faisant attention à mon poignet droit, je décidai de poser la question qui me brûlait les lèvres.

- Sensei
- Oui ?
- Etoo … en fait … est ce que vous êtes déjà tombé amoureux ?
- Pourquoi diable voudrais tu savoir ça ?
- Etoo … je voudrais savoir qu’est ce qu’on ressent quand on est amoureux.
- Pourquoi ? Tu es amoureux ?

Je ne répondis pas. De toute façon, si j’étais vraiment amoureux, il était probable que ça se voyait comme si c’était écrit sur mon front ! Et c’est ce que me répondit le docteur en disant que j’étais surment amoureux de Tekemoto puisque j’avais l’air aussi heureux quand j’étais auprès de lui. Pourquoi pas finalement ? Le médecin se contenta ensuite de me sourire et rabattit la couverture sur ma tête en m’exhortant de dormir un peu. Je ne savais pas si j’avais compris ce qu’avait dit le médecin mais j’étais maintenant décidé à ne pas me faire renvoyer ! Je voulais rester avec Tekemoto. Je voulais le voir maintenant ! Je me levais brusquement sans prendre compte de la demande du médecin qui souhaitait que je reste couché. Je voulais voir Tekemoto pour pouvoir enfin lui avouer mes sentiments ! Après tout, Megumu le lui avait déjà dit ! Mais moi aussi je voulais le lui avouer … de ma propre bouche !
Je couru aussi vite que je pouvais jusqu’au dortoir et entrai dans sa chambre sans frapper. Il parut un peu surpris de me voir débouler comme ça et il sursauta du bureau où il était assis, ainsi que Megumu et Yoshizawa qui était dans la pièce à ce moment là. J’étais arrivé essoufflé mais je ne savais pas comment avouer ce que j’avais à dire, surtout devant mes deux autres amis. Megumu dû comprendre ma gêne car il décida de partir en tirant Yoshizawa par le bras. Une fois qu’ils furent sortis, Tekemoto pris la parole.

-
Ton poignet va mieux ?
- Hum …

Je ne savais pas du tout comment organiser ma pensée et avouer à Tekemoto ce que je venais de comprendre. Il me proposa de m’assoire sous le kotatsu où il s’était installé après être tombé de sa chaise. Je m’exécutai et réfléchis très vite à la façon dont je pouvais exprimer mes sentiments. En plus, il était possible qu’il ne m’aime pas du tout … je n’étais pas habitué à ce genre de chose, comment pouvais je le lui dire ? Et surtout, pourquoi est ce que je paniquais autant pour un truc pareil ?

- Makoto

Tekemoto me coupa dans ma pensée. Je n’avais même pas remarqué de lui aussi semblait gêné depuis mon entré. J’hochai la tête pour lui faire comprendre que je l’écoutais.

- Etoo … est ce que ce que Megumu a dit tout à l’heure est vrai ? Tu sais … sur le fait que tu m’aimes ?

Mes joues prirent une couleur rouge et je ne réussi pas à répondre ? Pourquoi est ce
qu’il me demandait un truc pareil ? Pourquoi est ce que ça l’intéressait ?

-
ça veut dire qu’on peut tomber amoureux même de quelqu’un du même sexe que nous ? Pourtant, tout le monde dit toujours que c’est bizarre …

Alors là, je ne comprenais plus rien … pourquoi est ce qu’il me disait tout ça ? Ça ne voulait rien dire ce qu’il me racontait … enfin, ça devait vouloir dire quelque chose mais je n’en comprenais pas vraiment le sens. Je le laissai donc continuer.

- Parce que … c’est étrange mais … quand je suis avec toi, j’ai envi de te protéger, de te prendre dans mes bras … je m’inquiète dès que tu n’es pas là et je m’énerve chaque fois qu’il est question de toi … est ce que ça veut dire que je suis amoureux de toi ?

Hein ? Qu’est ce que ça voulait dire ? Tekemoto ? Amoureux de moi ? Vraiment ? Alors que j’allais lui dire la même chose … mais qu’est ce que je devais répondre à ça ? Bah … de toute façon, je ne risquais rien !

- Etoo … moi aussi c’est pareil … enfin je crois … j’avais peur que tu me trouves bizarre.
- T’en fait pas, t’es pas bizarre ou on l’es tous les deux … et Shûichi et Megu aussi au passage.

Je souris pendant que Tekemoto posait sa tête sur mon épaule. C’était un peu gênant d’être dans une situation pareil mais finalement, ça devait être une situation relativement normal pour un couple, non ? Après tout, je l’aimais vraiment et il m’aimait aussi, alors qu’allait il se passer maintenant ? Est-ce qu’on allait … je secouai la tête pour effacer les idées perverses qui venaient de me traverser l’esprit. Mais à quoi je pensais moi ? J’étais vraiment dérangé ! Tekemoto dû comprendre ce qui se passait car il explosa de rire en disant qu’il ne m’imaginait pas aussi pervers. Mes joues prirent brusquement une teinte écarlate et j’essayai de bafouiller des excuses qui ne faisaient que m’enfoncer plus. En fait, s’était juste un moment banal que nous aurions probablement dû vivre plus souvent sans cette série de meurtre.
Soudain, Megumu et Yoshizawa entrèrent dans la pièce sans frapper.

- Makoto, Akira … il y a encore eu un meurtre !

to be continue
Chapitre 5 : Après le nouveau meurtre qui n'a pas pu être commis par Makoto, l'enquête reprend son cour mais les policiers sont toujours persuadés de tenir le coupable et son renvoi n'est pas annulé. La bande trouvera un soutiens inatendu dans la personne du capitaine du club de tir à l'arc qui leur donnera une indice précieux. Dans ce chapitre, vous découvrirez enfin le dénoument de votre histoire préféré !
"Donc, le coupable est ... " "Je ne vois personne d'autre ... " "Le coupable c'est ... TOI !"

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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Lun 16 Fév - 19:01

Oh c'est trop mignoon <33.
J'adore, c'est tout simplement génial. ( Ca m'rappelles une histoire que j'ai eue ... Magnifique. )
Gnaaah (ll) ! C'est TOUT ce que je peut dire XD. Hâte d'avoir enfin la clé du mystère ... Enfin, de l'avoir bientôt :)
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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Mar 7 Juil - 16:53

Vous allez dire que je me fiche de mes pauvres lecteurs mais, non, je ne viens pas vous annoncer que le prochain chapitre va sortir maintenant tout de suite, mais que j'espère pouvoir vous le montrer à mon retour de vacances ... En effet, je bosse dure dessus en ce moment, puisque j'ai terminé le chapitre 5 de SK. Je vais donc me mettre à fond dans les chapitres 5 et 6 du pensionnat Jigoku (le chapitre 6 étant en fait un épilogue) Donc, à mon retour de vacances, normalement, je pourrais avoir les chapitre 5 et 6 du pensionnat Jigoku, le chapitre 6 de SK et peut être d'autres histoires ... Je pense reprendre l'histoire d'Usagi Murota et OsS ... et j'espère aussi pouvoir recommencer TP, que j'ai délaissé un an.

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MessageSujet: Pensionnat Jigoku : chapitre 5 (partie 1)   Lun 17 Aoû - 22:34

Et bien, une promesse est une promesse, alors voilà les deux derniers chapitres de Ryou Jigoku ... C'est génial non ? Enfin bon ... Je m'amuse bien, moi ^^ J'avoue que ça me fait un peu de peine de me dire que c'est terminé ... Makoto et Akira vont me manquer, même si j'ai encore plein d'histoire d'eux un peu partout ^^ Alors, après, y'a SK qui est prêt donc ... Après y'a SK qui arrive ^^ Bonne lecture à tous, parce que je sais plus du tout quoi dire là ...

Chapitre 5 : Dernier meurtre

Je sursautai en entendant ça et serrai mon poignet foulé avec ma main valide. Si quelqu’un avait eu la stupidité de faire, c‘était qu’il ne savait probablement pas que je m’étais blessé, donc le club de tir à l’arc était hors de cause. Donc, le véritable coupable devait sûrement connaître mon talent pour le tir à l’arc … hors, je ne voyais personne dans l’école qui était au courant. Je me sentais soudain complètement désarmé. Nous n’avions plus aucun suspect … Qu’est ce qui se passait donc ?
Megumu m’informa que les policiers m’attendaient en bas pour me poser des questions. Il n’en avait donc pas eu assez avec leurs interrogatoires à la con ?! Mais ce qui me surpris, ce fut que Tekemoto se leva brusquement en criant qu’il en avait marre. Un peu inquiet, je suis courut après pour l’arrêter, mais il semblait vraiment en colère. A peine arrivé à la porte qui donnait sur la rue, il aperçut les policiers et commença à s’époumoner :

- ça commence à bien faire vos putains d’accusation ! Vous croyez qu’on est trop stupide pour comprendre tous vos sous entendus ? Là encore, vous allez accuser Makoto ? C’est con, mais c’est impossible ! Makoto c’est foulé le poignet, il ne peut rien faire !

Les deux détectives parurent un peu surpris du ton avec lequel il s’était exprimé. J’étais arrivé à la fin de sa prestation et, reprenant mon souffle, je sentis mes jours rougirent en voyant qu’il me protégeait avec tant d’ardeur … là, maintenant, tout le suite, je pense que je l’aurais pris dans mes bras si j’avais été plus courageux. Tekemoto, de son côté, ne semblait pas du tout gêné puisqu’il continua son discours en lançant :

- J’aime Makoto, et je ne vous laisserais pas lui faire du mal !

Là, je m’étouffai … Je n’arrivais pas à croire qu’il avait avoué ça si facilement, devant plus de la moitié du campus … Tekemoto était vraiment cool … j’avais de la chance qu’il soit amoureux de moi qui était tellement banal et … et bien, j’étais moi quoi. Tekemoto avait été la première personne à m’apprécier et à me parler normalement … j’étais vraiment heureux maintenant. Mais je savais que j’allais devoir partir … ça me faisait vraiment mal au cœur de penser que j’allais devoir le quitter alors qu’il m’avait enfin révélé son amour … alors que nous étions enfin ensemble ! Je comprenais maintenant pourquoi j’avais toujours refusé de me lier à quelqu’un avant aujourd’hui … J’étais de ceux qui avait peur d’être blessé et qui, pour l’éviter, restait dans leur coin, isolé, ne parlant pas, ou très peu, avec les autres.
L’un des deux policiers eu un petit rire en entendant Tekemoto et demanda comment je m’étais blessé en sous entendant que je m’étais battu avec la dernière victime. A mon grand étonnement, ce fut le capitaine du club de tir à l’arc qui répondit à la question, tout en mentant habillement sur la raison pour laquelle j’étais au club pour me protéger.

- C’est de ma faute. Je luis ai demandé de me montrer si il était capable e tirer au centre d’une cible mais l’arc que je lui ai prêté était cassé et l’a blessé à la main.

Un peu déconcerté par la réponse, le policier pria son collègue de le suivre et tous les deux sortir de l’espace réservé aux pensionnaires. Moi, j’étais extrêmement surpris de ce qui venait d’arriver. Je pensais que le capitaine me détestait … pourtant, il était venu me protéger. En voyant que je le regardais, il se frotta la tête et regarda ailleurs pendant que ces joues prenaient une couleur rouge.

- C’est de ma faute si tu t’es blessé mais ça t’innocentait de ce meurtre … je pouvais pas le laisser déblatérer comme ça, ce bouffon en costard cravate !

Tekemoto eut un petit rire et s’assit sur un gros rocher qui trônait devant les dortoirs depuis des années et dont personne ne connaissait l’utilité. Le capitaine tourna la tête avec un air gêné … il n’avait probablement pas envi qu’on sache qu’au fond, il était quelqu’un de vraiment gentil.

- Merci beaucoup … Tu m’as sauvé …
- Juste pour un temps … répondit il sans me laissé finir. J’ai entendu les profs qui en parlaient tout à l’heure … Tu pars dans deux jours maximum c’est ça ?
- Yumitsushi-senpai !
- Makoto !

La première voix indignée, c’était la mienne, qui reprochait à mon senpai d’avoir révélé ce que je m’étais donné du mal à cacher. La seconde, s’était celle de Tekemoto. Il avait l’air complètement choqué par ce qu’il venait d’appendre et je n’avais rien à dire pour ma défense … J’aurais dû lui avouer que j’étais renvoyé … j’aurais dû tout lui dire depuis le début … il aurait pu m’aider, me réconforter, me prendre dans ses bras et me dire qu’il ferait tout pour que ça n’arrive pas … mais je ne lui avait rien dit sur mon envoie parce qu’en parlait, ça voulait dire que c’était comme ça … que j’étais viré et qu’on ne pouvait plus rien y faire. Et ça, je ne pouvais pas l’admettre … pas encore en tout cas. Mais de ne rien avoir dit … ça avait dû choqué Tekemoto et il était probable qu’il n’allait pas vouloir me parler, qu’il allait m’en vouloir de lui avoir caché quelque chose d’aussi important … mais qu’est ce que je pouvais y faire ? Dire la vérité était bien trop douloureux. Je ne voulais pas partir ! Je désirais rester près de Tekemoto pour toujours, pouvoir éternellement être auprès de lui, l’entendre me promettre que tout ira bien …
Lorsque je me suis réveillé le lendemain matin, j’étais sous le kotatsu, dans la chambre de Tekemoto, tout contre lui. Je me rendis vite compte que je ne portais qu’un caleçon et mon tee-shirt rouge, ce qui était inhabituel, et surtout, je ne me souvenais pas du tout de ce qui s’était passé la veille. En me relevant, je vis qu’il y avait aussi Megumu et Yoshizawa, tous les deux endormis l’un contre l’autre. Qu’est ce qui s’était passé la veille et pourquoi est ce que je n’en avais aucun souvenir ?
Je me pris la tête entre les mains et quelques brides de souvenir me parvinrent au cerveau. Ah oui … j’avais tenté d’expliquer à Tekemoto pourquoi je ne lui avais rien dit … puis il était allé voir le directeur et ensuite … ensuite on était rentré dans sa chambre et on s’était saoulé avec un bouteille qu’il avait piqué dans le bureau de son père … C’est à ce moment que j’avais eu chaud et que je m’étais déshabillé avant d’aller me coucher … je suppose que Tekemoto, vu l’état dans lequel il était lorsque je me suis endormis, m’a rejoins peu de temps après … Et finalement, il ne me restait plus qu’une journée pour prouver mon innocence … une journée pour découvrir qui était le coupable et pour le coincer … autant dire qu’il était temps pour moi de faire mes valises. Je n’avais aucune chance de m’en sortir en si peu de temps. Surtout que la police, malgré le témoignage de Yumitsushi-senpai, restait persuadée de la culpabilité … je ne comprenait vraiment pas pourquoi le sort se plaisait autant à s’acharner sur moi … je n’avais pourtant rien fait de mal, en tout cas, je n’en avais pas le souvenir … Ma seule erreur avait été de naître en tant que fils illégitime du grand Mimomiya-sama … et ça, quoi que je fasse, je ne pourrais pas y échapper … parce que je resterais toujours son fils et ma réputation restera la même, quoi qu’il m’arrive. Mais ça n’avait aucun lien avec cette affaire ! Là, je n’avais rien fait de mal ! J’étais nouveau et j’avais rien fait d’autre que d’arriver en plein milieu d’année ! Ce n’était pas un crime ! Je n’avais pas tellement pu faire autrement ! On ne pouvait quand même pas me rendre coupable d’un truc pareil !
J’avais mal à la tête … Je n’avais jamais bu d’alcool avant hier, mais je pense que j’allais attendre très longtemps avant de réessayer, vu l’état dans lequel j’étais ! J’allais être incapable de suivre les cours et il était sur que les professeurs allaient en profiter. Et là, en plus, ils auraient une raison suffisante pour me punir, avec des preuves ce coup ci … mais à quoi ça leur servirait ? C’était ma dernière journée au pensionnat Jigoku, et la seule chose que je pouvais faire pour rester, s’était trouvé le coupable … et ça promettait d’être particulièrement difficile, dans la mesure où il semblait vraiment intelligent et où la police refusait de nous aider, disant qu’ils n’allaient pas perdre de temps alors à chercher un deuxième assassin alors qu’ils en tenaient déjà un … sympa … Normalement, j’étais innocent jusqu’à ce que je sois jugé et en plus, on ne m’avait pas encore lu mes droits … donc logiquement, c’était qu’il manquait encore de preuve contre moi, sinon, voilà longtemps que j’aurais été arrêté et on le m’aurait pas renvoyé (j’aurais été en prison de toute façon alors pas besoin de me virer).

- En fait, la seule preuve qu’ils ont contre toi, c’est cette lampe de poche … et je ne pense pas que ça peut leur suffire pour te faire coffrer, soupira Megumu en attrapant un biscuit au chocolat que nous proposait Akira. Je pense que c’est pour ça qu’ils veulent de virer … c’est un moyen de se séparer de « l’élément perturbateur ».


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MessageSujet: Pensionnat Jigoku : chapitre 5 (partie 2)   Lun 17 Aoû - 22:46

Nous avions décidé d’éviter la cafétéria où la rumeur que j’étais renvoyé avait déjà dû se propager. Je n’avais pas particulièrement envi d’être, encore une fois, le centre de l’attention … Heureusement, Tekemoto avait toujours une ou deux boîtes de biscuits cachés dans sa chambres et nous n’allions donc pas mourir de faim … Avec un regard un peu déçu, je jetai un regard à mon poignet blessé … je m’étais finalement fait mal pour rien puisque le véritable assassin ne faisait pas parti du club de tir à l’arc et que ma blessure ne m’avait même pas servi d’alibi … pendant un instant, je regrettai même l’idée d’être allé dans cette école, mais un simple regard à Tekemoto suffis à me faire oublier cette pensée stupide. Venir ici, ça avait été ma chance ! J’étais tombé amoureux pour ma première fois de ma vie ! Et ça, s’était probablement la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie. Je n’aimais pas vraiment me plaindre, même si s’était souvent ce que je faisais, mais depuis que j’étais arrivé ici et que j’avais rencontré des gens qui croyaient en moi, qui m’appréciait pour autre chose que « tu veux bien parler de la société de mon père à ton père ? » … des gens qui m’aimaient sans se soucier de qui j’étais, je n’en ressentais plus le besoin. Je n’avais plus envi de me plaindre parce que, même si on me soupçonnait d’avoir tué plusieurs personnes, en vérité, j’avais des gens qui m’aidaient …

- Hum … je ne crois pas l’avoir déjà dit mais … je voulais vous dire merci à tous pour ce que vous faites pour moi …
- Tu n’as même pas à nous remercier Makoto, rigola alors Tekemoto en me caressant la tête avec ses grandes mains. C’est à ça que ça sert les amis …
- J’n’aime pas qu’on dise du mal des gens qu’on ne connaît pas, continua Yoshizawa en prenant un biscuit à son tour.
- Et si on s’était trompé de piste ?

Tout le monde se retourna vers Megumu, qui était en train d’enfiler son uniforme comme si il venait simplement de réciter une leçon d’histoire – la matière où il est le plus fort. Qu’est ce qu’il voulait dire par « trompé de piste » ? Oui on s’était trompé de piste … on pensait que le coupable faisait partie du club de tir à l’arc et ça n’était pas le cas … pas besoin d’être Kogoro Akeshi pour réaliser ça … et visiblement, vu la tête de Tekemoto et de Yoshizawa, je n’étais pas la seule personne à avoir pensé ça … Il était pourtant intelligent, alors pourquoi dire l’évidence tout haut ?

- Non, je ne parle pas de l’histoire du tir à l’arc, corrigea Megumu en voyant nos regards. Je vous parle du mobile du tueur ! On est parti du principe qu’il avait un lien avec Makoto … mais si on réfléchis bien, il est aussi tout à fait possible que se soit après Akira qu’il en ait …
- Mais dans ce cas, répliqua Yoshizawa qui ne semblait pas tout comprendre, il s’en serait pris à Akira plutôt que de faire accuser Makoto !
- Pas si il est amoureux d’Akira ! S’exclama alors Megumu. Depuis qu’il est arrivé, Makoto est quand même vachement plus proche d’Akira que n’importe qui d’autre dans l’école … Et cette fille, la première victime … S’était pas la fille qui t’a frappé la veille de l’arriver de Makoto ?
- Maintenant que tu me le dis, fit Tekemoto en réfléchissant, si c’est elle …
- Il a dû profiter de l’arrivée d’un nouveau en se disant qu’on lui mettrait tout sur le dos alors il l’a tué … Après, il s’est aperçu que ça avait marché et il a commencé à s’en prendre à d’autre fille … j’ai compris qu’il y avait un lien avec Akira en remarquant qu’à partir de la troisième victime, s’était uniquement des filles qui étaient sorties avec toi … Et en plus, pendant ce temps, tu continuais à te rapprocher de Makoto, ce qui n’a pas dû plaire au tueur …
- Alors le coupable doit être une personne qui me connaît bien pour savoir tout ce qui m’est arrivé … Mais dans ses conditions, à part toi et Shûichi, il n’y a qu’une personne qui pourrait avoir fait ça …
- Oui, soupira Megumu en finissant de nouer sa cravate. Je ne vois que cette personne …
- Tu penses vraiment qu’il aurait pu faire ça ? S’interrogea alors Yoshizawa, qui semblait avoir compris de qui il était question.
- On peut faire n’importe quoi par amour, ou plus précisément, dans ce cas là, par jalousie, répondit Megumu qui semblait bien connaître le sujet. Tu n’imagines même pas le nombre de coup fourré que j’ai fait aux filles qui te tournaient autour lorsqu’on était au collège. Quoi que, je ne suis quand même jamais allé jusqu’au meurtre.

Moi, de cette conversation, la seule chose que j’avais compris, s’était que Megumu était beaucoup moins sage qu’il en avait l’air … En tout cas, après ce qu’il venait de dire, j’étais bien décidé à ne jamais m’approcher de trop près de Yoshizawa-senpai, surtout que la suite de la conversation m’appris que ça ne s’arrêtait pas à un peu d’eau dans les chaussures … entre déchirer les cahiers et mettre des bonbons dans les cheveux, si j’avais besoin d’aide pour un coup fourré, je savais à qui je devais m’adresser maintenant ! Et ça n’était pas la personne à laquelle j’aurais pensé ! D’ailleurs, ça semblait aussi étonner Yoshizawa-senpai qui ne s’était, visiblement, jamais rendu compte que les filles qui s’approchaient trop près de lui finissait par avoir des problèmes …
Par contre, pour ce qui était de l’affaire, je n’avais rien compris et je semblais être le seul à ne pas avoir suivit la conversation … bon, évidemment, je perdais toujours les parties de cluedo et, lorsque je lisais un roman policier, je ne parvenais jamais à trouver le coupable avant qu’on le dise … mon sens de déduction était nul et je ne vous parle même pas de ma chance … Quand il s’agit de dire sous quel verre est le dé, vous pouvez être sur que je vais me planter … Mais bon … Tout le monde avait compris qui était le coupable et ce qui m’énervait le plus, c’est que lorsque j’ai demandé qui s’était, on m’a répondu « tu le sauras plus tard » ! C’était quand même de moi dont il était question ! J’étais accusé de meurtre et on ne voulait pas me dire qui m’avait mis dans une telle histoire ? Quoi que … s’était peut être préférable car je serais probablement allé lui cassé la figure … J’avais déjà été suspendu deux semaines de mon collège il y a deux ans pour avoir frappé un garçon de ma classe … et j’aurais probablement été renvoyer définitivement si le garçon en question n’avait pas fait vingt centimètres de plus que moi et n’avait pas commencé la bagarre … mais bon … je raconte ma petite vie là, et je ne suis pas sur que cela vous intéresse vraiment …

- Et bien, vous êtes tous dans la même chambre ? Vous avez fait la fête sans moi hier ?

Yoshiki venait d’entrer pour vérifier que Tekemoto était bien réveillé. Il semblait à moitié de bonne humeur et à moitié triste … Il était probablement ravi pour la temps splendide qu’il faisait dehors mais bon l’air dépité qu’il affiché sur son visage, je n’en compris la raison que lorsqu’il me pris dans ses bras et me serra très fort en disant qu’il ne voulait pas que je parte … visiblement, la rumeur de mon renvoie avait bel et bien fait le tour de l’école pendant la soirée de la veille, et ça n’était pas la seule rumeur à s’être propagé visiblement !

- Au fait, je suis ravi pour toi et Akira ! Tu mérites d’avoir un mec bien pour te protéger dans cette situation ! J’espère que vous aller réussir à trouver le vrai coupable avant qu’il ne soit trop tard ! Si vous avez besoin de mon aide, n’hésitez pas … Ah, je vais devoir vous laisser, mon entraînement va commencer !

Tout en disant cela, Yoshiki avait pris un gâteau dans la boîte après avoir interrogé Tekemoto du regard – genre « je peux t’en piquer un mon pote, je t’adore et j’ai pas le temps d’aller manger, je me suis réveillé en retard ce matin » - et sorti de la chambre en courant. En effet, Yoshiki était membre du club de base-ball et, en raison d’un match qu’il devait jouer à la fin du mois leur entraîneur leur avait rajouté des séances pour être sur de gagner … enfin, ça, s’était Miyamoto-senpai (l’entraîneur), qui le disait … parce que Yoshiki était beaucoup plus sceptique. Il ne cessait de répéter que, de toute façon, leur équipe était tellement nulle que, quoi qu’ils fassent, ils allaient se faire laminer par l’équipe adverse. Bien sur, on lui avait dit d’arrêter de penser négatif, mais ça n’avait visiblement pas marché … mais ça, je m’en étais un peu douté. Je ne connaissais pas Yoshiki depuis longtemps, mais je savais qu’il ne croyait que ce qu’il voulait, s’était pour ça qu’il était toujours aussi difficile à convaincre. Ces derniers temps, il restait de moins en moins avec nous aussi je ne compris pas pourquoi Megumu le fixa intensément du regard toute la durée où il était dans la chambre … Qu’est ce qu’il y avait de surprenant à venir faire un petit coucou à des amis à qui on ne parlait plus trop parce qu’on était occupé par un compétition ? Ou alors, il en voulait à Yoshiki de nous abandonner en cette période de crise … mais s’était normal ! Moi aussi j’aurais choisi mon club … du moins, je crois … en fait, je n’en avais pas la moindre idée, mais je pense que Yoshiki savait ce qu’il faisait ! Après tout, s’était un grand garçon, il était capable de savoir lui-même ce qu’il devait faire ! C’est ce que j’expliquais à Megumu lorsque Yoshiki eu quitté la pièce, mais mon ami ne se donna même pas la peine de relever et il repris la conversation sur le coupable à laquelle je ne comprenais toujours rien …

- Bien … au moins, la rumeur comme quoi Makoto et Akira sont en couples a visiblement circulé ! Avec ça, nous allons pouvoir tendre un piège au coupable !
- Hors de question ! S’écria Akira qui était en train de galérer à mettre sa cravate. Je refuse, ne serait ce que tu émettes l’idée, que nous utilisions Makoto comme appât ! Imagine que ça tourne mal, qu’on n’arrive pas assez vite, et qu’il se fasse tuer ! Qu’est ce qui se passera ?
- J’aurais au moins lavé mon honneur ! Répondis je en m’approchant pour l’aider à nouer sa cravate. Je n’avais pas tout compris, mais le plan de Megumu me paraissait clair comme l’eau de source. De toute façon, si je rentre à la maison sans avoir prouvé que je n’étais pas le coupable, mon père se chargera de m’assassiner ! Alors autant que ça soit le tueur qui s’en charge …
- Donc tu acceptes de servir d’appât ? Demanda Megumu en attrapant son sac pour quitter la pièce.
- Oui !

Il n’y avait aucune hésitation dans ma voix … depuis que j’étais petit, j’avais plusieurs fois fahi mourir (en sautant par la fenêtre pour sortir ou lors d’une des nombreuses crises de colère de mon père), alors ça ne me faisait plus peur. Je savais ce que je risquais, mais je savais aussi ce qui allait arriver si jamais je ne le faisais pas … Et de toute façon, si nous avions vraiment affaire à un assassin jaloux, j’allais forcément devoir l’affronté, étant officiellement (visiblement), le petit ami de Tekemoto … Et c’est probablement pour ça que ce dernier ne répondit rien en entendant ma réponse … il avait probablement compris que ça ne servait à rien d’essayer de me faire changer d’avis. Et en entendant ma réponse catégorique, Megumu sorti en disant que nous discuterons du plan dans la salle de classe … C’est ainsi que nous nous sommes tous mis à trottiner derrière lui pour savoir comment il comptait si prendre.


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MessageSujet: Re: Le pensionnat Jigoku   Aujourd'hui à 22:19

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