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 Au-delà de l'arc-en-ciel

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Cornelia-witch
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MessageSujet: Chapitre 5 : Le retour de la princesse   Jeu 12 Aoû - 21:07

Note of the auteur: Il y a un petit élan exotique dans la note de l'auteur... où ? Vous ne savez pas lire ? x_X "Note of the auteur"... c'est ni français, ni anglais. Étrange, hein XD BREF... RAY-CHAN PRODUCTION PRESENT: CHAPTER FIVE : THE PRINCESS RETURN. Je n'assure pas l'exactitude de mon anglais. Au revoir.

Chapitre 5 : Le retour de la princesse
Le réveil sonna à huit heures et je me réveillai, l’air plus épuisé que jamais. À peine 3 heures de sommeil. Génial. Akane, la reine de l’arrivée au travail en mode zombie puissance 1000. Mais là, c’est pire que jamais. Les événements de la veille se bousculent dans ma tête. Ils s’entrechoquent, si bien que j’ai l’impression que ma tête va exploser. Jamais je n’avais eu autant mal au crâne. C’est terrible ! Qui a inventé le mal de tête ? J’ai envie de crier au milieu de la kitchenette où je prends mon petit-déjeuner. Hideaki et Yuki dorment encore, Ayame est debout mais traîne encore dans le salon. Sans avoir à se presser. Elle travaille à 10h30. Je me retiens de penser qu’elle a de la chance. Ce n’est pas de la chance d’avoir à défendre des gens coupables. Cela dit, je ne crois pas qu’Ayame ait déjà eu à défendre des meurtriers ou des criminels. Elle a toujours eu des clients honnêtes.
Je trouve injuste le fait que la moitié du foyer dorme encore alors que nous, nous nous levons. Moi je suis bien obligée mais Ayame le fait par solidarité envers moi. Cela prouve bien qu’elle est ma meilleure amie et qu’elle ne me considère pas comme une sale chaussette qui traîne sous le canapé depuis 3 semaines – je devrais d’ailleurs signaler cet objet à Hideaki. Enfin… toutes ces pensées imprégnées de révolte et de sentiment d’injustice me laissent penser que cette journée sera vraiment, pardonnez l’expression, merdique.
Je mange mon petit-déjeuner – très petit, d’ailleurs – en demandant beaucoup d’efforts à mon corps pour articuler ma bouche et mes bras. J’ai l’impression que mes os ont fondu durant mon sommeil. Si c’est ce qu’on peut appeler un sommeil. Une sieste, oui !
L’heure tourne, il est bientôt 8h30. Je dois me dépêcher. Je finis de manger je ne sais comment, et je m’habille à une vitesse proche de celle de l’escargot. Je rejoins Ayame au salon. Elle regarde les émissions du matin à la télé et voit arriver une sorte de zombie rampant dans le salon.

- Aka-chan ! Ca ne va pas ?
- Nan. Nan. Ai dormi à 5 heures. Morte.
- Oh… je comprends. Mais réjouis-toi, c’est ton jour d’après-midi libre !

Entre les entrechocs des souvenirs des événements de la veille, un bing ! arrive à se faire entendre dans ma tête. C’est vrai. Aujourd’hui, je ne travaillais que le matin ! Oh… ça n’allait pas être si terrible que ça, cette journée. Je pouvais aller rendre visite à notre cher Yuki chez Virtual Games. Je ne savais pas si je voulais vraiment y aller seule. Non, je n’avais pas peur. Je ne suis plus une gamine. Mais pourquoi aller à Virtual Games ? Seulement pour « déranger » Yuki dans son travail, ou pour aller acheter des choses. Si la première option était choisie, il valait mieux d’y aller à deux. En revanche, si je voulais refaire mon stock de jeux vidéo ou de mangas, je pouvais très bien y aller en solitaire. Réfléchissons… Prenons en compte le fait que Yuki-kun va nous apporter quasiment tous les soirs un jeu vidéo à tester. Mais au niveau manga, il me manque le dernier tome de mon manga favori – honte à moi – et aussi j’aimerais bien compléter ma collection Suzumiya Haruhi. C’est décidé, j’irai seule à Virtual Games.
C’est grâce à ceci que je réussis à prendre cette matinée de travail en douceur, et même de bonne humeur. Je n’arrivai pas en retard, et j’eus l’avis de mon directeur vis-à-vis de mes croquis de costumes. Il avait jugé ça trop neutre par rapport au thème… Car, en effet, j’ai fait ma pure Akane en oubliant totalement quel était le thème du spectacle – que mon boss m’avait déjà donné au préalable – et en créant des costumes basiques. Bilan : Tout est à refaire. Super. Mais le délai était encore bien loin et je pouvais prendre tout mon temps pour les redessiner. Je passai ma matinée à créer les costumes des 3 premiers cours de danses, ayant au final la main épuisée. À midi, je bouclai mes affaires et m’en allai, narguant avec un malin plaisir mes collègues qui restaient l’après-midi à travailler.
D’ordinaire, Hideaki et Yuki sont à la maison pour manger, à la pause de midi. À présent, Yuki ne venait plus car il travaillait et mangeait sur place, mais Hideaki avait encore le temps de venir à midi… C’était bizarre, il n’était pas là. Je ne me fis pas trop de souci, il a peut-être décidé de manger avec ses collègues. Il méritait bien cela. Et puis, manger seule de temps en temps ne faisait pas de mal, surtout quand on vit constamment entourée de trois personnes. Je regardai ce qu’on avait à manger… D’accord… il serait temps d’aller faire les courses. Presque rien. La misère… vivement nos jours de paie. Je pris une barquette de sushi et commençai à manger tout en lisant le catalogue de Virtual Games que j’avais pu prendre lors de l’entretien d’embauche de Yuki. Je passai rapidement sur les jeux vidéo – de toute façon, maintenant que je m’étais rendue compte qu’on n’avait presque plus d’argent pour manger, c’était exclu que j’aille m’en acheter – et allai sur la section « mangas » du catalogue. Je regardai les figurines de notre chère Haruhi-chan et réfléchis. « Bon, la bunny-girl avec la guitare, j’ai. La bunny-girl simple, j’ai… en fait, j’ai toutes les Haruhi bunny-girl. En revanche, je n’ai pas celle avec la queue de cheval… ni avec l’ordinateur. Ouais, j’vais acheter ces deux-là. Après, ça ira avec Haruhi et je ferai une collection Yuki. » Yuki… Impossible de lire Suzumiya Haruhi no yuutsu sans penser à notre Hikari Yuki-kun national. Bien que Nagato et Hikari aient bien des différences, notamment celle d’être humain pour l’un, fictive pour l’autre.
Je finis de manger et refermai le catalogue. Je le retournai et regardai les horaires du magasin. En semaine, fermé de 12h à 13h30. Après une consultation rapide de ma montre, je chaussai mes baskets et repartis en direction du magasin. Le chemin faisait environ 10 minutes, et il était 13h25.
Je m’apprêtais à entrer dans le magasin quand je remarquai une silhouette étonnamment rose à l’intérieur… Je plissai les yeux afin de voir à travers la vitre un peu trouble, et reconnus cette fille habillée en princesse Peach de l’autre jour. D’ailleurs, elle n’était pas habillée ainsi aujourd’hui, mais avec une tenue assez courte et aussi rose que la robe de la princesse. Je pus donc voir ses cheveux, croyant que son cosplay de la princesse Peach avait nécessité une perruque, mais elle avait « poussé le vice » jusqu’à se décolorer les cheveux. Je soupirai. Qu’est-ce qu’elle venait faire là, encore ? Sans doute acheter le tout dernier yuri hentai qui venait de sortir. Mais je fus assez surprise quand je vis qu’elle était accompagnée – non, jusque-là, rien de très surprenant- mais par une silhouette familière… Pour être sûre, je m’approchai encore plus de la vitre – attirant le regard de tous les passants – et mon idée se confirma. C’était bel et bien Hideaki qui se trouvait aux côtés de la fille. D’accord. Quand il avait une chose en tête, il n’était pas prêt à la laisser tomber ! Je n’aimais pas espionner… mais si Hideaki nous ramenait cette fille à la maison, rien n’allait être comme avant ! Elle allait bouleverser totalement le cercle d’amis avec lequel je vivais depuis bientôt près d’un an ! Bon… décision. Entrer discrètement dans le magasin et écouter ce qu’il se passait en cachette ou attendre ce soir ou plusieurs mois ? La meilleure solution était la seconde. Mais j’avais 17 ans et avait encore la curiosité d’une enfant, alors je choisis la première.
Je m’ébouriffai les cheveux et enlevai ma casquette pour être moins reconnaissable aux yeux d’Hideaki – qui me voyait plus souvent avec une casquette qu’avec les cheveux à l’air libre – et mis des lunettes de soleil. Bon… quand ‘faut y aller, ‘faut y aller. J’entrai dans le magasin... pour l’instant, je ne me suis pas faite repérer. Je fis mine de m’intéresser au rayon des jeux Wii, bien que je ne venais que pour les figurines de Haruhi. Je jetai un œil aussi à la caisse, priant pour que Yuki n’apparaisse pas tout à coup et qu’il hurle : « Hey ! Aka-tan ! »… Non, il ne fallait surtout pas que ça arrive. Je me retournai vers les deux individus qui m’intéressaient, essayant de capter une bribe de leurs paroles… mais rien… Il fallait se rapprocher plus près. Je réfléchis un moment sur la manière à utiliser. Réussir à choper un cosplay et se rapprocher incognito d’Hideaki et de sa princesse ? Hum… on pouvait essayer. Je contournai le rayon mangas pour arriver à celui des cosplays… S’il fallait se déguiser, autant prendre un cosplay qui me plaisait. Je regardai avec dégoût celui de la princesse Peach, et avec un sourire celui d’Haruhi Suzumiya. Au final, je pris celui de Solid Snake – qui ne m’allait pas du tout – et partis me changer. En sortant de la cabine, je me regardai et constatai que les cheveux en brosse ne m’allaient pas du tout. S’il me fallait une coupe courte, il fallait miser dans la simplicité. En tout cas, avec ce cosplay, impossible de se faire reconnaître. En revanche, j’avais bien l’air débile habillée comme ça au milieu d’un magasin de jeux vidéo… enfin, l’autre jour, l’autre fille était bien habillée en princesse Peach et ça n’avait pas l’air de la déranger.

Je rejoignis les deux « tourtereaux » au rayon mangas et commençai ma séance d’espionnage… Je pus enfin entendre ce qu’ils se disaient.
- Hum… non, celui-là, je ne le connais pas, dit Hideaki en examinant la couverture d’un manga que lui tendait la fille.
- Oh, dommage, parce que c’est l’un de mes préférés.

Curieuse, je regardai quel était le manga dont ils parlaient quand elle le reposa. Tiens donc… un yuri hentai. Ce qui m’apprenait quelque chose : Hideaki lisait des yuri, puisqu’il avait dit qu’il ne connaissait pas « celui-là »… Ou alors c’était simplement pour attirer la fille en parlant d’un genre de manga qu’elle aimait. J’espérai alors que c’était bel et bien pour cette raison qu’il disait ça.
Après quelques minutes d’espionnage, j’appris que la fille s’appelait Emiri – pourquoi fallait-elle qu’elle s’appelle comme un personnage de Suzumiya Haruhi no yuustu ? – et qu’elle habitait tout près de chez nous. Apparemment, Hideaki et elle étaient amoureux, ou plutôt, il y avait comme un début d’amour entre eux. Non… Je n’allais pas pouvoir supporter ça ! Je n’étais pas la mère d’Hideaki, mais s’il nous ramenait une fille à la maison, il n’avait plus qu’à partir. Une boule au ventre, je me dirigeai vers le rayon des figurines, pris celle d’Haruhi avec la queue de cheval et celle avec l’ordinateur et partis payer, toujours avec mon cosplay de Snake. Et le pire était à venir : Yuki était à la caisse. J’allais devoir changer ma voix. Je m’approchai de la caisse, pas de file d’attente – pour une fois, ça ne m’arrangeait pas – et déposai mes achats devant Yuki. Il les scanna, mais s’arrêta dans son élan pour me regarder. « Ca y est, je suis finie », ai-je pensé.

- Le cosplay, il est à vous ou vous l’essayez ? demanda-t-il
- Euh… il… est à moi ! assurai-je en rangeant l’étiquette qui dépassait. Mais je l’ai acheté ici il y a une semaine à peine.
- Ah, très bien. Merci de votre achat et bonne journée ! me souhaita Yuki en prenant mon argent.

Je le saluai d’un signe de tête et fis mine de partir. Arrivée tout près de la porte, je fis un détour par la cabine d’essayage, enlevai le costume et sortis en vitesse, priant pour que ni Yuki, ni Hideaki, ni Emiri ne m’ait vue. Suite à cela, je regagnai la maison, attendant impatiemment que les trois autres rentrent… en espérant que l’un d’entre eux ne soit pas accompagné.
Hideaki fut justement le premier à rentrer, seul, heureusement. J’étais en train d’écrire quand il est rentré, et je ne lui ai presque rien dit. Simplement « ‘lut », rien de plus. Lui non plus ne s’est pas montré très expressif.
Le soir vint et nous pûmes tous parler ensemble lors du repas du soir. J’adore le dîner – déjà parce qu’on mange et que j’aime manger – mais aussi car nous sommes tous ensemble, et que c’est toujours un moment où l’on est calme, reposé, et où l’on rit beaucoup. Sauf que ce soir, rien ne laissait croire que le repas allait se montrer calme et amusant, bien qu’au début, tout se déroulait normalement.

- Alors, comment s’est passée votre journée ? demanda Yuki
- Bien, enfin… la routine, quoi, marmonna Ayame.
- Moi, c’était une journée épouvantable, se lamenta Hideaki, éveillant ma curiosité. Plein de chiens, de chats, de rongeurs, et même des reptiles ! Ca faisait longtemps que je n’avais plus soigné un serpent…
- Quant à moi, c’était tranquille, je n’avais que la matinée de travail aujourd’hui. J’ai enfin pu m’acheter… euh… mon t-shirt bleu, dis-je, manquant de me trahir.
- Ton t-shirt bleu ? demanda Hideaki d’un ton soupçonneux.
- Oui, celui que j’avais vu l’autre jour… tu sais, avec un aigle dessus.
- Ah oui oui… Et toi Yuki ?
- Bonne journée, sauf que j’ai eu un client bizarre, il était habillé en Solid Snake… Ah, et d’ailleurs, Hideaki, il y avait un client qui te ressemblait, aujourd’hui. Roux, la même taille que toi…
- Ah ouais ? Et ben… c’était sans doute mon sosie officiel.

C’était fou ce qu’Hideaki était bon comédien. Faire semblant d’avoir eu une rude journée alors qu’il se la coulait douce chez Virtual Games en train de draguer une fille… Bien joué, Hidea-kun, tu devrais venir travailler au grand théâtre avec moi.
Le mois d’avril se profilait doucement, et les costumes étaient tous dessinés. Les couturières n’avaient plus qu’à piquer un sprint pour que les tenues soient prêtes pour le mois de juin. Enfin, j’en avais fini avec ce spectacle de danse… faudrait que j’arrive à terminer « La petite fille vêtue de noir » pour l’envoyer à l’éditeur et remplir la caisse de la maison avec un petit tas d’argent supplémentaire. Pour l’instant, mon premier roman ne me rapportait pas des tonnes, et nos salaires respectifs étaient plutôt maigres. Sinon, pour l’affaire « Hideaki-Emiri », pas de nouvelles depuis le fameux jour où je les vis chez Virtual Games. Si ça se trouve, Hideaki avait dit juste quand il disait avoir eu une journée difficile, et que la personne chez Virtual Games était son « sosie officiel »… En fait, j’avais peut-être soupçonné mon meilleur ami pour rien ! Ce qui ne m’étonnerait pas de ma part… Mais le 5 avril, j’eus ma réponse, et je n’en fus pas tellement heureuse…
C’était un samedi, jour où Yuki, Ayame, Hideaki et moi restons tranquilles à la maison, à nous occuper avec nos ordinateurs, nos consoles, ou, dans mon cas, nos romans-à-terminer-en-vitesse-histoire-de-mettre-du-beurre-dans-les-épinards. Sauf que ce jour-là, Hideaki avait voulu sortir en ville pour se dégourdir les jambes. Ayame a tout de suite refusé, voulant rester sur son ordinateur. Quant à Yuki, il voulait sortir mais préférait aller à la piscine et non se mêler à toute cette foule qui hantait le centre-ville. Bilan : il ne sortit pas. Moi, je devais travailler sur « La petite fille vêtue de noir » et détestais sortir, surtout le samedi. Ce fut donc seul qu’Hideaki quitta la maison ce samedi. Il me faisait presque mal au cœur, mais quand il revint, il ne me faisait plus pitié du tout. Pourquoi ? À votre avis… Quand Hideaki Katano est revenu, il était accompagné de la « charmante » Emiri.

- Hello Hideaki ! s’exclama Ayame alors qu’elle était en train de faire la cuisine.
- Salut tout le monde ! répondit-il.
- Katano, dis-je entre mes dents, quand tu rentres accompagné de quelqu’un, la première chose à faire serait de nous la présenter…

Ma phrase eut l’effet d’amener Yuki et Ayame dans l’entrée. Yuki se trouvait dans sa chambre juste avant, et Ayame était en train de cuisiner, ce qui lui empêchait de lever les yeux de son plan de travail. Un tablier autour de la taille, des gans aux mains, elle n’avait pas l’air très malin devant Emiri, mais je la trouvais mille fois mieux que la « princesse »…

- Alors, justement… J’aurais voulu que ça se passe d’une autre manière que celle-ci, marmonna Hideaki. On pourrait pas plutôt s’asseoir et parler ?
- C’est comme tu veux, assura Yuki.

Nous allâmes nous asseoir dans le salon, après qu’Ayame ait interrompu sa cuisine. Mentalement, je pestai contre Emiri qui allait nous faire manger plus tard que prévu, alors que je crevais de faim. Quand Hideaki et Emiri s’assirent sur le canapé, celui-là passa un bras autour de l’épaule de celle-ci. J’espère que Yuki et Ayame avaient compris, sinon ils étaient vraiment aveugles ou limités.

- Yuki, Akane, je ne sais pas si vous vous souvenez du jour où Yuki s’est fait embaucher ? demanda Hideaki.
- Ben évidemment, tiens. Comment Yuki ne pourrait pas s’en souvenir ? répondis-je d’un ton exaspéré.
- Bon, bref… Et bien dans le magasin, ce jour-ci, il y avait cette fille (il désigna Emiri), elle était habillée en Peach. Vous connaissez Peach ? Oui, et bien, elle était habillée comme elle… Et bien voilà, maintenant, nous sortons ensemble.
- Quelle merveilleuse nouvelle, lançai-je d’une voix neutre.
- Super, dit Ayame avec un sourire étrange, comme crispé.
- Et euh… Ce serait bien si on habitait ensemble, dit Hideaki tout bas, la voix diminuant de plus en plus.
- ICI ?! s’exclama Yuki, à mon plus grand bonheur. Je n’étais pas la seule contre ceci.
- Ben, oui.
- Ah non, mais non. On a déjà pas assez de fric pour nous gérer nous quatre, alors si on est un de plus, non ! dit Yuki, catégorique.
- Moi je trouve que ça pourrait être drôle, ajouta Ayame.
- Nan mais arrête ! intervins-je. À quatre c’est déjà dur, non ? Alors à cinq… Et puis… on est soudés, on est des amis, on s’entend bien… mais si Hideaki a une petite amie, il va nous laisser tomber comme des vieilles chaussettes – ah oui, Hideaki, la chaussette brune que tu retrouves plus, elle est sous le canapé – et nous, on aura plus qu’à aller se faire voir !
- Ca va de parler de ça tranquillement devant moi, et tout ? Je ne vous dérange pas ? demanda Hideaki, ironique.
- Oui, parfaitement bien, ripostai-je.
- Bon, écoutez, en tant que plus âgé de la maison, je vais prendre cette décision, dit alors Yuki. Hideaki, ta petite amie peut rester chez nous disons… trois mois. Si elle devient trop envahissante, vous devrez partir tous les deux, si vous tenez à rester ensemble. Akane, calme-toi, hein, sinon on va finir par croire que tu es jalouse…
- Je tiens à nier ce fait, assurai-je du tac au tac.
- Je n’ai pas fini, poursuivit Yuki, très calme. Hideaki, ta… bien aimée devra dormir dans ta chambre – j’imagine que ça ne te dérange pas – et se montrer polie avec nous. Aussi, ce serait sympa qu’elle ne détruise pas l’appartement. Voilà, c’est tout. Si ça ne vous convient pas, vous n’avez qu’à quitter la maison illico.
- Aucun problème, assura Hideaki, et Emiri acquiesça.
- Pourrions-nous connaître le nom de cette fille ? demandai-je, bien que je n’en avais ni l’envie, ni le besoin, étant donné que je le connaissais.
- Murokawa Emiri, dit l’intéressée.

Et je vous passerai la suite des présentations, salutations et autres blablas inutiles. Je m’inclinai lentement devant Emiri, regrettant de plus en plus mon geste, la détestant de plus en plus. Je sens que ces trois mois allaient être durs… très durs…
Durant le repas du soir, j’appris qu’Emiri avait l’âge d’Ayame – 18 ans – et qu’elle ne travaillait pas, ce qui signifiait que durant mes après-midi de congé, j’allais devoir la supporter. Ca n’allait pas être de tout repos. Le lendemain, Emiri apporta ses affaires. Je dus l’aider, en compagnie de Yuki, à s’installer dans la chambre d’Hideaki. Ce dernier lui avait fait de la place dans sa chambre, se débarrassant ainsi de plusieurs livres et objets inutiles. La chambre d’Hideaki semblait beaucoup plus propre à présent. Cette fille n’allait sans doute pas lui apporter grand-chose, mais au moins elle aura sauvé la chambre d’Hideaki.
Emiri m’attribua la tâche de ranger ses livres dans les étagères. Je ris intérieurement, m’imaginant déjà lui faire un commentaire sur le genre de manga qu’elle lisait. Grâce à ceci, je pus aborder la tâche d’une manière un peu plus joyeuse, mais aussi moins soigneuse. Je m’empressai de ranger ses romans, manquant au passage de corner certaines pages, et arrivai enfin aux mangas. Au début, que des shojos… elle avait dû mettre les yuri hentai tout au fond du carton, donc en premier. Je m’empressai de passer les shojos… Hé hé, me voilà au fond du carton ! Ah… non, il y avait encore un tas épais. Des shonen, des seinen et enfin…

- Attends ! me cria Emiri.
- Quoi, t’as peur que je découvre des mangas compromettants ?
- Euh… non, c’est juste qu’il n’y a plus de place dans les étagères, répondit-elle d’un ton sombre.

Je levai les yeux et constatai en effet que les étagères étaient pleines à craquer… D’accord, il allait falloir trouver un autre endroit. Je criai le nom d’Hideaki à travers l’appartement. Ce dernier arriva, l’air irrité. Il était en plein travail, d’après lui – mais travail de quoi, bonne question. On lui exposa le problème de place, et il vira encore quelques livres de ses étagères, qu’il posa nonchalamment sur son bureau. « Je trouverai de la place un jour », avait-il dit en sortant de sa chambre. Je repris alors le « fouillage de carton » et y trouvai enfin mon bonheur. Oooh, 10 tomes d’une série yuri hentai ! Je ne m’y attendais pas du tout ! En revanche, je m’attendais à ce qu’Emiri réagisse d’une manière gênée, ennuyée de voir qu’elle passait pour – et qu’elle était – une perverse ! Mais non… Elle me dit simplement de les poser à côté des shonen. Bon… elle ne semblait pas se soucier du fait que les yuri hentai étaient plutôt mal vus.
Ma première tentative d’opération dans la mission « Virons Emiri Murokawa de chez nous » échoua. D’ailleurs, on aurait dit que les choses empiraient de plus en plus. Le mardi, Hideaki et Emiri s’enlaçaient déjà sous nos yeux, s’embrassant, se câlinant. Yuki, Ayame et moi n’avions pas d’autre choix que de loucher sur ce spectacle peu ragoûtant, étant donné qu’ils le faisaient directement sous notre nez. Le mercredi, c’était sur le canapé, tandis que nous trois étions rassemblés autour de la table à manger.

- Nan mais r’gardez moi ça ! dis-je d’un ton sceptique. Dans deux jours ils nous annoncent le mariage et le bébé !
- Sois pas jalouse, Rinsa, dit Ayame en riant.
- Moi ? Jalouse ? De qui, déjà ?
- D’Emiri.
- Pff, ah non alors. Tu crois vraiment que j’ai envie de jouer à ce jeu stupide du… bisou ? Rien que d’y penser j’ai la gerbe.
- C’est violent c’que tu dis, intervint Yuki, le ton neutre.
- N’empêche que si tu avais fermé ta gueule, Yuki, elle serait pas là, la princesse.
- On n’est pas les parents d’Hideaki, on ne va pas lui interdire strictement d’avoir une petite amie, raisonna Ayame.
- Interdire non, mais qu’elle ne vive pas chez nous au moins !
- Bon, Akane, arrête, y’en a que pour trois mois !
- Mouais…

Je sentais que l’après-midi du lendemain allait être un véritable enfer… en effet, le lendemain, c’était jeudi, et donc le jour d’après-midi libre. Le lendemain en fin de matinée, j’étais presque en train de supplier le patron de me laisser travailler l’après-midi… ce ne put être possible malheureusement, car le jeudi après-midi était réservé aux artistes pour les répétitions. Bon, c’était pas de chance. Il allait falloir s’armer de courage pour aborder l’après-midi. En rentrant chez moi, je trouvai Yuki aux fourneaux et Hideaki et Emiri attablés, attendant tranquillement la fin de la cuisson. Je les saluai d’une manière peu enthousiaste, mais allai quand même donner une tape amicale dans le dos de Yuki. Je l’aidai à finir le repas et m’installai à table. Peu après, nous mangeâmes dans un silence de mort, jusqu’à ce qu’Emiri brise le silence.

- Et l’autre, elle mange pas avec nous ?
- L’autre a un prénom, marmonnai-je entre deux bouchées.
- Ayame a un travail qui lui demande beaucoup de temps ; elle est avocate, expliqua Yuki.
- Oh… Et toi ?
- Je travaille chez Virtual Games.
- Hiiii, génial ! C’est mon magasin préféré ! Et toi, Akane ?
- Je suis costumière et secrétaire au grand théâtre. Mais j’écris des romans en parallèle. J’aimerais pouvoir arriver à un stade où je puisse vivre de ma plume.
- Oh, c’est… original.

« C’est ça, dis tout de suite que tu t’en fous », pensai-je. Enfin, le repas se termina dans cette ambiance plutôt glauque, ce qui ne me dérangeait pas plus que ça. Évidemment, je préférais les repas conviviaux qu’on vivait avant qu’Emiri ne débarque, mais hors de question de commencer à faire des blagues en sa présence… de toute façon, elle ne les comprendrait pas. Il était bientôt l’heure pour Yuki de repartir au travail, de même pour Hideaki. Quand ce dernier se leva, Emiri dit :

- Oh, non, ne pars pas, ne me laisse pas ici toute seule !
- Tu ne seras pas seule, Akane reste à la maison le jeudi après-midi.
- Ah. Génial, répondit Emiri en changeant soudainement de ton.

Voyant que ma présence l’enthousiasmait autant, je réprimai un rire. Visiblement, mon aversion pour sa personne était réciproque. Peu importait, car tout ce que je voulais, c’était qu’elle se barre vite fait de chez nous. Cinq jours seulement s’étaient écoulés depuis son arrivée et je n’en pouvais déjà plus… Il était temps de lui remettre les pendules à l’heure, et cet après-midi allait me servir à parvenir à mes fins.
Hideaki et Yuki étaient partis depuis un quart d’heure déjà. Emiri passa ce quart d’heure à se re-pomponner dans la salle de bains. À son retour dans le salon, je frappai la table de mon poing et lançai d’une voix forte, me levant de ma chaise :

- Okay, princesse, il est temps d’instaurer des règles. Sache qu’ici, tu es chez moi, alors y’a certaines contraintes à respecter… Déjà, le bécotage sur le canapé, j’suis pas tellement pour. Vous avez le droit, bien sûr, mais pas juste sous nos yeux. Ensuite, traiter mes amis ainsi, ça se fait pas. Appeler Ayame « l’autre », j’apprécie pas tellement.
- Ouais, désolée, mais j’ai pas encore intégrer vos prénoms.
- C’est ça, trouve-toi des excuses, encore.

L’après-midi fut glacial. Emiri le passa à lire ses mangas hentai dans « sa » chambre tandis que je jouai à la console… finalement ce n’était pas la pire ambiance au monde.
Quand Ayame, Yuki et Hideaki rentrèrent, je fus soulagée de retrouver une compagnie agréable. Les semaines prochaines s’avéraient longues… très longues.

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MessageSujet: Re: Au-delà de l'arc-en-ciel   Mer 18 Aoû - 15:49

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Fini ^^ Un chapitre très sympathique dans l'ensemble. Ton style semble avoir un peu changé et gagné en maturité ^^ J'aime ça ;) Félicitation pour ce chapitre et j'attends la suite avant impatience ^^

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MessageSujet: Re: Au-delà de l'arc-en-ciel   Mer 25 Aoû - 20:16

Merci d'avoir lu :3
Chuis rassuré d'avoir gagné en maturité, parce qu'en quatre ans, ça serait pas mal '^^ XD Merci encore pour ce commentaire ^^

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MessageSujet: Re: Au-delà de l'arc-en-ciel   

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Au-delà de l'arc-en-ciel
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